Le 11 octobre 2016 à 10h

Sous le charme de Vichy depuis 3 ans
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Le 11 octobre 2016 à 10h, le train de Paris entrait en gare de Vichy. Il y a 3 ans, nous venions à Vichy pour la première fois. Trois jours pour découvrir la ville et décider ou non de nous y installer. En prenant un selfie sur le quai de la gare, nous ne savions pas encore que c’était le premier pas vers notre nouvelle vie.
Le 11 octobre 2019 à 10h, on est toujours aussi heureux de notre décision, et toujours autant sous le charme de la Reine des Villes d’Eaux.

Quand le hasard fait bien les choses

Il y a trois et demi ou quatre ans, nous ne connaissions pas Vichy.
Mais nous avions prévu d’y passer une semaine de vacances mi-mai 2017, sur les conseils d’une amie qui venait de découvrir la cité thermale et m’avait dit : « Allez-y en vacances ou en week-end, tu vas adorer ! »

Quand la décision de quitter définitivement Paris s’est imposée, il nous fallait trouver l’endroit idéal pour une nouvelle vie. La Normandie toute proche et la Bretagne nous tentaient, mais…
En cherchant des informations pour nos vacances à Vichy, cette ville nous semblait avoir de nombreux points positifs : taille humaine, 3 heures de train pour aller à Paris, tout ce qu’il faut sur place (et même un opéra !).
Et puis il y a le bord d’Allier, les parcs, la fête Napoléon III… Quand je voyais les photos sur Vichy Destinations, j’étais déjà conquise.

Sous le charme de Vichy depuis 3 ans

Alors, nous avons commencé à dire que nous allions nous installer à Vichy…sans y avoir encore mis les pieds ! L’intuition sans doute…

3 jours pour décider

Notre première rencontre avec Vichy a donc eu lieu en octobre 2016.
Trois jours à arpenter la ville, découvrir les différents quartiers, se perdre dans les rues, revenir encore et toujours au bord de l’Allier, dans les parcs et vers l’église Saint-Blaise.
Une première journée sous le soleil, la deuxième sous un ciel gris, et la dernière où nous avons acheté des parapluies. Comme si Vichy voulait nous montrer toutes ses facettes.

Et le charme a fonctionné. Au bout de quelques heures, au milieu du Parc des Sources, je savais que c’était là que je voulais vivre !

Le dernier jour, notre décision était prise, nous serions Vichyssois !
Avant de reprendre le train, nous sommes passés voir deux agences immobilières pour trouver un appartement. Rendez-vous dans un mois pour les visites… Puis encore quelques mois de patience pour quitter définitivement notre vie parisienne.

Le 2 mai 2017, nous étions au milieu des cartons, nous demandant par où commencer, mais heureux d’être là.

Souvenirs, souvenirs

C’est étrange de revoir nos toutes premières photos, ressorties pour préparer cet article. Tous ces lieux, si familiers maintenant, que nous découvrions pour la toute première fois.
3 ans après, je réalise ma chance de pouvoir m’y rendre aussi souvent que je le souhaite, et je ne me lasse pas d’y aller et de les photographier encore et encore.

Sous le charme de Vichy depuis 3 ans

Nouvelle vie à Vichy

Si on fait un rapide bilan de notre nouvelle vie, nous ne regrettons pas notre décision. Notre qualité de vie est incomparable. Nous pouvons tout faire à pied et ne prenons la voiture que ponctuellement pour de grosses courses ou aller découvrir notre belle région.
Si je dois aller à Paris, le premier train me dépose à la gare de Bercy à 9h.

Culture et loisirs

Je n’ai jamais autant été voir de spectacles que depuis que nous sommes vichyssois. La programmation de l’Opéra m’a permis de découvrir la danse, la musique classique et l’opéra ; et je suis fan de l’Orchestre d’Harmonie et de la Société Musicale, qui nous régalent de concerts aux kiosques en été.

Tous les événements, culturels, ludiques ou sportifs organisés tout au long de l’année occupent bien nos week-ends (il faut souvent faire des choix tant il y a de choses proposées).

On me prédisait l’ennui en quittant Paris, ses musées et ses grandes expos. Mais je peux toujours y aller si j’en ai vraiment envie, et puis, les musées et les expos ne manquent pas à Vichy et dans la région, et si l’offre est moins dense, elle est toujours de qualité et les visites très agréables, loin de l’affluence excessive de la capitale.

Sous le charme de Vichy depuis 3 ans

Pour résumer en quelques mots, il y a certes moins d’offres de visites culturelles ou de spectacles que dans les nombreux musées et téâtres parisiens, mais c’est une offre variée et de qualité, et c’est tellement plus simple d’en profiter. Et c’est ce que je fais !

On a tout à porter de main, ou de pieds. On ne perd pas un temps fou dans les transports, et on peut décider en voyant un rayon de soleil, d’aller faire un tour dans les parcs au bord de l’Allier.

La vie associative

Désireuse de mieux connaitre ma nouvelle ville, j’ai suivi, le premier été, toutes les visites guidées proposées par Vichy Destinations. J’ai aussi adhéré à plusieurs associations qui proposent régulièrement des conférences : la SHAVE et Les Amis de Napoléon III.
Je suis également membre des Amis de l’Opéra de Vichy (l’AOVi), et de l’association A la Cour Impériale, groupe de reconstitution historique où j’apprends à danser le quadrille.

J’ai vécu en robe à crinoline les deux dernières éditions de la Fête Napoléon III, et j’attends la prochaine avec impatience !

Je suis aussi très fière d’être Ambassadrice UNESCO, pour soutenir la candidature de la Reine des Villes d’Eaux au Patrimoine Mondial, avec dix autres villes d’eaux d’Europe. Vous me croiserez peut-être à la belle exposition « Il était une fois la Reine des Villes d’Eaux » (à voir absolument jusqu’au 3 novembre au Palais des Congrès).

