[ Expo ] Il était une fois la Reine des villes d’eaux

Exposition "Il était une fois la Reine des villes d'eaux" - Vichy - 2019
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Le nom de Vichy m’évoque Napoléon III avec la fête qui le célèbre chaque année, la Belle Époque avec ses belles villas, le gouvernement de Pétain, ou les pastilles et les produits de beauté. Mais comment un petit bourg avec des sources connues depuis les romains est-il devenu la Reine des villes d’eaux ?
2000 ans d’histoire à découvrir dans une exposition événement, jusqu’au 3 novembre au Palais des Congrès.

Des origines au Vichy de demain

Des premières traces d’occupation aux projets pour demain, de l’agglomération romaine d’Aquæ Calidæ à Vichy candidate au patrimoine de l’UNESCO, l’exposition vous guidera au fil des époques et des étapes marquantes pour la ville.
Un parcours jalonné de dispositifs interactifs qui complètent les objets, les films et les documents choisis pour résumer cette histoire tellement riche. On peut, par exemple, localiser sur une carte les emplacements des objets trouvés lors des fouilles ou d’anciens bâtiments.
De petits quiz ponctuent aussi le parcours (je n’ai trouvé que 6 des 7 erreurs dans la salle consacrée à la naissance d’une ville d’eau…).
Du plafond, sont diffusées des ambiances sonores et même des odeurs !
Et en levant les yeux, on admire aussi les détails des salles du Palais des Congrès qui sert d’écrin à l’exposition.

Un parcours chronologique et 4 thématiques

Grâce aux 7 temps chronologiques, complétés par 4 présentations thématiques , l’histoire de Vichy n’aura plus de secret pour vous !

Les 7 temps chronologiques :

Aux origines, Aquae Calidae
L’émergence d’une ville d’eaux
La ville d’eaux impériale
Vichy Belle-Epoque
Vichy carrefour international
Vichy capitale de l’État Français
Vichy se réinvente

Les 4 thématiques :

La Journée du curiste
L’eau élément essentiel
Les métiers d’une ville thermale
Vichy un nom qui rayonne

Les déplacements peuvent donner une impression de labyrinthe où l’on aperçoit par endroit les autres salles, mais en suivant les flèches, on se laisse guider d’un chapitre à l’autre de la vie de Vichy.

On retrouve les chaises blanches que l’on voit sur les photos anciennes du Parc des Sources un peu partout, et c’est agréable d’y faire une pause, pour regarder un film ou lire un texte avant de repartir à la découverte de cette exposition dense et passionnante.

Une expo à voir et à revoir

J’ai vraiment aimé cette exposition et j’y retournerai régulièrement pour étudier de plus près chaque thématique, revoir et admirer encore les trésors exposés (et chercher la 7e erreur du quiz de 2e partie). La scénographie est superbe et nous plonge vraiment dans des ambiances différentes.

Le billet d’entrée comprend aussi la visite de la salle de l’Opéra (Opéra ouvre-toi !) et l’exposition de robes de la Fondation Vassiliev (déjà présentée pendant la Fête Napoléon III en avril).

Comptez une heure trente à deux heures de visite pour avoir le temps de tout voir. Il peut aussi être agréable de la voir en plusieurs fois, et de profiter des animations proposées régulièrement.

Un Pass nominatif existe (au prix de 15 euros), pour un accès illimité. Pensez à le demander en achetant votre billet.

Plus d’informations

Exposition au Palais des Congrès de Vichy jusqu’au 3 novembre 2019.
De nombreuses journées thématiques et animations sont proposées.

Tous les détails sur le site de la ville et sur Vichy Destinations.
 

PORTRAIT(S) #7 – Le rendez-vous photographique de Vichy

Festival Portrait(s) #7 - Vichy - 2019
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La 7e édition du festival vichyssois dédié au portrait en photographie vient de débuter : 10 expositions à voir jusqu’en septembre, en intérieur ou en plein air, avec une très belle sélection de photographes.

Un rendez-vous estival

L’inauguration du festival Portrait(s) est pour moi le signe que l’été est là et que j’aurai le plaisir, juste en me promenant en ville, d’admirer de belles photographies.
C’est aussi la liberté de jeter un coup d’œil en passant, ou de prendre le temps d’observer en détails toutes ces images, de venir spécialement pour les voir, de les revoir encore, avec d’autres lumières, à d’autres moments de la journée.
J’aime savoir que je vais les croiser dans mon quotidien, jusqu’au mois de septembre.

Il y a 6 lieux d’exposition, et tout est gratuit.

Philippe Halsman sur l’esplanade du lac d’Allier

Ce sera peut-être la plus vue des 10 expositions, puisque le bord d’Allier est un lieu de promenade cher aux Vichyssois.

Festival Portrait(s) #7 - Vichy - 2019

Philippe Halsman a travaillé pour les plus grands journaux américains et a signé plus de cent couvertures pour le magazine Life. Vedettes de cinéma, artistes et grands de ce monde sont ainsi passés devant son objectif, immortalisés dans des mises en scènes étonnantes ou posant de manière plus classique.

On n’imagine pas le nombre de prises nécessaires pour obtenir ce portrait, « Dali atomicus« , réalisé en 1948, sans les trucages actuels.
De sa complicité avec Dali est née une série d’images loufoques, jouant avec la célèbre moustache du peintre.

On lui doit aussi de nombreuses images de Marilyn Monroe, que vous croiserez sur l’esplanade, bondissante en robe de soirée.

