[ Lieu pas commun ] Le Petit Théâtre Impérial

Le Petit Théâtre Impérial
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C’est à Agatha Christie que je dois ma première visite au Petit Théâtre Impérial.
Je l’ai croisée un jour sur une affiche au Parc des Sources. C’était en mars 2018.
Depuis, je suis retourné quelques fois dans ce lieu pas commun, qui propose des rencontres autour d’un thème ou d’une personnalité, mais aussi des spectacles.
Un lieu que j’aime et dont j’avais envie de vous parler.

Un lieu pour un rêve

A l’origine du Petit Théâtre Impérial, il y a le rêve de Sylvain Beltran-Lamy de vivre de sa plume et d’avoir un endroit où il pourrait partager sa passion pour la littérature, l’Histoire et le théâtre.

Un endroit totalement indépendant où il serait libre de proposer ses pièces, mais aussi des entretiens littéraires, des masterclass, ou des rencontres autour d’un thème d’actualité, de société ou d’Histoire.

Sylvain Beltran-Lamy et Marc Tiger ont entièrement transformé ce lieu pour en faire un théâtre de poche, véritable écrin pour des moments précieux d’échanges avec leurs invités et le public.

Le Petit Théâtre Impérial

Juste à côté du Parc des Sources

Le Petit Théâtre Impérial vous accueille tout à côté du Parc des Sources.
Sur la vitrine, les affiches colorées vous annoncent les prochains rendez-vous.

Dès le seuil franchi, on change d’atmosphère.
Avec le piano, le canapé et les fauteuils de velours, les lampes posées sur les tables anciennes, et les photos rappelant la venue d’invités prestigieux, ce lieu ouvert il y a dix ans, a le charme des endroits chargés d’histoires.

L’endroit est tout petit, tout en longueur, avec la salle tout au fond. On y est au calme, loin des bruits de la rue.
Il peut accueillir 70 spectateurs, avec des chaises qui permettent de s’adapter à l’affluence.
Des rideaux rouges qui drapent la scène : pas de doute, nous sommes bien dans un théâtre.

Sa petite taille en fait aussi sa particularité, une vraie proximité plébiscitée autant par le public que par les invités, qui sont d’ailleurs nombreux à revenir régulièrement, tant ils apprécient l’accueil.

Patrick Poivre d’Avror, Gonzague Saint Bris, Jean d’Ormesson, Alain Duault, Pierre Douglas, Eve Ruggieri, Jacques Weber, Yann Queffélec, et tant d’autres… la liste serait bien trop longue pour citer tous les invités qui se sont succédés sur la scène du Petit Théâtre Impérial !

Une programmation riche et variée

Il y en a pour tous les goûts au Petit Théâtre Impérial !

Tout au long de l’année, pour le plus grand plaisir d’un public de fidèles ou de spectateurs d’un jour attirés par le thème, il organise des rencontres littéraires, des entretiens publics ou des conférences sur des sujets variés. On y parle d’Histoire, de société, de littérature, d’art.

Le Petit Théâtre Impérial est aussi un laboratoire qui permet de tester un spectacle avant de partir en tournée.

Au programme pour ce mois d’août 2019 : une comédie légère avec « M’sieur Offenbach cherche danseuse au pied levé ! », « Tchekhov Forever », inspiré de la vie du célèbre dramaturge, et deux Thémas consacrés à la Libération (le 14 août) et à Jean Carmet (le 22 août).

Au Petit Théâtre Impérial en août 2019

J’ai chaque fois été impressionnée par la qualité des intervenants et des entretiens. L’esprit chansonnier est là aussi, et Bernard Mabille, Thierry Rocher et Philippe Chevallier, des habitués, reviennent les 23 et 24 août prochains avec La revue des Chansonniers « Mabille, Rocher et Chevallier en plein cure ! »

Le Petit Théâtre Impérial célébrera ses 10 ans en novembre 2019.

Et pour être sûr de ne rien rater de leur programmation, vous pouvez vous abonner à leur newsletter ou les suivre sur Facebook.

Pour plus d’informations

Petit Théâtre impérial
12 rue Source-de-l’Hôpital 03200 Vichy.
Réservations au 04.70.31.31.31 ou sur le site Internet www.sbcnews.fr.

Le site internet du Petit Théâtre Impérial
Sa page Facebook

[ Expo ] Il était une fois la Reine des villes d’eaux

Exposition "Il était une fois la Reine des villes d'eaux" - Vichy - 2019
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Le nom de Vichy m’évoque Napoléon III avec la fête qui le célèbre chaque année, la Belle Époque avec ses belles villas, le gouvernement de Pétain, ou les pastilles et les produits de beauté. Mais comment un petit bourg avec des sources connues depuis les romains est-il devenu la Reine des villes d’eaux ?
2000 ans d’histoire à découvrir dans une exposition événement, jusqu’au 3 novembre au Palais des Congrès.