J’ai participé « de l’intérieur » à trois éditions de l’IRONMAN.
Je ne suis pas sportive du tout, mais j’aime aussi voir ma ville vibrer et encourager tous ces athlètes. Je me souviens, lors de la dernière édition, du mélange un peu étrange dans le Parc des Sources, devant l’Opéra. Sous la marquise, on dansait sur des airs de musettes, des groupes sortaient de l’Opéra où il venait d’assister à un concert du Vichy Jazz Band, et venaient applaudir les coureurs, parfois un peu étonnés. J’en ai même entendu quelques uns fredonner en passant ! Un mélange des genres bien sympathique !

Et en dehors de cette vie associative, nous avons été très bien accueillis à Vichy.
Nous n’avions aucune attache ici ou même dans la région, mais le contact s’est fait naturellement. Notre intérêt pour la ville nous a sans doute facilité la tache, et je sais que le blog m’ouvre aussi des portes.

A l’eau de Vichy

Depuis bientôt 3 ans, ce blog est le journal de bord de nos découvertes, relayé sur les réseaux sociaux. C’est grâce à lui que je suis également Ambassadrice de l’Allier.
Le CDT de Moulins a repéré A l’eau de Vichy et m’a proposé de rejoindre la Team Ambassadeurs 03, à l’origine de belles rencontres avec d’autres blogueurs de la région, et de sorties privilégiées pour mettre en avant des sites de la région.
Vous pouvez retrouver la liste de tous les Ambassadeurs de l’Allier ici.

A ce jour, j’ai publié 178 articles et les photos prises se comptent par milliers. La page Facebook du blog est suivie par plus de 220 personnes et son compte Instagram a dépassé les 870 abonnés.

Professionnellement : CREATYfab

Au niveau professionnel (je suis graphiste freelance), rien n’a changé pour mes clients habituels, avec lesquels les échanges se font essentiellement par mail ou téléphone. Travaillant à la maison, j’ai maintenant un vrai bureau, bien plus adapté que le coin de salon de notre minuscule appartement parisien.

Arrivée ici sans connaitre personne, il a bien sûr fallu un peu de temps, mais j’ai maintenant une petite clientèle bourbonnaise.

J’ai plusieurs projets en cours, et plus encore en préparation.

CREATYfab, votre graphiste à Vichy

J’aime mon métier qui me fait découvrir un univers différent à chaque projet. Site internet, mise en page pour l’édition, logo, affiche ou flyer, et même illustration, mes journées ne sont pas monotones.

Et je continue à raconter des histoires, chaque semaine, avec ma petite vache Mirabelle.
Mirabelle est au départ un personnage de livres pour enfants, mais depuis plus de trois ans, elle revient chaque mardi sous la forme d’une petite bd en quatre cases, La Mirabelle du mardi. Elle est même publiée dans l’hebdomadaire Le Bulletin d’Espalion et fait une apparition dans le magazine Terres d’Aubrac.

Bien sûr, Mirabelle et ses amis aiment Vichy et soutiennent sa candidature à l’UNESCO.

#VichyMonAmour

Ce hashtag présent sur mes publications Instagram résume parfaitement notre vie à Vichy. Un coup de cœur qui s’est transformé en vraie passion pour cette ville où je me sens à ma place. Je n’ai pas fini de vous en parler dans ce blog, de partager avec vous mes découvertes, événements et lieux préférés.

Je suis Vichyssoise et fière de l’être !

[ Expo ] Les aquarelles de Stéphane Prévot à la Médiathèque Valery-Larbaud

Exposition Loire, un voyage sur les pas de William Turner
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Depuis plusieurs années maintenant, la Médiathèque Valery-Larbaud organise en octobre une exposition mettant en lumière le carnet de voyage, en partenariat avec l’association Il faut aller voir. Un petit avant-goût du Rendez-vous du Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand, qui a lieu mi-novembre. Venez y admirer les magnifiques aquarelles de Stéphane Prévot, jusqu’au 6 octobre 2019.

Loire, un voyage sur les pas de William Turner

L’aquarelliste Stéphane Prévot rend hommage à William Turner qui a réalisé un voyage le long de la Loire en 1826. Il a réalisé le même parcours et expose ici des aquarelles d’une finesse incroyable.

Dans une vitrine, on peut aussi voir des croquis préparatoires et le matériel de l’artiste. Il voyage vraiment léger. Sa boite d’aquarelle est toute petite avec peu de couleurs, mais son talent est grand et ses œuvres d’une finesse incroyable.

Ne manquez pas cette exposition, à voir gratuitement, aux heures d’ouverture de la Médiathèque.

Plus d’informations

Exposition visible jusqu’au 26 octobre, du mardi au samedi, de 14h et 18h.
Entrée libre.

Stéphane Prévot sera présent au 20e Rendez-vous du Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand, les 15, 16 et 17 novembre 2019, au Polydome.
 

[ Expo ] Il était une fois la Reine des villes d’eaux

Exposition "Il était une fois la Reine des villes d'eaux" - Vichy - 2019
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Le nom de Vichy m’évoque Napoléon III avec la fête qui le célèbre chaque année, la Belle Époque avec ses belles villas, le gouvernement de Pétain, ou les pastilles et les produits de beauté. Mais comment un petit bourg avec des sources connues depuis les romains est-il devenu la Reine des villes d’eaux ?
2000 ans d’histoire à découvrir dans une exposition événement, jusqu’au 3 novembre au Palais des Congrès.