Festival Portrait(s) #7 - Vichy - 2019

La « jumpology », imaginée par Philippe Halsman, c’est l’art de photographier des célébrités en train de sauter, pour obtenir des portraits plus naturels.
Marilyn Monroe, Grace Kelly, Maurice Chevalier, François Mauriac, et même le Duc et la Duchesse de Windsor se sont prêtés au jeu à l’époque !

Cette exposition est un vrai régal et je me réjouis de pouvoir la voir et la revoir tout simplement en me promenant au bord de l’Allier.

Ambroise Tézenas devant l’église Saint-Louis et devant la gare

Une autre exposition en plein air, et au cœur de Vichy, sur le parvis l’église Saint-Louis et devant la gare, fait le portrait de la ville et de ses habitants.

Ambroise Tézenas photographie des lieux bien connus des Vichyssois, mais dans une ambiance parfois un peu onirique.
Les images poétiques de celui qui se définit comme un « photographe de paysages documentaires », mettent en lumière les bâtiments remarquables de la Reine des villes d’eaux, candidate avec dix autres villes thermales d’Europe au patrimoine mondiale de l’Unesco.

Ces photos sont le fruit d’une résidence photographique, dans le cadre du festival, et sont publiées dans un livre, « Villa Mon Plaisir » aux éditions Filigranes.

Grâce à cette exposition, j’ai découvert le travail d’Ambroise Tézenas.

Dans les galeries d’exposition du Centre Culturel de Vichy

Aux murs de la grande salle d’exposition du Centre Culturel de Vichy , les visages de villageois africains photographiés par Bastiaan Woudt côtoient les images troublantes d’enfants en uniformes, rencontrés dans les pensionnats militaires d’Ukraine par Michal Chelbin. Un peu plus loin, Benni Valsson fait poser des anonymes ou des créateurs islandais dans des paysages urbains, et l’on voit grandir en photos la petite sœur, Alice, de la jeune photographe russe Turkina Faso dans des images qui mêlent étrangement fiction et documentaire.
L’Anglaise Tish Murtha a capturé la vie de ses amis et de sa famille, dressant un portrait cru d’une jeunesse désœuvrée et révoltée pendant l’ère Thatcher dans le nord de la Grande-Bretagne.

Tous ces travaux, si différents, montrent bien la diversité de l’art du portrait en photographie, tant par les sujets choisis que par leur traitement. Et les tirages sont d’une grande qualité.

Une expo à voir et à revoir jusqu’au 8 septembre 2019.

Le selfie sous toutes ses formes

Dans la deuxième salle, le photographe Olivier Culmann, commissaire invité pour cette édition 2019, a imaginé une exposition dédiée au selfie : « Selfies, Egaux/Egos ».

On y retrouve ce phénomène apparu avec les smartphones et qui prend des formes multiples, regroupées ici par catégories.
On découvre des facettes parfois méconnues de ce nouveau genre photographique, et ses buts tout aussi différents (communiquer, échanger, s’amuser, rentrer dans une communauté de pratiques, mais aussi revendiquer ou interpeller sur des faits de société plus sérieux ou graves…)

Valérie Baeriswyl à la médiathèque Valery-Larbaud

Valérie Baeriswyl est la lauréate 2019 du concours Portrait(s), avec une série de photographies documentaires réalisée au cœur d’une forêt en Haïti : « Forêt de pins« .

Je n’ai pas encore vu cette exposition, mais je compléterai cet article très prochainement.

Photo « empruntée » sur Facebook en attendant de voir l’expo – ©Valérie Baeriswyl

Dans le Hall du Centre Culturel de Vichy

Il me reste aussi à voir, dans le hall du Centre Culturel, l’exposition des travaux photographique des élèves de CP de l’école Georges Méchin et de la classe de BTS de l’ES Vichy.

Je vous en dirai plus très vite.

Festival Portrait(s) #7 - Vichy - 2019

Plus d’informations

Portrait(s) #7
7e édition du Rendez-vous photographique de Vichy du 14 juin au 8 septembre 2019.
Gratuit.
La page web du Festival Portrait(s) 2019.
La page Facebook.

[ Expo ] Habiller l’Opéra au CNCS

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019
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Dans sa nouvelle exposition « Habiller l’Opéra », le Centre National du Costume de Scène célèbre les 350 ans de l’Opéra de Paris, en retraçant l’histoire de cette institution, et l’évolution de l’esthétique du costume sur près de deux siècles.
Un gros coup de cœur pour A l’eau de Vichy !

Le CNCS et l’Opéra de Paris

La plupart des costumes exposés proviennent du fond patrimonial de l’Opéra de Paris, qui est conservé au CNCS, et qui s’enrichit régulièrement avec de nouvelles pièces issues des déclassements de productions.
Pour les costumes les plus récents présentés dans l’exposition, ils proviennent d’œuvres toujours au répertoire.

Pour ceux qui n’ont pas encore vu l’expo, attention, cet article comporte de nombreuses photos. N’allez pas plus loin si vous souhaitez garder la surprise.

Une scénographie à couper le souffle

A l’eau de Vichy, on aime le CNCS et on se réjouit à chaque nouvelle exposition.
Je suis toujours impressionnée par la scénographie et cette fois encore, j’ai adoré !

Avant même l’entrée dans l’expo, le ton est donné avec l’escalier du CNCS qui se prend un peu pour le célèbre escalier de l’Opéra Garnier.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019
Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Les scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovar ont imaginé un parcours dans l’architecture de Garnier et de Bastille.
Entourés de photos des détails caractéristiques de ces deux monuments, au milieu de velours rouge et de dorures, de miroirs et de reflets, enveloppés de musique on plonge immédiatement dans l’univers de l’Opéra de Paris.