Des origines au Vichy de demain

Des premières traces d’occupation aux projets pour demain, de l’agglomération romaine d’Aquæ Calidæ à Vichy candidate au patrimoine de l’UNESCO, l’exposition vous guidera au fil des époques et des étapes marquantes pour la ville.
Un parcours jalonné de dispositifs interactifs qui complètent les objets, les films et les documents choisis pour résumer cette histoire tellement riche. On peut, par exemple, localiser sur une carte les emplacements des objets trouvés lors des fouilles ou d’anciens bâtiments.
De petits quiz ponctuent aussi le parcours (je n’ai trouvé que 6 des 7 erreurs dans la salle consacrée à la naissance d’une ville d’eau…).
Du plafond, sont diffusées des ambiances sonores et même des odeurs !
Et en levant les yeux, on admire aussi les détails des salles du Palais des Congrès qui sert d’écrin à l’exposition.

Un parcours chronologique et 4 thématiques

Grâce aux 7 temps chronologiques, complétés par 4 présentations thématiques , l’histoire de Vichy n’aura plus de secret pour vous !

Les 7 temps chronologiques :

Aux origines, Aquae Calidae
L’émergence d’une ville d’eaux
La ville d’eaux impériale
Vichy Belle-Epoque
Vichy carrefour international
Vichy capitale de l’État Français
Vichy se réinvente

Les 4 thématiques :

La Journée du curiste
L’eau élément essentiel
Les métiers d’une ville thermale
Vichy un nom qui rayonne

Les déplacements peuvent donner une impression de labyrinthe où l’on aperçoit par endroit les autres salles, mais en suivant les flèches, on se laisse guider d’un chapitre à l’autre de la vie de Vichy.

On retrouve les chaises blanches que l’on voit sur les photos anciennes du Parc des Sources un peu partout, et c’est agréable d’y faire une pause, pour regarder un film ou lire un texte avant de repartir à la découverte de cette exposition dense et passionnante.

Une expo à voir et à revoir

J’ai vraiment aimé cette exposition et j’y retournerai régulièrement pour étudier de plus près chaque thématique, revoir et admirer encore les trésors exposés (et chercher la 7e erreur du quiz de 2e partie). La scénographie est superbe et nous plonge vraiment dans des ambiances différentes.

Le billet d’entrée comprend aussi la visite de la salle de l’Opéra (Opéra ouvre-toi !) et l’exposition de robes de la Fondation Vassiliev (déjà présentée pendant la Fête Napoléon III en avril).

Comptez une heure trente à deux heures de visite pour avoir le temps de tout voir. Il peut aussi être agréable de la voir en plusieurs fois, et de profiter des animations proposées régulièrement.

Un Pass nominatif existe (au prix de 15 euros), pour un accès illimité. Pensez à le demander en achetant votre billet.

Plus d’informations

Exposition au Palais des Congrès de Vichy jusqu’au 3 novembre 2019.
De nombreuses journées thématiques et animations sont proposées.

Tous les détails sur le site de la ville et sur Vichy Destinations.
 

[ Spectacle ] Vous qui savez ce qu’est l’amour à l’Opéra de Vichy

spectacle "Vous qui savez ce qu'est l'amour" à l'Opéra de Vichy
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Si vous suivez ce blog, vous savez combien j’apprécie la programmation de l’Opéra de Vichy. Depuis deux ans, j’ai pu y voir toute sorte de spectacles, des plus classique aux plus étonnants. C’est dans cette dernière catégorie que je classerais « Vous qui savez ce qu’est l’amour » avec Romi Estèves. Et c’était bien !

Raconter Les noces de Figaro

Romi Estèves est mezzo soprano, comédienne et danseuse. Dans l’envers du décor de l’opéra Les noces de Figaro, et accompagnée par Jéremy Peret aux guitares, elle nous en raconte l’histoire, incarnant tour à tour les différents personnages (avec une préférence pour Chérubin).

Les scènes de l’opéra alternent avec le parcours de Romi, petite fille qui aimait chanter, puis qui découvre le chant lyrique et rêve d’incarner Chérubin. Les castings, les répétitions avec le metteur en scène, les soucis de costumes, bref, tout le travail de création est évoqué sur un rythme effréné.

La salle était loin d’être pleine, mais le public présent a apprécié le spectacle, qui a été ajouté au programme d’été au dernier moment par Martin Kubich, qui l’avait vu à Paris (il sera d’ailleurs jouer à nouveau à l’Athénée en 2020).

Même si je me suis trouvée un peu perdue pendant quelques minutes, vers la fin, dans le tourbillon des personnages (mais je ne connais pas par cœur l’histoire des Noces de Figaro), j’ai beaucoup aimé l’énergie et la manière originale de parler du monde de l’Opéra.

Le prochain événement dans mon agenda ? Le Bal de l’Opéra, le 14 juillet à 20h.
Et vous ?

Retrouvez toute la programmation de l’été sur le site de l’Opéra de Vichy.

[ Coup de cœur ] Sur un air de Priscilla Folle du désert

"Sur un air de Priscilla Folle du désert" comédie musicale Sansat
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Nous vous avons déjà parlé de Sanssat et de ses comédies musicales. Il y a quelques semaines, nous avons même pu assister à une répétition et voir un peu les coulisses du nouveau spectacle.
Hier soir avait lieu la première représentation de
« Sur un air de Priscilla Folle du désert » et nous étions là.