Des origines au Vichy de demain

Des premières traces d’occupation aux projets pour demain, de l’agglomération romaine d’Aquæ Calidæ à Vichy candidate au patrimoine de l’UNESCO, l’exposition vous guidera au fil des époques et des étapes marquantes pour la ville.
Un parcours jalonné de dispositifs interactifs qui complètent les objets, les films et les documents choisis pour résumer cette histoire tellement riche. On peut, par exemple, localiser sur une carte les emplacements des objets trouvés lors des fouilles ou d’anciens bâtiments.
De petits quiz ponctuent aussi le parcours (je n’ai trouvé que 6 des 7 erreurs dans la salle consacrée à la naissance d’une ville d’eau…).
Du plafond, sont diffusées des ambiances sonores et même des odeurs !
Et en levant les yeux, on admire aussi les détails des salles du Palais des Congrès qui sert d’écrin à l’exposition.

Un parcours chronologique et 4 thématiques

Grâce aux 7 temps chronologiques, complétés par 4 présentations thématiques , l’histoire de Vichy n’aura plus de secret pour vous !

Les 7 temps chronologiques :

Aux origines, Aquae Calidae
L’émergence d’une ville d’eaux
La ville d’eaux impériale
Vichy Belle-Epoque
Vichy carrefour international
Vichy capitale de l’État Français
Vichy se réinvente

Les 4 thématiques :

La Journée du curiste
L’eau élément essentiel
Les métiers d’une ville thermale
Vichy un nom qui rayonne

Les déplacements peuvent donner une impression de labyrinthe où l’on aperçoit par endroit les autres salles, mais en suivant les flèches, on se laisse guider d’un chapitre à l’autre de la vie de Vichy.

On retrouve les chaises blanches que l’on voit sur les photos anciennes du Parc des Sources un peu partout, et c’est agréable d’y faire une pause, pour regarder un film ou lire un texte avant de repartir à la découverte de cette exposition dense et passionnante.

Une expo à voir et à revoir

J’ai vraiment aimé cette exposition et j’y retournerai régulièrement pour étudier de plus près chaque thématique, revoir et admirer encore les trésors exposés (et chercher la 7e erreur du quiz de 2e partie). La scénographie est superbe et nous plonge vraiment dans des ambiances différentes.

Le billet d’entrée comprend aussi la visite de la salle de l’Opéra (Opéra ouvre-toi !) et l’exposition de robes de la Fondation Vassiliev (déjà présentée pendant la Fête Napoléon III en avril).

Comptez une heure trente à deux heures de visite pour avoir le temps de tout voir. Il peut aussi être agréable de la voir en plusieurs fois, et de profiter des animations proposées régulièrement.

Un Pass nominatif existe (au prix de 15 euros), pour un accès illimité. Pensez à le demander en achetant votre billet.

Plus d’informations

Exposition au Palais des Congrès de Vichy jusqu’au 3 novembre 2019.
De nombreuses journées thématiques et animations sont proposées.

Tous les détails sur le site de la ville et sur Vichy Destinations.
 

PORTRAIT(S) #7 – Le rendez-vous photographique de Vichy

Festival Portrait(s) #7 - Vichy - 2019
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La 7e édition du festival vichyssois dédié au portrait en photographie vient de débuter : 10 expositions à voir jusqu’en septembre, en intérieur ou en plein air, avec une très belle sélection de photographes.

Un rendez-vous estival

L’inauguration du festival Portrait(s) est pour moi le signe que l’été est là et que j’aurai le plaisir, juste en me promenant en ville, d’admirer de belles photographies.
C’est aussi la liberté de jeter un coup d’œil en passant, ou de prendre le temps d’observer en détails toutes ces images, de venir spécialement pour les voir, de les revoir encore, avec d’autres lumières, à d’autres moments de la journée.
J’aime savoir que je vais les croiser dans mon quotidien, jusqu’au mois de septembre.

Il y a 6 lieux d’exposition, et tout est gratuit.

Philippe Halsman sur l’esplanade du lac d’Allier

Ce sera peut-être la plus vue des 10 expositions, puisque le bord d’Allier est un lieu de promenade cher aux Vichyssois.

Festival Portrait(s) #7 - Vichy - 2019

Philippe Halsman a travaillé pour les plus grands journaux américains et a signé plus de cent couvertures pour le magazine Life. Vedettes de cinéma, artistes et grands de ce monde sont ainsi passés devant son objectif, immortalisés dans des mises en scènes étonnantes ou posant de manière plus classique.

On n’imagine pas le nombre de prises nécessaires pour obtenir ce portrait, « Dali atomicus« , réalisé en 1948, sans les trucages actuels.
De sa complicité avec Dali est née une série d’images loufoques, jouant avec la célèbre moustache du peintre.

On lui doit aussi de nombreuses images de Marilyn Monroe, que vous croiserez sur l’esplanade, bondissante en robe de soirée.

Festival Portrait(s) #7 - Vichy - 2019

La « jumpology », imaginée par Philippe Halsman, c’est l’art de photographier des célébrités en train de sauter, pour obtenir des portraits plus naturels.
Marilyn Monroe, Grace Kelly, Maurice Chevalier, François Mauriac, et même le Duc et la Duchesse de Windsor se sont prêtés au jeu à l’époque !

Cette exposition est un vrai régal et je me réjouis de pouvoir la voir et la revoir tout simplement en me promenant au bord de l’Allier.

Ambroise Tézenas devant l’église Saint-Louis et devant la gare

Une autre exposition en plein air, et au cœur de Vichy, sur le parvis l’église Saint-Louis et devant la gare, fait le portrait de la ville et de ses habitants.

Ambroise Tézenas photographie des lieux bien connus des Vichyssois, mais dans une ambiance parfois un peu onirique.
Les images poétiques de celui qui se définit comme un « photographe de paysages documentaires », mettent en lumière les bâtiments remarquables de la Reine des villes d’eaux, candidate avec dix autres villes thermales d’Europe au patrimoine mondiale de l’Unesco.