Personnellement, j’ai vraiment eu le souffle coupé et j’ai d’abord fait un petit tour de l’expo sans m’attarder sur les costumes dans les vitrines, le temps de reprendre mes esprits.

Parcours chronologique, grandes étapes et évolutions

Comment résumer 350 ans d’une histoire aussi riche que celle de l’Opéra de Paris ?
C’est de manière chronologique, rythmée par les grandes étapes de l’histoire de l’institution, les courants esthétiques du ballet et de l’opéra et les grands succès du répertoire.
On y voit aussi l’évolution technique et la création de la nouvelle salle de l’Opéra Bastille.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Le Palais Garnier est inauguré le 5 janvier 1875. Il faudra alors adapter les productions à la nouvelle scène, plus grande.

C’est alors un dessinateur de costume unique qui habille tous les spectacles.

A partir de 1914, le nouveau directeur Jacques Rouché supprime ce principe et engage des équipes différentes pour chaque spectacle. Il élargit également le répertoire lyrique avec les grands compositeurs de son temps.
Les Ateliers de couture de l’Opéra doivent s’adapter à de grandes personnalités aux styles variés et fabriquer des costumes imaginés par des artistes comme Léon Bakst, Jean Cocteau ou Raoul Dufy.
Le répertoire chorégraphique s’enrichit aussi grâce à Serge Lifar, venu des Ballets Russes et engagé à la direction du ballet de l’Opéra de Paris en 1929. Il va systématiquement travailler avec des peintres.

Dans les années 1950-60, avec une nouvelle génération de décorateurs et costumiers, sont créés plusieurs productions devenues légendaires : Les Indes galantes, Obéron, La Flûte enchantée.

Avec les années 60 commence une période troublée dans tous les domaines (artistique, social et économique), la fréquentation est en baisse. La programmation de l’Opéra Garnier est contrastée, avec des reprises qui ne sont plus au goût du jour alternant avec de nouvelles productions brillantes et des interprètes de niveau international. Puis ce fut « l’ère Liebermann », avec le renouvellement du répertoire et les succès publics. Garnier est devenu trop petit et avec trop de contraintes empêchant d’enchainer les spectacles. Il faut une nouvelle salle, plus moderne. Ce sera l’Opéra Bastille.

L’arrivée d’Hugues Gall à la direction de l’Opéra en 1995 s’accompagne d’un changement de rythme et d’échelle dans la programmation des spectacles, à l’esthétique souvent spectaculaire qui exige un nombre de plus en plus important de costumes.

Depuis les années 2000, l’esthétique a bien changé, avec des costumes contemporains et des vêtements achetés dans des friperies. Le metteur en scène souhaite rendre l’œuvre plus contemporaine, en utilisant des costumes qui peuvent déstabiliser le spectateur, plus habitué à voir des costumes de l’époque de sa création.

Il est clair en tout cas que le costume a une part importante dans la mise en scène et qu’il constitue une mémoire de l’évolution du spectacle.

La dernière salle

La dernière salle est toujours spectaculaire et nous a laissé une fois de plus sans voix.
On y découvre un décor en mouvement présentant des costumes du Ballet de l’Opéra de Paris, depuis l’esthétique romantique jusqu’aux créations contemporaines. Un panorama incroyable où nous aurions pu rester des heures à admirer tous les petits détails de ces tenues.

L’espace Noureev

Pour la durée de l’exposition, l’espace permanent dédié à Rudolf Noureev se met aux couleurs de l’Opéra de Paris, dont il a été directeur de la danse. Il a aussi créé ses propres œuvres et invité de nombreux chorégraphes. Les costumes présentés évoquent cette période et on peut voir des photos de sa collections personnelle.

Les ateliers de coutures

S’il y a moins de vidéos que dans les expositions précédentes, puisque ce sont les costumes qui sont en lumière, une série de reportages sur les métiers de l’ombre sont proposés. On y voit par exemple les petites mains préparer les tutus.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Coup de cœur

C’est peu de dire que nous avons aimé cette exposition. Nous retournerons sans doute la voir, pour admirer encore des détails qui nous ont échappés, et nous replonger dans l’ambiance de l’Opéra de Paris.

Plus d’informations

Exposition Habiller l’Opéra
jusqu’au 3 novembre 2019 au CNCS de Moulins.

Le site du CNCS
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L’expo « Habiller l’Opéra » sur le site du CNCS
Les collections du CNCS en numérique
Le CNCS sur Google Arts & Culture

[ Expo ] CONGO PAINTINGS au Musée des Arts d’Afrique et d’Asie

Exposition "CONGO PAINTINGS" au Musée des arts d'Afrique et d'Asie de Vichy - 2019
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La nouvelle exposition du Musée des arts d’Afrique et d’Asie est consacrée à l’art si particulier du Congo, avec ses couleurs éclatantes et cette profusion de personnages et de détails dans chaque toile.
A voir à Vichy jusqu’au 31 octobre 2019.

L’art congolais à l’honneur

Le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie expose plus de 80 tableaux, des sculptures, du design et des vidéos, qui célèbrent le dynamisme de l’art, aujourd’hui, au Congo-Kinshasa.
CONGO PAINTINGS a vu le jour grâce aux collections de trois passionnés : Bernard Sexe, Philippe Pellering et Boris Vanhoutte.

Depuis quelques années, l’art congolais connaît un retentissement international et des lieux culturels prestigieux, comme la Fondation Cartier ou la Fondation Louis Vuitton, lui ont consacré des expositions à succès.

Dans une petite vidéo à l’entrée de l’exposition, ces artistes, qui connaissent aujourd’hui une reconnaissance internationale, nous souhaitent une bonne visite.