En venant de Vichy, en raison des travaux à Billy, il fallait passer par Saint-Félix. Mais pas de problème, ils ont pensé à tout et la route est très bien indiquée, il suffit de suivre les affiches.
A l’entrée du village, on nous indique où se garer. Tout est parfaitement organisé.

Arrivés un peu avant 20h (on craignait la chaleur en ces temps de canicule), on découvre la scène et les chaises bien alignées qui attendent encore le public.

En coulisse, le show se prépare

Avant de nous installés, nous faisons un tour en coulisses, guidés par Angie.
On retrouve l’ambiance de la répétition d’avril, mais cette fois, la scène est montée, les costumes sont prêts et les décors en place.
On peut même voir de près le fameux bus, Priscilla, qu’ils ont terminé de décorer quelques heures plus tôt.

Pas de stress apparent en coulisses, mais des sourires.
On savoure notre chance : voir les ultimes préparatifs et l’effervescence des derniers instants avant la première !

L’école de Bransat en première partie

Cette année, c’est l’association Eternity Papillon Danse, qui a assuré la première partie. Ils utilisent des accessoires, comme des ailes, des ballons ou des éventails dans leurs chorégraphies.
Pendant 50 minutes, petites et grandes ont enchaîné les tableaux colorés, sous le regard de Cynthia Blond, qui a créé cette école de danse à Bransat.
Nous avons aussi croisé les petites artistes en coulisses et elles ont pris la pose pour nous.

En attendant que la nuit tombe, petit passage à la buvette et au stand de hot dogs/crêpes/sandwiches. Tous les bénévoles sont au top et l’ambiance est vraiment très sympa.

La nuit est tombée. Place au spectacle !

Les lumières s’éteignent et les premières notes de musique de l’orchestre retentissent (car tout se fait en live à Sanssat). C’est parti pour le show !

L’histoire : Deux travestis et une transexuelle vont traverser l’Australie, à bord d’un bus surnommé « Priscilla », pour se produire dans un casino.
En cours de route, ils tombent en panne et ils doivent faire face à la réaction des gens qu’ils rencontrent, entre l’hilarité et l’hostilité, incrédulité et tolérance. Un voyage au rythme des années 80, dans un univers coloré et plein de paillettes, mais pas seulement…

Pas de temps morts, lumières, décors, costumes, chorégraphies, chants, on en prend plein la vue et c’est GÉNIAL ! Quelle énergie sur scène ! On a adoré !
A deux heures du matin, on n’avait pas envie que ce soit terminé.
Pourtant, il fallait bien rentrer, avec en tête des airs de Cyndi Lauper, Gloria Gaynor, Madonna … des airs de Priscilla Folle du Désert !

Merci à toute l’équipe d’ASCM Comédie Musicale Sanssat pour leur accueil, et pour nous avoir laissé nous promener dans les coulisses. Nous n’oublierons pas cette soirée.

Et en attendant de revenir à Sanssat, nous avons maintenant la collection complète des DVD pour voir les précédents spectacles !

Bravo à tous les bénévoles qui travaillent pendant des mois à répéter, mais aussi créer les costumes et les décors. Difficile d’imaginer que l’on va voir un spectacle d’une telle qualité dans un petit village de l’Allier !

"Sur un air de Priscilla Folle du désert" comédie musicale Sansat
"Sur un air de Priscilla Folle du désert" comédie musicale Sansat

Il ne reste que 3 représentations pour cet été (dont ce soir).

On vous conseille vraiment d’y aller, le spectacle est incroyable et l’organisation parfaite.
Vous pouvez réserver en ligne sur leur site ou tout simplement acheter vos billet sur place.

Infos pratiques

Les 29 juin et 5 et 6 juillet 2019 à Sanssat

Gratuit moins de 6 ans
6 à 11 ans : 6 €
A partir de 12 ans : 17 €

Billetterie sur place ou en ligne.

Prévoir des vêtements chauds (oui oui, même en temps de canicule, il fait frais la nuit à Sanssat).
A votre arrivée, une personne vous indiquera où vous garer.

Ouverture des portes à 19h30
Première partie : 20h30
Début du spectacle : 22h15

Mail : ascm03@free.fr
Facebook : ASCM – Comédie Musicale Sanssat
Tél . : 06.24.43.26.77

Faites une cure musicale à Vichy

"Une cure musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy, jusqu'au 15 décembre 2019
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Le Musée de l’Opéra de Vichy n’est peut-être pas très grand, mais la qualité de ces expositions n’est plus à démontrer. Cette fois, c’est une cure musicale qui vous est proposée, jusqu’au 15 décembre 2019.