Ces photos sont le fruit d’une résidence photographique, dans le cadre du festival, et sont publiées dans un livre, « Villa Mon Plaisir » aux éditions Filigranes.

Grâce à cette exposition, j’ai découvert le travail d’Ambroise Tézenas.

Dans les galeries d’exposition du Centre Culturel de Vichy

Aux murs de la grande salle d’exposition du Centre Culturel de Vichy , les visages de villageois africains photographiés par Bastiaan Woudt côtoient les images troublantes d’enfants en uniformes, rencontrés dans les pensionnats militaires d’Ukraine par Michal Chelbin. Un peu plus loin, Benni Valsson fait poser des anonymes ou des créateurs islandais dans des paysages urbains, et l’on voit grandir en photos la petite sœur, Alice, de la jeune photographe russe Turkina Faso dans des images qui mêlent étrangement fiction et documentaire.
L’Anglaise Tish Murtha a capturé la vie de ses amis et de sa famille, dressant un portrait cru d’une jeunesse désœuvrée et révoltée pendant l’ère Thatcher dans le nord de la Grande-Bretagne.

Tous ces travaux, si différents, montrent bien la diversité de l’art du portrait en photographie, tant par les sujets choisis que par leur traitement. Et les tirages sont d’une grande qualité.

Une expo à voir et à revoir jusqu’au 8 septembre 2019.

Le selfie sous toutes ses formes

Dans la deuxième salle, le photographe Olivier Culmann, commissaire invité pour cette édition 2019, a imaginé une exposition dédiée au selfie : « Selfies, Egaux/Egos ».

On y retrouve ce phénomène apparu avec les smartphones et qui prend des formes multiples, regroupées ici par catégories.
On découvre des facettes parfois méconnues de ce nouveau genre photographique, et ses buts tout aussi différents (communiquer, échanger, s’amuser, rentrer dans une communauté de pratiques, mais aussi revendiquer ou interpeller sur des faits de société plus sérieux ou graves…)

Valérie Baeriswyl à la médiathèque Valery-Larbaud

Valérie Baeriswyl est la lauréate 2019 du concours Portrait(s), avec une série de photographies documentaires réalisée au cœur d’une forêt en Haïti : « Forêt de pins« .

Je n’ai pas encore vu cette exposition, mais je compléterai cet article très prochainement.

Photo « empruntée » sur Facebook en attendant de voir l’expo – ©Valérie Baeriswyl

Dans le Hall du Centre Culturel de Vichy

Il me reste aussi à voir, dans le hall du Centre Culturel, l’exposition des travaux photographique des élèves de CP de l’école Georges Méchin et de la classe de BTS de l’ES Vichy.

Je vous en dirai plus très vite.

Festival Portrait(s) #7 - Vichy - 2019

Plus d’informations

Portrait(s) #7
7e édition du Rendez-vous photographique de Vichy du 14 juin au 8 septembre 2019.
Gratuit.
La page web du Festival Portrait(s) 2019.
La page Facebook.

[ Expo ] Habiller l’Opéra au CNCS

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019
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Dans sa nouvelle exposition « Habiller l’Opéra », le Centre National du Costume de Scène célèbre les 350 ans de l’Opéra de Paris, en retraçant l’histoire de cette institution, et l’évolution de l’esthétique du costume sur près de deux siècles.
Un gros coup de cœur pour A l’eau de Vichy !

Le CNCS et l’Opéra de Paris

La plupart des costumes exposés proviennent du fond patrimonial de l’Opéra de Paris, qui est conservé au CNCS, et qui s’enrichit régulièrement avec de nouvelles pièces issues des déclassements de productions.
Pour les costumes les plus récents présentés dans l’exposition, ils proviennent d’œuvres toujours au répertoire.

Pour ceux qui n’ont pas encore vu l’expo, attention, cet article comporte de nombreuses photos. N’allez pas plus loin si vous souhaitez garder la surprise.

Une scénographie à couper le souffle

A l’eau de Vichy, on aime le CNCS et on se réjouit à chaque nouvelle exposition.
Je suis toujours impressionnée par la scénographie et cette fois encore, j’ai adoré !

Avant même l’entrée dans l’expo, le ton est donné avec l’escalier du CNCS qui se prend un peu pour le célèbre escalier de l’Opéra Garnier.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019
Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Les scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovar ont imaginé un parcours dans l’architecture de Garnier et de Bastille.
Entourés de photos des détails caractéristiques de ces deux monuments, au milieu de velours rouge et de dorures, de miroirs et de reflets, enveloppés de musique on plonge immédiatement dans l’univers de l’Opéra de Paris.

Personnellement, j’ai vraiment eu le souffle coupé et j’ai d’abord fait un petit tour de l’expo sans m’attarder sur les costumes dans les vitrines, le temps de reprendre mes esprits.

Parcours chronologique, grandes étapes et évolutions

Comment résumer 350 ans d’une histoire aussi riche que celle de l’Opéra de Paris ?
C’est de manière chronologique, rythmée par les grandes étapes de l’histoire de l’institution, les courants esthétiques du ballet et de l’opéra et les grands succès du répertoire.
On y voit aussi l’évolution technique et la création de la nouvelle salle de l’Opéra Bastille.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Le Palais Garnier est inauguré le 5 janvier 1875. Il faudra alors adapter les productions à la nouvelle scène, plus grande.

C’est alors un dessinateur de costume unique qui habille tous les spectacles.