Un art coloré et dynamique

Le parcours est ponctué par des mots qui définissent les grands thèmes d’inspiration de ces artistes : « Kinshasa centre du monde », « ambiance », « musiques », « système K », « songeries », …

Dès la première salle, on se sent comme happé par toutes ces œuvres aux mille détails.
C’est un peu comme une BD à une seule case car les tableaux racontent des histoires.
Les cartels qui les accompagnent nous donnent les clés et les références pour mieux comprendre ces peintures.

La scénographie fait cohabiter les tableaux avec des objets anciens, qui illustrent l’histoire, riche et multiple du Congo. Un parallèle qui montre l’évolution des traditions, souvent présentes dans les tableaux.

Tout au long de l’exposition, des vidéos montrent les artistes en pleine création, et l’ambiance des rues de Kinshasa.

 guillemets début Ici, il n’y a pas de droit d’expression, mais l’expression est permanente. guillemets fin

Amateur d’art ou simple curieux, venez découvrir les « kinoiseries » et l’art coloré et plein d’énergie de ces artistes au style si particulier.

Exposition "CONGO PAINTINGS" au Musée des arts d'Afrique et d'Asie de Vichy - 2019

Un catalogue a été édité avec aussi des œuvres qui ne figurent pas dans l’exposition, faute de place.

Exposition "CONGO PAINTINGS" au Musée des arts d'Afrique et d'Asie de Vichy - 2019

Informations utiles

Le musée est ouvert de mai à octobre, du mardi au dimanche de 14h à 18h.
Tarif pour les individuels : 4 €. Gratuit jusqu’à 18 ans.
Visites guidées pour tous publics sur RDV.

Musée des Arts d’Afrique et d’Asie
16 avenue Thermale
03200 VICHY

Le site internet du musée
La page Facebook du musée

Faites une cure musicale à Vichy

"Une cure musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy, jusqu'au 15 décembre 2019
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Le Musée de l’Opéra de Vichy n’est peut-être pas très grand, mais la qualité de ces expositions n’est plus à démontrer. Cette fois, c’est une cure musicale qui vous est proposée, jusqu’au 15 décembre 2019.

Musique et thermalisme

« On fait beaucoup de musique à Vichy, pendant la saison. Les baigneurs vaquent aux soins de leur cure avec accompagnement d’orchestre, et cela, pour leur plus grand bien, car les vertus hygiéniques de la musique sont depuis longtemps reconnues et consacrées. »

Journal de Vichy, lundi 3 juin 1901

Indissociable du séjour du curiste, la musique l’accompagne tout au long de la journée. Car venir prendre les eaux, c’est aussi venir se divertir. Cela fait même partie du traitement et les médecins conseillent de se « tenir en gaité ».
Une prescription agréable que ne manquent pas de suivre les curistes, qui sont nombreux à s’abonner aux spectacles pour la durée de leur séjour.
Vous prendrez bien, vous aussi, une dose de gaité ? Nous vous recommandons pour cela la visite de la très belle exposition du Musée de l’Opéra de Vichy, « Une Cure Musicale à Vichy ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Naissance de l’Opéra de Vichy

Au début du XIXe siècle, les soins et les divertissements se passent au même endroit. L’établissement de première classe propose, en plus des espaces de soins, des salons dédiés aux jeux, aux bals et aux spectacles.
C’est après le premier séjour de Napoléon III en 1861, que la cité thermale va se transformer. L’Empereur souhaite qu’elle devienne la première station thermale européenne, et lance une série de travaux (aménagement urbain, parcs, …). Un casino est inauguré en 1865, séparant ainsi les soins des divertissements. Ce nouveau lieu propose en plus une salle de théâtre et permet donc d’assister à des pièces de théâtre et à de petites œuvres lyriques.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

A la fin du XIXe siècle, le casino (d’une capacité d’environ 1200 places) est trop petit et on pense à le transformer. Il faudra cependant attendre 1898 et les propositions de Charles Le Cœur pour qu’il soit agrandi et qu’une nouvelle salle soit construite dans son prolongement : l’Opéra de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

L’atelier de décor du Grand Casino

L’atelier est crée dès l’agrandissement du Casino et réalise l’ensemble des décors pour les nombreuses représentations. Il était situé derrière la gare et un grand magasin permettait de stocker les châssis et toiles de grandes dimensions.

Tout commençait par un croquis, d’après le livret d’opéra et les indications du metteur en scène. Puis un dessin plus détaillé et en couleur donnait un premier aperçu de chaque tableau du spectacle. Le décorateur réalisait ensuite une maquette en volume à l’échelle de 3 centimètre pour un mètre. Le projet validé pouvait ensuite être reproduit à la taille définitive sur d’immenses toiles tendues sur des châssis, et peintes à même le sol.
Grâce aux collections du Musée de l’Opéra de Vichy, on peut voir les différentes étapes de conception des décors par l’atelier.

Tout est fait pour que le plaisir ne quitte jamais les curistes

Durant la première moitié du XXe siècle, Vichy est sans conteste la « Reine des villes d’eaux » et attire, l’été, le monde entier.

La saison débute en mai, avec deux concerts quotidiens dans la salle des fêtes du Casino. A partir du 1er juin, il y a une représentation par jour au théâtre du Grand Casino avec de l’art lyrique et des comédies en alternance, précédés de trois concerts quotidiens. L’orchestre est engagé pour la saison avec des musiciens de Paris ou d’orchestres de Province. Ils sont dirigés par des chefs renommés. En plus de la troupe du Grand Casino, les chanteurs sont ceux de l’Opéra, de l’Opéra-Comique ou des célébrités en représentation.
La programmation variée propose des œuvres du répertoire, mais aussi des œuvres contemporaines, parfois créées à Vichy et dirigées par leur auteur en personne.
La troupe de théâtre et les danseurs complètent cette incroyable distribution.
Vichy est la « Capitale d’été de la musique ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La ville mise en scène

« C’est incroyable, ces villes d’eaux. Ce sont les seuls pays de féérie qui subsistent sur la terre ! En deux mois il s’y passe plus de choses que dans le reste de l’univers durant le reste de l’année. »

Maupassant, Mont-Oriol.