Musique et thermalisme

« On fait beaucoup de musique à Vichy, pendant la saison. Les baigneurs vaquent aux soins de leur cure avec accompagnement d’orchestre, et cela, pour leur plus grand bien, car les vertus hygiéniques de la musique sont depuis longtemps reconnues et consacrées. »

Journal de Vichy, lundi 3 juin 1901

Indissociable du séjour du curiste, la musique l’accompagne tout au long de la journée. Car venir prendre les eaux, c’est aussi venir se divertir. Cela fait même partie du traitement et les médecins conseillent de se « tenir en gaité ».
Une prescription agréable que ne manquent pas de suivre les curistes, qui sont nombreux à s’abonner aux spectacles pour la durée de leur séjour.
Vous prendrez bien, vous aussi, une dose de gaité ? Nous vous recommandons pour cela la visite de la très belle exposition du Musée de l’Opéra de Vichy, « Une Cure Musicale à Vichy ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Naissance de l’Opéra de Vichy

Au début du XIXe siècle, les soins et les divertissements se passent au même endroit. L’établissement de première classe propose, en plus des espaces de soins, des salons dédiés aux jeux, aux bals et aux spectacles.
C’est après le premier séjour de Napoléon III en 1861, que la cité thermale va se transformer. L’Empereur souhaite qu’elle devienne la première station thermale européenne, et lance une série de travaux (aménagement urbain, parcs, …). Un casino est inauguré en 1865, séparant ainsi les soins des divertissements. Ce nouveau lieu propose en plus une salle de théâtre et permet donc d’assister à des pièces de théâtre et à de petites œuvres lyriques.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

A la fin du XIXe siècle, le casino (d’une capacité d’environ 1200 places) est trop petit et on pense à le transformer. Il faudra cependant attendre 1898 et les propositions de Charles Le Cœur pour qu’il soit agrandi et qu’une nouvelle salle soit construite dans son prolongement : l’Opéra de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

L’atelier de décor du Grand Casino

L’atelier est crée dès l’agrandissement du Casino et réalise l’ensemble des décors pour les nombreuses représentations. Il était situé derrière la gare et un grand magasin permettait de stocker les châssis et toiles de grandes dimensions.

Tout commençait par un croquis, d’après le livret d’opéra et les indications du metteur en scène. Puis un dessin plus détaillé et en couleur donnait un premier aperçu de chaque tableau du spectacle. Le décorateur réalisait ensuite une maquette en volume à l’échelle de 3 centimètre pour un mètre. Le projet validé pouvait ensuite être reproduit à la taille définitive sur d’immenses toiles tendues sur des châssis, et peintes à même le sol.
Grâce aux collections du Musée de l’Opéra de Vichy, on peut voir les différentes étapes de conception des décors par l’atelier.

Tout est fait pour que le plaisir ne quitte jamais les curistes

Durant la première moitié du XXe siècle, Vichy est sans conteste la « Reine des villes d’eaux » et attire, l’été, le monde entier.

La saison débute en mai, avec deux concerts quotidiens dans la salle des fêtes du Casino. A partir du 1er juin, il y a une représentation par jour au théâtre du Grand Casino avec de l’art lyrique et des comédies en alternance, précédés de trois concerts quotidiens. L’orchestre est engagé pour la saison avec des musiciens de Paris ou d’orchestres de Province. Ils sont dirigés par des chefs renommés. En plus de la troupe du Grand Casino, les chanteurs sont ceux de l’Opéra, de l’Opéra-Comique ou des célébrités en représentation.
La programmation variée propose des œuvres du répertoire, mais aussi des œuvres contemporaines, parfois créées à Vichy et dirigées par leur auteur en personne.
La troupe de théâtre et les danseurs complètent cette incroyable distribution.
Vichy est la « Capitale d’été de la musique ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La ville mise en scène

« C’est incroyable, ces villes d’eaux. Ce sont les seuls pays de féérie qui subsistent sur la terre ! En deux mois il s’y passe plus de choses que dans le reste de l’univers durant le reste de l’année. »

Maupassant, Mont-Oriol.

C’est vrai que les villes thermales ont un charme particulier.

Vichy, endormie pendant l’hiver, se réveille en été et se pare de fleurs et d’essences rares.
Les guides touristiques et les cartes postales la montrent d’ailleurs comme un écrin d’élégance et d’exotisme.
Hôtels et grands magasins sont prêt à recevoir les curistes et la ville tout entière devient un peu comme un décor de théâtre.

La saison peut commencer !

A l’affiche

Les curistes alternent les soins, les promenades et les divertissements.
Quel meilleur moyen que l’affiche pour lui proposer quotidiennement des distractions ?

On compte environ 150 affiches quotidiennes pour une saison.
L’exposition présente des affiches de la semaine du 7 au 13 juin 1920. Quel(s) spectacle(s) allez-vous choisir ?

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Vichy la nuit

La cité thermale change de visage à la nuit tombée, grâce à le « fée électricité ».