A partir de 1914, le nouveau directeur Jacques Rouché supprime ce principe et engage des équipes différentes pour chaque spectacle. Il élargit également le répertoire lyrique avec les grands compositeurs de son temps.
Les Ateliers de couture de l’Opéra doivent s’adapter à de grandes personnalités aux styles variés et fabriquer des costumes imaginés par des artistes comme Léon Bakst, Jean Cocteau ou Raoul Dufy.
Le répertoire chorégraphique s’enrichit aussi grâce à Serge Lifar, venu des Ballets Russes et engagé à la direction du ballet de l’Opéra de Paris en 1929. Il va systématiquement travailler avec des peintres.

Dans les années 1950-60, avec une nouvelle génération de décorateurs et costumiers, sont créés plusieurs productions devenues légendaires : Les Indes galantes, Obéron, La Flûte enchantée.

Avec les années 60 commence une période troublée dans tous les domaines (artistique, social et économique), la fréquentation est en baisse. La programmation de l’Opéra Garnier est contrastée, avec des reprises qui ne sont plus au goût du jour alternant avec de nouvelles productions brillantes et des interprètes de niveau international. Puis ce fut « l’ère Liebermann », avec le renouvellement du répertoire et les succès publics. Garnier est devenu trop petit et avec trop de contraintes empêchant d’enchainer les spectacles. Il faut une nouvelle salle, plus moderne. Ce sera l’Opéra Bastille.

L’arrivée d’Hugues Gall à la direction de l’Opéra en 1995 s’accompagne d’un changement de rythme et d’échelle dans la programmation des spectacles, à l’esthétique souvent spectaculaire qui exige un nombre de plus en plus important de costumes.

Depuis les années 2000, l’esthétique a bien changé, avec des costumes contemporains et des vêtements achetés dans des friperies. Le metteur en scène souhaite rendre l’œuvre plus contemporaine, en utilisant des costumes qui peuvent déstabiliser le spectateur, plus habitué à voir des costumes de l’époque de sa création.

Il est clair en tout cas que le costume a une part importante dans la mise en scène et qu’il constitue une mémoire de l’évolution du spectacle.

La dernière salle

La dernière salle est toujours spectaculaire et nous a laissé une fois de plus sans voix.
On y découvre un décor en mouvement présentant des costumes du Ballet de l’Opéra de Paris, depuis l’esthétique romantique jusqu’aux créations contemporaines. Un panorama incroyable où nous aurions pu rester des heures à admirer tous les petits détails de ces tenues.

L’espace Noureev

Pour la durée de l’exposition, l’espace permanent dédié à Rudolf Noureev se met aux couleurs de l’Opéra de Paris, dont il a été directeur de la danse. Il a aussi créé ses propres œuvres et invité de nombreux chorégraphes. Les costumes présentés évoquent cette période et on peut voir des photos de sa collections personnelle.

Les ateliers de coutures

S’il y a moins de vidéos que dans les expositions précédentes, puisque ce sont les costumes qui sont en lumière, une série de reportages sur les métiers de l’ombre sont proposés. On y voit par exemple les petites mains préparer les tutus.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Coup de cœur

C’est peu de dire que nous avons aimé cette exposition. Nous retournerons sans doute la voir, pour admirer encore des détails qui nous ont échappés, et nous replonger dans l’ambiance de l’Opéra de Paris.

Plus d’informations

Exposition Habiller l’Opéra
jusqu’au 3 novembre 2019 au CNCS de Moulins.

Le site du CNCS
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Son compte Instagram

L’expo « Habiller l’Opéra » sur le site du CNCS
Les collections du CNCS en numérique
Le CNCS sur Google Arts & Culture

[ Expo ] CONGO PAINTINGS au Musée des Arts d’Afrique et d’Asie

Exposition "CONGO PAINTINGS" au Musée des arts d'Afrique et d'Asie de Vichy - 2019
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La nouvelle exposition du Musée des arts d’Afrique et d’Asie est consacrée à l’art si particulier du Congo, avec ses couleurs éclatantes et cette profusion de personnages et de détails dans chaque toile.
A voir à Vichy jusqu’au 31 octobre 2019.

L’art congolais à l’honneur

Le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie expose plus de 80 tableaux, des sculptures, du design et des vidéos, qui célèbrent le dynamisme de l’art, aujourd’hui, au Congo-Kinshasa.
CONGO PAINTINGS a vu le jour grâce aux collections de trois passionnés : Bernard Sexe, Philippe Pellering et Boris Vanhoutte.

Depuis quelques années, l’art congolais connaît un retentissement international et des lieux culturels prestigieux, comme la Fondation Cartier ou la Fondation Louis Vuitton, lui ont consacré des expositions à succès.

Dans une petite vidéo à l’entrée de l’exposition, ces artistes, qui connaissent aujourd’hui une reconnaissance internationale, nous souhaitent une bonne visite.

Un art coloré et dynamique

Le parcours est ponctué par des mots qui définissent les grands thèmes d’inspiration de ces artistes : « Kinshasa centre du monde », « ambiance », « musiques », « système K », « songeries », …

Dès la première salle, on se sent comme happé par toutes ces œuvres aux mille détails.
C’est un peu comme une BD à une seule case car les tableaux racontent des histoires.
Les cartels qui les accompagnent nous donnent les clés et les références pour mieux comprendre ces peintures.

La scénographie fait cohabiter les tableaux avec des objets anciens, qui illustrent l’histoire, riche et multiple du Congo. Un parallèle qui montre l’évolution des traditions, souvent présentes dans les tableaux.

Tout au long de l’exposition, des vidéos montrent les artistes en pleine création, et l’ambiance des rues de Kinshasa.

 guillemets début Ici, il n’y a pas de droit d’expression, mais l’expression est permanente. guillemets fin

Amateur d’art ou simple curieux, venez découvrir les « kinoiseries » et l’art coloré et plein d’énergie de ces artistes au style si particulier.