C’est vrai que les villes thermales ont un charme particulier.

Vichy, endormie pendant l’hiver, se réveille en été et se pare de fleurs et d’essences rares.
Les guides touristiques et les cartes postales la montrent d’ailleurs comme un écrin d’élégance et d’exotisme.
Hôtels et grands magasins sont prêt à recevoir les curistes et la ville tout entière devient un peu comme un décor de théâtre.

La saison peut commencer !

A l’affiche

Les curistes alternent les soins, les promenades et les divertissements.
Quel meilleur moyen que l’affiche pour lui proposer quotidiennement des distractions ?

On compte environ 150 affiches quotidiennes pour une saison.
L’exposition présente des affiches de la semaine du 7 au 13 juin 1920. Quel(s) spectacle(s) allez-vous choisir ?

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Vichy la nuit

La cité thermale change de visage à la nuit tombée, grâce à le « fée électricité ».

La lumière est partout, les lustres scintillent et font briller les tenues des élégantes.
La lumière est aussi un élément à part entière du spectacle avec les feux d’artifice qui rendent les fêtes extravagantes.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Les théâtres de Vichy

Le Grand Casino n’est pas le seul établissement à proposer des spectacles. Le public nombreux pouvait assister à d’autres divertissements plus légers comme les opérettes, les vaudevilles ou les revues dans différents lieux, aujourd’hui disparus. Il y avait l’Éden Théâtre, devenu le Casino des Fleurs avant d’être démoli, le Théâtre de l’Alcazar, devenu l’Élysée Palace, ou le Petit Casino, devenu le Centre Culturel de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019
"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La bibliothèque musicale

Constituée progressivement et active jusqu’au début des années 60, cette bibliothèque est aujourd’hui l’une des plus importantes en France.
Vous avez peut-être eu la chance d’y entrer lors d’une visite guidée de l’Opéra.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Une promenade dans la cité thermale d’antan

Une fois encore, le Musée de l’Opéra de Vichy recrée une atmosphère. Ce n’est pas seulement une exposition, avec la présentation de nombreux documents issus des collections du musée ou de collections particulières, c’est un vrai voyage. La scénographie est particulièrement réussie et le fond musical accompagne parfaitement la visite.

Elle vous donnera sans doute envie de vous promener dans la ville et d’assister à un concert au kiosque. Justement, le programme d’été à l’Opéra est arrivé

Exposition au musée de l'Opéra

L’exposition est proposée dans le cadre de la candidature conjointe à l’UNESCO « Great Spas of Europe » à laquelle la Ville de Vichy est associée.

Pour plus d’informations

Le site web du Musée de l’Opéra de Vichy
Sa page Facebook

Exposition jusqu’au 15 décembre 2019.
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h (sauf jours fériés).

[ expo ] L’élégance en villégiature à voir jusqu’au 5 mai à Vichy

exposition de robes de la Fondation Vassiliev à Vichy
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Avant de refermer cette parenthèse au Second Empire, voici quelques images de la magnifique exposition de robes de la Fondation Vassiliev.
Il ne reste que quelques jours pour la visiter gratuitement au Palais des Congrès (entrée face au casino).

On peut à loisir admirer tous les petits détails de ces robes d’époque, présentées selon le moment de la journée et l’activité.
Une belle source d’inspiration pour moi qui commence à coudre et rêve déjà d’une nouvelle tenue pour la fête Napoléon III 2020…

Des vitrines montrent les accessoires des tenues. Il manque parfois une petite explication et les visiteurs engagent la conversation pour tenter de trouver l’usage de certains objets, comme le porte-bouquet, devenu pendant quelques instants un support à cornet de glace !

Plus d’informations

L’exposition est ouverte jusqu’au 5 mai, de 14h à 18h, au Palais des Congrès, Espace Sévigné. Accès par l’entrée côté Casino Grand Café.
Entrée libre.

Un week-end impérial

Fête Napoléon III - Vichy - 2019
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Après vous avoir parlé de la préparation, et après une journée à trier les photos et vidéos (et à me remettre de mes émotions), je peux vous raconter mon week-end à la Cour Impériale. Comme l’année dernière, la météo n’a pas été très clémente, mais nous avons encore passé trois jours inoubliables.

Offenbach à l’honneur

2019 est l’année du bicentenaire de la naissance d’Offenbach. Le « Grand Jacques » était donc à l’honneur pour le concert d’ouverture proposé par Paul Billard et Chamlumière. L’Auditorium Eugénie était bien trop petit et tout le monde n’a pas pu entrer.

Une haie d’honneur de crinolines et redingotes attendait les spectateurs, qui semblaient apprécier ce spectacle avant LE spectacle. Ils étaient d’ailleurs nombreux à s’arrêter pour faire des photos.
C’est l’association A la Cour Impériale qui avait revêtu ses plus belles tenues pour l’occasion.

On a aussi pu écouter Offenbach tout au long du week-end, au kiosque à musique de la Source de l’Hôpital avec 3 spectacles en alternance.
Malgré la pluie et le froid, les spectateurs étaient bien présents. C’était d’ailleurs tentant de se lever pour danser et se réchauffer sur ces airs tellement entrainants.