La lumière est partout, les lustres scintillent et font briller les tenues des élégantes.
La lumière est aussi un élément à part entière du spectacle avec les feux d’artifice qui rendent les fêtes extravagantes.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Les théâtres de Vichy

Le Grand Casino n’est pas le seul établissement à proposer des spectacles. Le public nombreux pouvait assister à d’autres divertissements plus légers comme les opérettes, les vaudevilles ou les revues dans différents lieux, aujourd’hui disparus. Il y avait l’Éden Théâtre, devenu le Casino des Fleurs avant d’être démoli, le Théâtre de l’Alcazar, devenu l’Élysée Palace, ou le Petit Casino, devenu le Centre Culturel de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019
"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La bibliothèque musicale

Constituée progressivement et active jusqu’au début des années 60, cette bibliothèque est aujourd’hui l’une des plus importantes en France.
Vous avez peut-être eu la chance d’y entrer lors d’une visite guidée de l’Opéra.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Une promenade dans la cité thermale d’antan

Une fois encore, le Musée de l’Opéra de Vichy recrée une atmosphère. Ce n’est pas seulement une exposition, avec la présentation de nombreux documents issus des collections du musée ou de collections particulières, c’est un vrai voyage. La scénographie est particulièrement réussie et le fond musical accompagne parfaitement la visite.

Elle vous donnera sans doute envie de vous promener dans la ville et d’assister à un concert au kiosque. Justement, le programme d’été à l’Opéra est arrivé

Exposition au musée de l'Opéra

L’exposition est proposée dans le cadre de la candidature conjointe à l’UNESCO « Great Spas of Europe » à laquelle la Ville de Vichy est associée.

Pour plus d’informations

Le site web du Musée de l’Opéra de Vichy
Sa page Facebook

Exposition jusqu’au 15 décembre 2019.
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h (sauf jours fériés).

Tous à l’Opéra…et au Centre culturel de Vichy

"Tous à l'Opéra" - 2019 - Vichy
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L’Opéra de Vichy participait à la 13e édition de l’événement annuel « Tous à l’Opéra » et ouvrait gratuitement ses portes samedi. Au programme : des visites guidées, des animations et des spectacles tout au long de la journée.

Comme l’année dernière, il fallait arriver tôt pour suivre les différentes visites guidées. Certaines, comme « Vue d’en haut » qui permettait de monter dans les cintres, affichait déjà complet à notre arrivée vers 9h30.
Ce sera pour l’année prochaine. En 2018, j’avais pu voir « l’envers du décor » et « les coulisses de haut en bas » et je voulais en savoir plus sur la lumière et le son.

"Tous à l'Opéra" - 2019 - Vichy

Au cœur du son

Nous avons suivi Laurent James, le régisseur son, qui nous a montré la console permettant de gérer les différents micros et enceintes de la salle de l’Opéra.

Le travail sur le son est différent selon le type de spectacle.
Pour l’opéra par exemple, les artistes ne portent pas de micro et leur voix ne sont pas amplifiées par des enceintes. Pourtant, des micros sont tout de même utilisés, mais seulement pour qu’il y ait un retour sur la scène du son de l’orchestre.
Pour le théâtre, des micros captent la scène mais les comédiens ont rarement des micros individuels.
Et pour les concerts, le son est encore traité différemment, avec les voix et les instruments. Et même s’il y a une balance son pendant les répétitions, le réglage final se fait parfois quand le spectacle a commencé.

L’arrivée du numérique a aussi fait évoluer le travail du son et facilité la préparation, avec la possibilité d’intervenir en wifi et de pouvoir ainsi se déplacer dans la salle pour affiner les réglages sur une tablette.

Et la lumière fut

Après le son, place à la lumière avec Michel Elie, régisseur lumière.
Il nous a emmenés dans un petit local a côté de la scène où une partie des projecteurs est stockée. Nous avons assisté à une petite démonstration de plusieurs projecteurs, avec des caractéristiques différentes qui permettent en les combinant de travailler la lumière pour créer des ambiances. C’est tout un art !

Après ces deux visites très intéressantes, j’ai eu une petite pensée pour ses deux passionnés par leur métier, quand j’ai assisté aux spectacles de l’après-midi.
La lumière et le son sont essentiels dans le spectacle vivant, et pourtant, on n’y pense rarement quand on est spectateur.

Le Centre Culturel ouvrait ses portes pour la première fois

En début d’après midi, en route pour le CCV qui proposait aussi des visites guidées.
C’est Karim Boulhaya, son directeur, qui nous a d’abord raconté l’histoire de ce lieu presque centenaire, au travers de vieilles cartes postales.
Puis nous l’avons suivi dans la salle Art Déco (dont j’ignorais qu’elle était classée) et nous sommes même montés sur la scène.
Au passage, nous avons pu admirer les vitraux de Francis Chigot (la Comédie, la Musique et la Tragédie), éclairés par le soleil.
Dommage de ne pas avoir pu monter à l’étage car j’aurais aimé photographier de plus près le magnifique plafond, mais le temps passe vite et le groupe suivant attendait pour la visite.

Des animations pour tout le monde

Retour à l’Opéra et ses animations variées. Café musical, maquillages autour du thème du songe d’une nuit d’été, par les élèves de l’École d’esthétique Fournier, spectacles et tout simplement le plaisir de se promener dans les couloirs et la salle de l’Opéra, il y en avait vraiment pour tous les goûts.

Je suis allée voir les spectacles.
D’abord les chœurs d’enfants des écoles primaires de Saint-Germain-des-Fossés et de Saulzet, puis le défilé de body painting et de maquillage. Ensuite, place à l’opérette avec l’Orchestre d’Harmonie de Vichy, puis l’Enfant et les Sortilèges par le Conservatoire de Vichy.