Exposition "CONGO PAINTINGS" au Musée des arts d'Afrique et d'Asie de Vichy - 2019

Un catalogue a été édité avec aussi des œuvres qui ne figurent pas dans l’exposition, faute de place.

Exposition "CONGO PAINTINGS" au Musée des arts d'Afrique et d'Asie de Vichy - 2019

Informations utiles

Le musée est ouvert de mai à octobre, du mardi au dimanche de 14h à 18h.
Tarif pour les individuels : 4 €. Gratuit jusqu’à 18 ans.
Visites guidées pour tous publics sur RDV.

Musée des Arts d’Afrique et d’Asie
16 avenue Thermale
03200 VICHY

Le site internet du musée
La page Facebook du musée

Faites une cure musicale à Vichy

"Une cure musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy, jusqu'au 15 décembre 2019
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Le Musée de l’Opéra de Vichy n’est peut-être pas très grand, mais la qualité de ces expositions n’est plus à démontrer. Cette fois, c’est une cure musicale qui vous est proposée, jusqu’au 15 décembre 2019.

Musique et thermalisme

« On fait beaucoup de musique à Vichy, pendant la saison. Les baigneurs vaquent aux soins de leur cure avec accompagnement d’orchestre, et cela, pour leur plus grand bien, car les vertus hygiéniques de la musique sont depuis longtemps reconnues et consacrées. »

Journal de Vichy, lundi 3 juin 1901

Indissociable du séjour du curiste, la musique l’accompagne tout au long de la journée. Car venir prendre les eaux, c’est aussi venir se divertir. Cela fait même partie du traitement et les médecins conseillent de se « tenir en gaité ».
Une prescription agréable que ne manquent pas de suivre les curistes, qui sont nombreux à s’abonner aux spectacles pour la durée de leur séjour.
Vous prendrez bien, vous aussi, une dose de gaité ? Nous vous recommandons pour cela la visite de la très belle exposition du Musée de l’Opéra de Vichy, « Une Cure Musicale à Vichy ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Naissance de l’Opéra de Vichy

Au début du XIXe siècle, les soins et les divertissements se passent au même endroit. L’établissement de première classe propose, en plus des espaces de soins, des salons dédiés aux jeux, aux bals et aux spectacles.
C’est après le premier séjour de Napoléon III en 1861, que la cité thermale va se transformer. L’Empereur souhaite qu’elle devienne la première station thermale européenne, et lance une série de travaux (aménagement urbain, parcs, …). Un casino est inauguré en 1865, séparant ainsi les soins des divertissements. Ce nouveau lieu propose en plus une salle de théâtre et permet donc d’assister à des pièces de théâtre et à de petites œuvres lyriques.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

A la fin du XIXe siècle, le casino (d’une capacité d’environ 1200 places) est trop petit et on pense à le transformer. Il faudra cependant attendre 1898 et les propositions de Charles Le Cœur pour qu’il soit agrandi et qu’une nouvelle salle soit construite dans son prolongement : l’Opéra de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

L’atelier de décor du Grand Casino

L’atelier est crée dès l’agrandissement du Casino et réalise l’ensemble des décors pour les nombreuses représentations. Il était situé derrière la gare et un grand magasin permettait de stocker les châssis et toiles de grandes dimensions.

Tout commençait par un croquis, d’après le livret d’opéra et les indications du metteur en scène. Puis un dessin plus détaillé et en couleur donnait un premier aperçu de chaque tableau du spectacle. Le décorateur réalisait ensuite une maquette en volume à l’échelle de 3 centimètre pour un mètre. Le projet validé pouvait ensuite être reproduit à la taille définitive sur d’immenses toiles tendues sur des châssis, et peintes à même le sol.
Grâce aux collections du Musée de l’Opéra de Vichy, on peut voir les différentes étapes de conception des décors par l’atelier.

Tout est fait pour que le plaisir ne quitte jamais les curistes

Durant la première moitié du XXe siècle, Vichy est sans conteste la « Reine des villes d’eaux » et attire, l’été, le monde entier.

La saison débute en mai, avec deux concerts quotidiens dans la salle des fêtes du Casino. A partir du 1er juin, il y a une représentation par jour au théâtre du Grand Casino avec de l’art lyrique et des comédies en alternance, précédés de trois concerts quotidiens. L’orchestre est engagé pour la saison avec des musiciens de Paris ou d’orchestres de Province. Ils sont dirigés par des chefs renommés. En plus de la troupe du Grand Casino, les chanteurs sont ceux de l’Opéra, de l’Opéra-Comique ou des célébrités en représentation.
La programmation variée propose des œuvres du répertoire, mais aussi des œuvres contemporaines, parfois créées à Vichy et dirigées par leur auteur en personne.
La troupe de théâtre et les danseurs complètent cette incroyable distribution.
Vichy est la « Capitale d’été de la musique ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La ville mise en scène

« C’est incroyable, ces villes d’eaux. Ce sont les seuls pays de féérie qui subsistent sur la terre ! En deux mois il s’y passe plus de choses que dans le reste de l’univers durant le reste de l’année. »

Maupassant, Mont-Oriol.

C’est vrai que les villes thermales ont un charme particulier.

Vichy, endormie pendant l’hiver, se réveille en été et se pare de fleurs et d’essences rares.
Les guides touristiques et les cartes postales la montrent d’ailleurs comme un écrin d’élégance et d’exotisme.
Hôtels et grands magasins sont prêt à recevoir les curistes et la ville tout entière devient un peu comme un décor de théâtre.

La saison peut commencer !

A l’affiche

Les curistes alternent les soins, les promenades et les divertissements.
Quel meilleur moyen que l’affiche pour lui proposer quotidiennement des distractions ?