Imperial Park des Sources

Chaque année, le Parc des Sources se transforme en machine à voyager dans le temps. Regroupées en différents quartiers (bourgeois, militaires, artisans, cavaliers, enfants ou gourmands) les associations ont animé le parc pendant deux jours, en tentant d’échapper à la pluie. Il fallait parfois se réfugier sous la galerie couverte entre deux danses, ou se mettre à l’abri sous les tentes, mais la bonne humeur était bien présente.
Le canon résonnait dans le quartier militaire, pendant que les témoins se retrouvaient pour un duel, et que les enfants (et leurs parents) assistaient à un spectacle de guignol.

A la Cour Impériale vous accueillait dans le boudoir de Rosa. L’Empereur en personne est passé nous voir, et après sa visite (sans doute grâce au bouche à oreille), on se pressait devant l’entrée pour se renseigner sur les prestations et les tarifs.

Et avec un peu chance, on pouvait même croiser le couple impérial !

Des nouveautés en 2019

Bien sûr, les habitués auront reconnus certains stands et associations qui sont fidèles au rendez-vous chaque année. Mais il y avait aussi de nouvelles choses à découvrir et de nouveaux spectacles de la Cavalerie du Lys.

Cette année, une magnifique exposition montrait l’élégance en villégiature. Au Second Empire, on changeait de tenue plusieurs fois par jour, et on avait des robes adaptées à chaque circonstance : robe de bal, de thé, de promenade ou de visite.
Ce week-end, c’était drôle de voir des dames en crinolines penchées sur les vitrines comme si elles étaient là pour faire leurs emplettes.

Une cinquantaine de robes de la prestigieuse Fondation Alexandre Vassiliev sont présentées jusqu’au 5 mai au Palais des Congrès. Je vais d’ailleurs y retourner pour faire des photos.

Autre nouveauté, la visite du Chalet Impérial. Les réservations pour ces visites guidées ont très vite affiché complet et je n’ai pas pu y aller, mais j’ai pu voir des photos sur les réseaux sociaux et j’espère que ce lieu sera encore ouvert pour une autre occasion.

A la table de l’Empereur

Comme l’année dernière, nous sommes allés au dîner. Ma robe de bal était (enfin) terminée et Jean-François avait la tenue idéale pour m’accompagner.

Les danseurs de Carnet de Bal, Temps de Danse et K’Danse de Bourges nous ont une fois de plus émerveillés. A la fin, nous avons pu les rejoindre pour quelques pas de danse et nous avons fait notre premier Quadrille Français !


Un petit échauffement avant le bal du dimanche soir…

Retrouvez d’autres vidéos sur notre chaine Youtube.

Un défilé sous la pluie

Même si elle n’était pas aussi forte que l’année dernière, la pluie s’est encore invitée pour le défilé. Nous devions faire une démonstration sur le parvis de l’église Saint-Louis, mais nous avons dû nous réfugier dans l’église avant même les premières notes de musiques.

Puis nous avons rejoint le défilé, en accélérant un peu le pas vers la fin. Heureusement, le spectacle de clôture a eu lieu comme prévu sur la terrasse du Palais des Congrès. Le public était bien là, profitant jusqu’au bout de ce week-end.

Monsieur le Maire avait pour l’occasion une tenue d’époque, réalisée par Anne de La Fabrique du Hanneton. Un travail magnifique. Bravo Anne !

Et pour nous, c’était un bonheur de vivre ce moment au milieu des danseurs et des différentes associations.

Fête Napoléon III - 2019 - Vichy


En avant pour le quadrille

Le dimanche soir, c’est le traditionnel bal multi-époque.

Nous sommes restés au Second Empire, impatients de pouvoir danser quelques quadrilles et de participer aux danses de démonstration tout au long de la soirée.
Alors, pas de photos du bal cette année, mais vous pourrez voir ou revoir quelques vidéos sur l’article de l’an dernier.

A l’année prochaine !

Cette année, c’est au bras de Jean-François que j’ai pu me promener au temps du Second Empire. On s’est vraiment pris au jeu tous les deux et on a aimé l’ambiance si particulière tout au long du week-end.
Nous allons rangé nos crinolines et redingote et haut de forme…jusqu’à l’année prochaine.

[ expo ] Rétrospective Paul Devaux

Rétrospective Paul Devaux à Vichy - 2019
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Le 69e Salon de l’Académie du Vernet vient d’ouvrir ses portes avec une rétrospective consacrée à l’un de ses membres fondateurs, Paul Devaux.
Jusqu’au 14 avril, venez admirer l’œuvre de ce « tailleur d’images », qui a aussi pratiqué le dessin à la plume, l’aquarelle, le pastel.

Rétrospective Paul Devaux à Vichy - 2019

Quand j’ai vu l’affiche annonçant l’expo, j’ai sauté de joie.
Si le livre édité par la SHAVE est dans ma bibliothèque depuis quelques temps, je n’avais jamais eu la possibilité de voir « en vrai » ses magnifiques bois gravés.
C’est donc sans attendre que je suis allée visiter cette exposition que je vous recommande vivement.

Le « tailleur d’images »

Le Tailleur d’images c’est ainsi que se définissait ce graveur autodidacte, devenu éditeur pour diffuser son œuvre.
Il a aussi été illustrateur de presse, créateur de la revue L’Élan et fondateur de l’agence de publicité Primo.
Cet homme aux milles facettes a exercé son art dans des domaines aussi variés que l’affiche, les plaquettes pour le Syndicat d’initiative de Vichy, les commandes privées pour des ex-libris ou les illustrations pour les boites de bonbons Moinet (dont j’ignorais qu’elles étaient signées Paul Devaux).