Le public était ravi et en redemandait. Certains pensaient même revenir le lendemain. Mais il faudra patienter jusqu’à l’année prochaine et la nouvelle édition de « Tous à l’Opéra ».

"Tous à l'Opéra" - 2019 - Vichy

Je n’attendrai pas autant pour revenir dans notre cher Opéra. Le programme d’été vient de sortir et j’en ai profité pour prendre quelques places : théâtre musical, opéra, comédie musicale, ballet…je vais me régaler !

Tous à l’Opéra de Vichy !

Un week-end impérial

Fête Napoléon III - Vichy - 2019
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Après vous avoir parlé de la préparation, et après une journée à trier les photos et vidéos (et à me remettre de mes émotions), je peux vous raconter mon week-end à la Cour Impériale. Comme l’année dernière, la météo n’a pas été très clémente, mais nous avons encore passé trois jours inoubliables.

Offenbach à l’honneur

2019 est l’année du bicentenaire de la naissance d’Offenbach. Le « Grand Jacques » était donc à l’honneur pour le concert d’ouverture proposé par Paul Billard et Chamlumière. L’Auditorium Eugénie était bien trop petit et tout le monde n’a pas pu entrer.

Une haie d’honneur de crinolines et redingotes attendait les spectateurs, qui semblaient apprécier ce spectacle avant LE spectacle. Ils étaient d’ailleurs nombreux à s’arrêter pour faire des photos.
C’est l’association A la Cour Impériale qui avait revêtu ses plus belles tenues pour l’occasion.

On a aussi pu écouter Offenbach tout au long du week-end, au kiosque à musique de la Source de l’Hôpital avec 3 spectacles en alternance.
Malgré la pluie et le froid, les spectateurs étaient bien présents. C’était d’ailleurs tentant de se lever pour danser et se réchauffer sur ces airs tellement entrainants.

Imperial Park des Sources

Chaque année, le Parc des Sources se transforme en machine à voyager dans le temps. Regroupées en différents quartiers (bourgeois, militaires, artisans, cavaliers, enfants ou gourmands) les associations ont animé le parc pendant deux jours, en tentant d’échapper à la pluie. Il fallait parfois se réfugier sous la galerie couverte entre deux danses, ou se mettre à l’abri sous les tentes, mais la bonne humeur était bien présente.
Le canon résonnait dans le quartier militaire, pendant que les témoins se retrouvaient pour un duel, et que les enfants (et leurs parents) assistaient à un spectacle de guignol.

A la Cour Impériale vous accueillait dans le boudoir de Rosa. L’Empereur en personne est passé nous voir, et après sa visite (sans doute grâce au bouche à oreille), on se pressait devant l’entrée pour se renseigner sur les prestations et les tarifs.

Et avec un peu chance, on pouvait même croiser le couple impérial !

Des nouveautés en 2019

Bien sûr, les habitués auront reconnus certains stands et associations qui sont fidèles au rendez-vous chaque année. Mais il y avait aussi de nouvelles choses à découvrir et de nouveaux spectacles de la Cavalerie du Lys.

Cette année, une magnifique exposition montrait l’élégance en villégiature. Au Second Empire, on changeait de tenue plusieurs fois par jour, et on avait des robes adaptées à chaque circonstance : robe de bal, de thé, de promenade ou de visite.
Ce week-end, c’était drôle de voir des dames en crinolines penchées sur les vitrines comme si elles étaient là pour faire leurs emplettes.

Une cinquantaine de robes de la prestigieuse Fondation Alexandre Vassiliev sont présentées jusqu’au 5 mai au Palais des Congrès. Je vais d’ailleurs y retourner pour faire des photos.

Autre nouveauté, la visite du Chalet Impérial. Les réservations pour ces visites guidées ont très vite affiché complet et je n’ai pas pu y aller, mais j’ai pu voir des photos sur les réseaux sociaux et j’espère que ce lieu sera encore ouvert pour une autre occasion.

A la table de l’Empereur

Comme l’année dernière, nous sommes allés au dîner. Ma robe de bal était (enfin) terminée et Jean-François avait la tenue idéale pour m’accompagner.

Les danseurs de Carnet de Bal, Temps de Danse et K’Danse de Bourges nous ont une fois de plus émerveillés. A la fin, nous avons pu les rejoindre pour quelques pas de danse et nous avons fait notre premier Quadrille Français !


Un petit échauffement avant le bal du dimanche soir…

Retrouvez d’autres vidéos sur notre chaine Youtube.

Un défilé sous la pluie

Même si elle n’était pas aussi forte que l’année dernière, la pluie s’est encore invitée pour le défilé. Nous devions faire une démonstration sur le parvis de l’église Saint-Louis, mais nous avons dû nous réfugier dans l’église avant même les premières notes de musiques.

Puis nous avons rejoint le défilé, en accélérant un peu le pas vers la fin. Heureusement, le spectacle de clôture a eu lieu comme prévu sur la terrasse du Palais des Congrès. Le public était bien là, profitant jusqu’au bout de ce week-end.