On compte environ 150 affiches quotidiennes pour une saison.
L’exposition présente des affiches de la semaine du 7 au 13 juin 1920. Quel(s) spectacle(s) allez-vous choisir ?

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Vichy la nuit

La cité thermale change de visage à la nuit tombée, grâce à le « fée électricité ».

La lumière est partout, les lustres scintillent et font briller les tenues des élégantes.
La lumière est aussi un élément à part entière du spectacle avec les feux d’artifice qui rendent les fêtes extravagantes.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Les théâtres de Vichy

Le Grand Casino n’est pas le seul établissement à proposer des spectacles. Le public nombreux pouvait assister à d’autres divertissements plus légers comme les opérettes, les vaudevilles ou les revues dans différents lieux, aujourd’hui disparus. Il y avait l’Éden Théâtre, devenu le Casino des Fleurs avant d’être démoli, le Théâtre de l’Alcazar, devenu l’Élysée Palace, ou le Petit Casino, devenu le Centre Culturel de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019
"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La bibliothèque musicale

Constituée progressivement et active jusqu’au début des années 60, cette bibliothèque est aujourd’hui l’une des plus importantes en France.
Vous avez peut-être eu la chance d’y entrer lors d’une visite guidée de l’Opéra.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Une promenade dans la cité thermale d’antan

Une fois encore, le Musée de l’Opéra de Vichy recrée une atmosphère. Ce n’est pas seulement une exposition, avec la présentation de nombreux documents issus des collections du musée ou de collections particulières, c’est un vrai voyage. La scénographie est particulièrement réussie et le fond musical accompagne parfaitement la visite.

Elle vous donnera sans doute envie de vous promener dans la ville et d’assister à un concert au kiosque. Justement, le programme d’été à l’Opéra est arrivé

Exposition au musée de l'Opéra

L’exposition est proposée dans le cadre de la candidature conjointe à l’UNESCO « Great Spas of Europe » à laquelle la Ville de Vichy est associée.

Pour plus d’informations

Le site web du Musée de l’Opéra de Vichy
Sa page Facebook

Exposition jusqu’au 15 décembre 2019.
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h (sauf jours fériés).

[ expo ] L’élégance en villégiature à voir jusqu’au 5 mai à Vichy

exposition de robes de la Fondation Vassiliev à Vichy
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Avant de refermer cette parenthèse au Second Empire, voici quelques images de la magnifique exposition de robes de la Fondation Vassiliev.
Il ne reste que quelques jours pour la visiter gratuitement au Palais des Congrès (entrée face au casino).

On peut à loisir admirer tous les petits détails de ces robes d’époque, présentées selon le moment de la journée et l’activité.
Une belle source d’inspiration pour moi qui commence à coudre et rêve déjà d’une nouvelle tenue pour la fête Napoléon III 2020…

Des vitrines montrent les accessoires des tenues. Il manque parfois une petite explication et les visiteurs engagent la conversation pour tenter de trouver l’usage de certains objets, comme le porte-bouquet, devenu pendant quelques instants un support à cornet de glace !

Plus d’informations

L’exposition est ouverte jusqu’au 5 mai, de 14h à 18h, au Palais des Congrès, Espace Sévigné. Accès par l’entrée côté Casino Grand Café.
Entrée libre.

Un week-end impérial

Fête Napoléon III - Vichy - 2019
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Après vous avoir parlé de la préparation, et après une journée à trier les photos et vidéos (et à me remettre de mes émotions), je peux vous raconter mon week-end à la Cour Impériale. Comme l’année dernière, la météo n’a pas été très clémente, mais nous avons encore passé trois jours inoubliables.

Offenbach à l’honneur

2019 est l’année du bicentenaire de la naissance d’Offenbach. Le « Grand Jacques » était donc à l’honneur pour le concert d’ouverture proposé par Paul Billard et Chamlumière. L’Auditorium Eugénie était bien trop petit et tout le monde n’a pas pu entrer.

Une haie d’honneur de crinolines et redingotes attendait les spectateurs, qui semblaient apprécier ce spectacle avant LE spectacle. Ils étaient d’ailleurs nombreux à s’arrêter pour faire des photos.
C’est l’association A la Cour Impériale qui avait revêtu ses plus belles tenues pour l’occasion.

On a aussi pu écouter Offenbach tout au long du week-end, au kiosque à musique de la Source de l’Hôpital avec 3 spectacles en alternance.
Malgré la pluie et le froid, les spectateurs étaient bien présents. C’était d’ailleurs tentant de se lever pour danser et se réchauffer sur ces airs tellement entrainants.

Imperial Park des Sources

Chaque année, le Parc des Sources se transforme en machine à voyager dans le temps. Regroupées en différents quartiers (bourgeois, militaires, artisans, cavaliers, enfants ou gourmands) les associations ont animé le parc pendant deux jours, en tentant d’échapper à la pluie. Il fallait parfois se réfugier sous la galerie couverte entre deux danses, ou se mettre à l’abri sous les tentes, mais la bonne humeur était bien présente.
Le canon résonnait dans le quartier militaire, pendant que les témoins se retrouvaient pour un duel, et que les enfants (et leurs parents) assistaient à un spectacle de guignol.

A la Cour Impériale vous accueillait dans le boudoir de Rosa. L’Empereur en personne est passé nous voir, et après sa visite (sans doute grâce au bouche à oreille), on se pressait devant l’entrée pour se renseigner sur les prestations et les tarifs.

Et avec un peu chance, on pouvait même croiser le couple impérial !

Des nouveautés en 2019

Bien sûr, les habitués auront reconnus certains stands et associations qui sont fidèles au rendez-vous chaque année. Mais il y avait aussi de nouvelles choses à découvrir et de nouveaux spectacles de la Cavalerie du Lys.