Quel plaisir d’admirer ses bois gravés, et la jolie écriture de l’artiste !
On peut aussi y voir le travail de préparation et les croquis préalables, à l’aquarelle ou à la plume, des essais de tirages annotés et les matrices (une par couleur imprimée).

Si Paul Devaux a publié ses propres livres, il a aussi illustré de nombreux écrivains, pour une couverture ou un ouvrage entier.

Un régal pour les yeux

Cette exposition permet d’admirer le travail de Paul Devaux. On peut rester un moment à observer chaque trait si justement tracé, ou plutôt gravé.
Dans les grandes affiches, ou les minuscules gravures, l’équilibre et l’harmonie sont là, dans un style unique, à la fois traditionnel et tellement moderne. Que c’est beau !

Je sais déjà que j’y retournerai de temps en temps, pour revoir encore et encore toutes ces belles images. L’exposition ne dure qu’un mois, il faut en profiter.
Et en plus c’est gratuit…

Plus d’informations

Exposition jusqu’au 14 avril 2019, au Centre Culturel de Vichy, 20 rue du Maréchal Foch.
Du mardi au dimanche, de 14h30 à 18h.
Entrée libre.


Le site internet de l’Académie du Vernet.

[ Expo ] Traits animés au MIJ de Moulins

Expo "Traits animés" au MIJ de Moulins - 2019
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Une fois n’est pas coutume, la nouvelle expo du Musée de l’Illustration Jeunesse de Moulins ne met pas en avant l’illustration, mais plutôt le processus créatif dans la fabrication de films d’animation.
En partenariat avec l’école Émile Cohl, elle vous fera aussi découvrir le travail de 10 artistes, qui ont chacun leur propre univers.

Du dessin à l’animation

Comment sont faits les films d’animation ? Par quel procédé magique un dessin va s’animer sous nos yeux ?

La première partie de l’exposition explique les principes de l’animation, grâce au Musée d’Annecy qui a prêté pour l’occasion plusieurs pièces anciennes.
On plonge ainsi dans l’histoire de l’animation avec de magnifiques lanternes magiques ou des jouets d’optique comme le praxinoscope, qui donne l’illusion du mouvement grâce à la persistance rétinienne.
C’est en plus très ludique puisqu’on peut jouer avec la plupart de ces objets.

Dix artistes et autant d’univers

On sait à présent ce qui nous permet de voir des dessins se mettre à bouger quand ils défilent très vite devant nos yeux ébahis. Mais que se passe-t-il en coulisses ? Comment sont imaginées les histoires, les personnages ? Et les sons ? Toutes ces étapes que l’on n’imagine même pas en voyant un film d’animation, et qui pourtant prennent des mois pour tout préparer, tout créer.

Tous ces métiers de l’ombre, c’est en haut de l’escalier que l’on va les découvrir, avec les secrets et les univers de 10 artistes : Gaël Brisou, Loïc Bruyère, Benoît Chieux, Alain Gagnol & Jean-Loup Felicioli, Jacques-Rémy Girerd Sylvie Léonard, Damien Louche-Pélissier, Jean-Charles Mbotti Malolo, Laurent Pouvaret et Samuel Ribeyron.

Des vitrines nous montrent tout le travail de préparation : les premiers croquis sur des supports variés ou des bouts de papier, la recherche des personnages et de leurs différentes attitudes, le storyboard, la construction en volume, la prise de vue image par image, …

On y découvre des univers très différents et de nombreuses techniques comme les papiers ou tissus découpés, les illustrations, les végétaux et objets en volume, la pâte à modeler…

On peut aussi voir les films réalisés par chacun.

A vous maintenant !

La théorie, c’est bien, mais vous pouvez aussi vous essayer au bruitage ou à l’animation image par image.

Des pas dans les feuilles mortes ? La bobine magnétique d’une vieille cassette audio que vous froisserez sous le micro fera parfaitement l’affaire !

Dommage que je n’ai pas réussi à voir le résultat de la petite scène animée avec les personnages articulés en papier. J’ai bien trouvé le bouton pour prendre les photos, mais rien pour visualiser le résultat…

De retour au rez-de-chaussée, petit tour dans la salle de projection et La Boite à Films, puis nous feuilletons quelques flipbooks avant de partir.

Plus d’informations

Exposition jusqu’au 16 juin 2019 au Musée de l’Illustration Jeunesse
Hôtel de Mora – 26 rue Voltaire à Moulins

Le site internet du musée
Sa page Facebook

La candidature de Vichy pour l’UNESCO

Je soutiens la candidature de Vichy à l'UNESCO
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Hier soir avait lieu une réunion publique d’échanges sur la démarche UNESCO. Le Salon d’Honneur de l’Hôtel de Ville était trop petit pour pouvoir accueillir tout le monde, preuve de l’intérêt de ce projet pour les Vichyssois.

Le patrimoine mondial

Voici une vidéo qui présente la notion de Patrimoine Mondial et le processus d’inscription à l’UNESCO.

Vichy et les « Great Spas of Europe », une candidature transnationale

Vichy n’est pas seule dans cette démarche. C’est une candidature commune, avec dix autres Grandes Villes d’Eaux d’Europe, sous le nom des « Great Spas of Europe », qui se prépare. Pas de concurrence entre elles donc, mais une volonté commune de faire aboutir ce beau projet.

Répartie dans 7 pays (Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, République Tchèque, Royaume-Uni ) ces onze villes thermales (Baden Baden, Bad Ems, Bad Kissingen, Bath, Baden bei Wien, Spa, Vichy, Montecatini Terme, Karlovy Vary, Frantiskovy Lázne, Mariánske Lázne), déjà sélectionnées au niveau national se sont réunies pour déposer une candidature commune à l’inscription sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.