Monsieur le Maire avait pour l’occasion une tenue d’époque, réalisée par Anne de La Fabrique du Hanneton. Un travail magnifique. Bravo Anne !

Et pour nous, c’était un bonheur de vivre ce moment au milieu des danseurs et des différentes associations.

Fête Napoléon III - 2019 - Vichy


En avant pour le quadrille

Le dimanche soir, c’est le traditionnel bal multi-époque.

Nous sommes restés au Second Empire, impatients de pouvoir danser quelques quadrilles et de participer aux danses de démonstration tout au long de la soirée.
Alors, pas de photos du bal cette année, mais vous pourrez voir ou revoir quelques vidéos sur l’article de l’an dernier.

A l’année prochaine !

Cette année, c’est au bras de Jean-François que j’ai pu me promener au temps du Second Empire. On s’est vraiment pris au jeu tous les deux et on a aimé l’ambiance si particulière tout au long du week-end.
Nous allons rangé nos crinolines et redingote et haut de forme…jusqu’à l’année prochaine.

Sanssat, le village qui fait le show !

La Comédie musicale de Sanssat
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La spécialité de Sanssat, c’est la comédie musicale. Étonnant pour un village d’environ 300 habitants ! Pourtant, depuis plus de 20 ans, Sanssat vous donne rendez-vous chaque été pour quatre représentations d’une comédie musicale choisie parmi les succès de Broadway.
Pour 2019, ces passionnés préparent un nouveau spectacle haut en couleurs : « Sur un air de Priscilla Folle du Désert ». Une répétition générale avait lieu le 14 avril dernier, sur la place du village.

Plus de 20 ans de spectacles

C’est en 1998 que l’idée folle de monter une vraie comédie musicale de Broadway, en plein air dans un petit village de l’Allier est née.

Le premier spectacle, monté au théâtre du village était « Les Misérables ».
Le Sanssatois Eric Prissette (musicien, artificier, …) était dans la salle ce soir-là, et il a proposé de faire le même spectacle en extérieur.
L’Association ASCM (Association Sanssatoise de Comédie Musicale) a vu le jour et un courrier a été envoyé à tous les habitants pour leur présenter le projet. Plus de 80 personnes ont répondu « présents » et des équipes ont été constituées : costumes, acteurs, décors.

Sur le site de l’association, vous pourrez retrouvez les spectacles proposés au fil des années (un nouveau spectacle tous les deux ans), et les informations sur le prochain en préparation.

Vous pouvez même réserver vos places en ligne !

Sur un air de "Priscilla folle du désert", la comédie musicale de Sanssat - 2019

L’énergie de tout un village

David Ramus, le metteur en scène, (également acteur, chanteur, danseur) les entraîne avec lui dans de longs mois de répétitions et de travail dans l’ombre. Il faut 18 mois pour monter un nouveau spectacle.

La centaine de bénévoles, grands et petits, jeunes et anciens, s’investit totalement dans ce projet pharaonique.
Tous les corps de métiers sont représentés et chacun apporte ses compétences pour traduire les chansons, réaliser les décors, les costumes, les maquillages et toutes les petites choses que l’on n’imagine pas quand on est spectateur.

Ils font tout de A à Z : chorégraphies, enregistrements, décors, costumes. Toute cette belle énergie, toutes ces journées de travail, ces soirées de répétition, donnent un spectacle de qualité professionnelle : son, lumière, chant et orchestre en live.
Tous les spectateurs sont emballés par leur prestation !

Nous n’avons pas encore eu la chance d’assister à un spectacle à Sanssat (4 représentations par an seulement), mais je fais confiance à ma copine ABC Delphine qui vous en parle sur son blog.

Répétition générale

Nous avons pu assister à la répétition générale, sur la place du village dimanche dernier. Accueillis par Angie, qui s’occupe de la communication, nous avons même pu voir les coulisses et découvrir l’envers du décor.

Quand nous sommes arrivés, David, Damien et Antoine étaient au maquillage depuis une heure et demi. Leur transformation était presque terminée, grâce à Iness, Fiona et Clarisse, les maquilleuses venues rejoindre la troupe pour ce nouveau spectacle.

Tout le monde venait voir le résultat et prendre des photos. Dans la salle des fêtes, c’était l’effervescence. On répétait quelques pas de danse, pendant que les couturières et les habilleuses vérifiaient les costumes. On prenait du retard et il fallait encore faire les photos pour l’affiche. Les coulisses d’un show quoi !

Pour nous, c’était génial de pouvoir assister à ces moments. On pouvait aller et venir et prendre des photos et nous en avons bien profité.

Nous avons surtout pu sentir l’énergie et la bonne humeur de toutes ces personnes réunies pour réaliser ensemble un vrai spectacle.
Les trois acteurs principaux, avec leurs maquillages, leurs énormes coiffes en fleurs et leurs costumes incroyables se sont rapidement retrouvés face à une foule de paparazzi (dont nous faisions partie).


Dehors, les musiciens étaient prêts et après quelques essais de micros et de son, la répétition a commencé.