Cette année, une magnifique exposition montrait l’élégance en villégiature. Au Second Empire, on changeait de tenue plusieurs fois par jour, et on avait des robes adaptées à chaque circonstance : robe de bal, de thé, de promenade ou de visite.
Ce week-end, c’était drôle de voir des dames en crinolines penchées sur les vitrines comme si elles étaient là pour faire leurs emplettes.

Une cinquantaine de robes de la prestigieuse Fondation Alexandre Vassiliev sont présentées jusqu’au 5 mai au Palais des Congrès. Je vais d’ailleurs y retourner pour faire des photos.

Autre nouveauté, la visite du Chalet Impérial. Les réservations pour ces visites guidées ont très vite affiché complet et je n’ai pas pu y aller, mais j’ai pu voir des photos sur les réseaux sociaux et j’espère que ce lieu sera encore ouvert pour une autre occasion.

A la table de l’Empereur

Comme l’année dernière, nous sommes allés au dîner. Ma robe de bal était (enfin) terminée et Jean-François avait la tenue idéale pour m’accompagner.

Les danseurs de Carnet de Bal, Temps de Danse et K’Danse de Bourges nous ont une fois de plus émerveillés. A la fin, nous avons pu les rejoindre pour quelques pas de danse et nous avons fait notre premier Quadrille Français !


Un petit échauffement avant le bal du dimanche soir…

Retrouvez d’autres vidéos sur notre chaine Youtube.

Un défilé sous la pluie

Même si elle n’était pas aussi forte que l’année dernière, la pluie s’est encore invitée pour le défilé. Nous devions faire une démonstration sur le parvis de l’église Saint-Louis, mais nous avons dû nous réfugier dans l’église avant même les premières notes de musiques.

Puis nous avons rejoint le défilé, en accélérant un peu le pas vers la fin. Heureusement, le spectacle de clôture a eu lieu comme prévu sur la terrasse du Palais des Congrès. Le public était bien là, profitant jusqu’au bout de ce week-end.

Monsieur le Maire avait pour l’occasion une tenue d’époque, réalisée par Anne de La Fabrique du Hanneton. Un travail magnifique. Bravo Anne !

Et pour nous, c’était un bonheur de vivre ce moment au milieu des danseurs et des différentes associations.

Fête Napoléon III - 2019 - Vichy


En avant pour le quadrille

Le dimanche soir, c’est le traditionnel bal multi-époque.

Nous sommes restés au Second Empire, impatients de pouvoir danser quelques quadrilles et de participer aux danses de démonstration tout au long de la soirée.
Alors, pas de photos du bal cette année, mais vous pourrez voir ou revoir quelques vidéos sur l’article de l’an dernier.

A l’année prochaine !

Cette année, c’est au bras de Jean-François que j’ai pu me promener au temps du Second Empire. On s’est vraiment pris au jeu tous les deux et on a aimé l’ambiance si particulière tout au long du week-end.
Nous allons rangé nos crinolines et redingote et haut de forme…jusqu’à l’année prochaine.

[ expo ] Rétrospective Paul Devaux

Rétrospective Paul Devaux à Vichy - 2019
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Le 69e Salon de l’Académie du Vernet vient d’ouvrir ses portes avec une rétrospective consacrée à l’un de ses membres fondateurs, Paul Devaux.
Jusqu’au 14 avril, venez admirer l’œuvre de ce « tailleur d’images », qui a aussi pratiqué le dessin à la plume, l’aquarelle, le pastel.

Rétrospective Paul Devaux à Vichy - 2019

Quand j’ai vu l’affiche annonçant l’expo, j’ai sauté de joie.
Si le livre édité par la SHAVE est dans ma bibliothèque depuis quelques temps, je n’avais jamais eu la possibilité de voir « en vrai » ses magnifiques bois gravés.
C’est donc sans attendre que je suis allée visiter cette exposition que je vous recommande vivement.

Le « tailleur d’images »

Le Tailleur d’images c’est ainsi que se définissait ce graveur autodidacte, devenu éditeur pour diffuser son œuvre.
Il a aussi été illustrateur de presse, créateur de la revue L’Élan et fondateur de l’agence de publicité Primo.
Cet homme aux milles facettes a exercé son art dans des domaines aussi variés que l’affiche, les plaquettes pour le Syndicat d’initiative de Vichy, les commandes privées pour des ex-libris ou les illustrations pour les boites de bonbons Moinet (dont j’ignorais qu’elles étaient signées Paul Devaux).

Quel plaisir d’admirer ses bois gravés, et la jolie écriture de l’artiste !
On peut aussi y voir le travail de préparation et les croquis préalables, à l’aquarelle ou à la plume, des essais de tirages annotés et les matrices (une par couleur imprimée).

Si Paul Devaux a publié ses propres livres, il a aussi illustré de nombreux écrivains, pour une couverture ou un ouvrage entier.

Un régal pour les yeux

Cette exposition permet d’admirer le travail de Paul Devaux. On peut rester un moment à observer chaque trait si justement tracé, ou plutôt gravé.
Dans les grandes affiches, ou les minuscules gravures, l’équilibre et l’harmonie sont là, dans un style unique, à la fois traditionnel et tellement moderne. Que c’est beau !

Je sais déjà que j’y retournerai de temps en temps, pour revoir encore et encore toutes ces belles images. L’exposition ne dure qu’un mois, il faut en profiter.
Et en plus c’est gratuit…

Plus d’informations

Exposition jusqu’au 14 avril 2019, au Centre Culturel de Vichy, 20 rue du Maréchal Foch.
Du mardi au dimanche, de 14h30 à 18h.
Entrée libre.


Le site internet de l’Académie du Vernet.