Tous les costumes ne sont pas encore terminés, et le décor est encore dans l’atelier (ils construisent le bus !), la scène était représentée par des chaises. Mais pour le reste, c’était dans les conditions du spectacle, avec les changements de costumes, le chant et la musique en live.


Nous nous sommes éclipsés à la fin du premier acte, les laissant répéter sans doute jusqu’à pas d’heure. Presque une semaine après, nous parlons encore de la formidable énergie de ce village. On ira voir le spectacle cet été et on vous conseille vivement de faire de même.

Et on voulait dire un grand bravo à tous ces bénévoles !
Que ce soit les acteurs et danseurs qui seront bientôt sous les projecteurs, ou les petites mains qui travaillent dans l’ombre, tous se donnent sans compter pour que tout soit parfait le jour J.

On est fan de Sanssat !

Plus d’informations

Sur le site Sanssat Comédie Musicale vous trouverez toutes les infos sur les spectacles (les coulisses, le casting, la revue de presse). Suivez-les également sur leur page Facebook pour ne rien manquer de leur actu.

Sur un Air de Priscilla Folle du Désert
4 représentations à Sanssat, les 28, 29 juin et 5, 6 juillet 2019.

[ Théâtre ] Le Jeu de l’amour et du hasard à l’Opéra de Vichy

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy
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Je le dis souvent, la programmation de l’Opéra de Vichy propose des spectacles variés et de qualité. Vendredi soir, c’est une pièce de Marivaux, à la mise en scène très sobre de Catherine Hiegel et dans un décor typique du XVIIIe siècle, qui a régalé le public venu nombreux pour le dernier spectacle théâtral de cette saison 2018/2019.

Une pièce classique et des élèves heureux d’être là

En arrivant à l’Opéra, je me suis retrouvée entourée d’élèves venus en classes entières.
On les reconnaissait facilement, car ils s’étaient mis sur leur 31 pour l’occasion. Il étaient même environ 200 ce soir-là, collégiens et lycéens, qui avaient étudié la pièce avec leurs professeurs, avant de venir voir le spectacle.
L’association AOVi, les Amis de l’Opéra de Vichy, les aident en leur offrant les places et le transport.

Pour moi, les souvenirs de mes cours de français étaient bien loin, mais j’étais heureuse de découvrir le beau décor de jardin. Une violoncelliste était déjà en scène et jouait pendant que le public s’installait.

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy

Quel beau spectacle et quels acteurs ! J’espère avoir d’autres occasions de voir des pièces du répertoire pour les prochaines saisons.

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy

A la fin de la représentation, les comédiens sont venus à la rencontre du public. Un moment d’échange toujours très apprécié par les spectateurs qui peuvent poser des questions aux artistes, pendant que, de leur côté du rideau, on démonte déjà le beau décor.

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy

Le programme d’été sera dévoilé prochainement et j’ai hâte de savoir ce qu’il nous réserve !

[ Ballet ] Marie-Antoinette à l’Opéra de Vichy

Ballet "Marie-Antoinette" à l'Opéra de Vichy
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L’Opéra de Vichy accueillait ce week-end « Marie Antoinette », ballet chorégraphié par Thierry Malandain, et donné en coréalisation avec le théâtre de Cusset. J’ai vu ce magnifique spectacle cet après-midi et j’ai vraiment aimé.

La vie de la dernière reine de France à Versailles

Pendant que le public s’installait, le tonnerre grondait dans la salle de l’Opéra. Ce fond sonore étonnant par ce dimanche tranquille à Vichy, évoquait en fait l’orage de ce 16 mai 1770, qui avait entrainer l’annulation du feu d’artifice prévu pour célébrer les noces du Dauphin Louis-Auguste et de l’archiduchesse Marie-Antoinette.

La nouvelle création du Malandain Ballet Biarritz évoque la vie de la dernière reine de France, de son arrivée à Versailles à sa fin tragique.
Le spectacle commence avec le banquet de ce jour de 1770 et les convives réunis autour de la table, représentée par un grand cadre.

Les tableaux étaient tous très beaux, évoquant différents moments de la vie de Marie-Antoinette à Versailles. Juste avant sa fin tragique, ce n’est plus le grondement du tonnerre qui résonnait, mais celui du peuple en colère, et on avait l’impression que la foule était dans les couloirs de l’Opéra, prête à faire irruption dans la salle.

Dès le premier tableau, et tout au long du ballet, la grâce et l’harmonie étaient là. La chorégraphie mêlant avec bonheur danse classique, contemporaine et traditionnelle, le superbe décor et les magnifiques costumes de Jorge Gallardo et la musique baroque de Haydn, j’ai tout aimé dans ce spectacle !

Un moment d’échange avec le public

Après la représentation, comme c’est le cas régulièrement à Vichy, le chorégraphe Thierry Malandain et les danseurs sont venus retrouver le public, resté nombreux pour poser des questions aux artistes.

Ils nous ont parlé du processus de création et du parcours de danseur et tout le monde a apprécié ce moment d’échange, pour terminer en beauté ce dimanche à Vichy.

Demandez le programme !

L’Opéra de Vichy propose désormais le programme de ses spectacles à télécharger.