Si le dossier est accepté, ce sont donc ces onze villes qui seront inscrites ensemble, sinon, aucune ne portera le label UNESCO.

Les critères

Pour postuler auprès de l’UNESCO, il faut pouvoir justifier d’une Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE).

La valeur universelle se retrouve dans l’eau et les soins. L’activité thermale est présente sur tous les continents.

La valeur exceptionnelle se juge selon des critères déterminés par l’UNESCO. Dans le cas des Great Spas of Europe, quatre critères sont mis en avant :
– l’influence sur l’architecture et l’évolution des villes modernes.
– la tradition avec plus de 2000 ans de thermalisme.
– la typologie urbaine unique.
– les vecteurs de culture transnationale.

Quand on se promène à Vichy, il est évident que la ville est bien différente de Paris ou Lyon, mais semblable à Baden Baden ou d’autres cités thermales.
On y retrouve le Hall des Sources et les établissements de soin, les parcs pour se promener, les hôtels et hébergements, les distractions culturelles et sportives.

Cette urbanisation, influencée par les cures et la vie thermale, la rend particulière et fait tout le charme des villes d’eaux.

Ces villes sont devenues des lieux de rencontres internationales et ont accueilli des personnalités importantes. Lieux de villégiatures privilégiés de grands artistes, elles ont inspirés de nombreux écrivains, musiciens ou peintres.

Il faut aussi montrer que nous avons préservé l’authenticité et l’intégrité de ce patrimoine.

La Reine des Villes d’Eaux

Vichy a reçu l’agrément du Ministère de la Culture pour représenter la France dans cette candidature transnationale.

Elle est la plus prestigieuse et la plus connue mondialement parmi les villes d’eaux françaises, avec ses 2000 ans d’histoire liée au thermalisme.

Chaque ville sélectionnée a son petit « slogan ». Vichy, est naturellement la « Reine des Villes d’Eaux », expression employée par Napoléon III en 1861.
Ce terme a d’ailleurs été déposé et appartient désormais à la ville.

Le dossier en quelques chiffres

Un tel dossier est évidemment impressionnant. Il est constitué de 3 volumes, comprend 8 chapitres et 1434 pages. Tout cela pèse 5,3 kilos pour une épaisseur de 10,5 centimètres.

Les biens proposés au classement

La zone du bien est un périmètre précis indiqué dans le dossier de candidature, qui se trouve essentiellement autour du quartier thermal et du vieux Vichy.
Il s’agit notamment des différentes sources et établissements thermaux, de l’Opéra, des galeries couvertes, des hébergements avec des hôtels et villas remarquables, de la structure urbaine, mais aussi du patrimoine naturel avec les parcs.

Autour se trouvera une zone tampon qui s’étendra jusqu’à la gare, au Parc des Bourins, et jusqu’au golf et à l’hippodrome.

C’est la zone du bien qui sera inscrit à l’UNESCO, pas la zone tampon. Des mesures de protections du bâti seront prises dans les deux zones.
La protection des sources et du patrimoine naturel existe déjà depuis longtemps.

Périmètre pour la candidature de Vichy à l'UNESCO

L’UNESCO n’impose pas de protection supplémentaire mais vérifie que la protection existante est bien respectée et demande des comptes tous les six ans.
Être classé à l’UNESCO est une reconnaissance, mais cela n’entraine pas une aide financière.

Les villes candidates ont, ou mettront en place des actions communes, avec la création d’un observatoire pour le suivi des sites, la réalisation d’un pack d’informations dans toutes les langues des villes membres, la promotion des échanges scolaires entre ces villes, un site internet dédié, ou encore un « Great Spas Festival » ou une journée « Patrimoine Mondial ».

Les médiations culturelles et les recherches historiques ne seront pas oubliées.

Il s’agit aussi d’établir un plan de gestion locale, avec des actions regroupées au sein de onze orientations essentielles et communes aux onze villes candidates.

Comment vivre et développer la ville en préservant le patrimoine bâti et naturel ? Comment se déplacer ? Comment gérer le tourisme durable et l’économie touristique ? Comment faire évoluer le thermalisme et l’hébergement ? Autant de questions qui se posent déjà.

Il faut réfléchir à un projet de territoire, car ce n’est pas seulement la ville, mais la région entière qui est concernée par les retombées de cette candidature.

Les étapes clés de la candidature

Tout a commencé en 2010, à l’initiative de la République Tchèque.

En mai 2016, Vichy est sur la liste indicative qui comprend alors 42 villes dont 7 villes françaises, présélectionnées et étudiées par des experts selon les critères de l’UNESCO : authenticité, intégrité et conservation, réputation internationale, structure urbaine et usage des sources.

Le 22 janvier 2019, les maires des 11 villes candidates ont signé le dossier qui a été déposé officiellement le 31 janvier.

Calendrier à venir (2019-2020)

Mars : complétude du dossier
Septembre / octobre : visite des sites
Décembre : huit clos puis échange avec les Great Spas of Europe pour d’éventuels ajustements
Mars : huit clos
Mai : conclusion publique
Juin / juillet 2020 : décision du Comité

Si nous espérons tous une décision favorable en 2020, il est possible qu’il y ait des navettes pour avoir un dossier qui répondrait mieux aux critères et que la validation intervienne dans quelques années.

2019, l’année UNESCO à Vichy

Le 14 juillet débutera une grande exposition au Palais des Congrès, visible jusqu’au 3 novembre.
Intitulée « Il était une fois la Reine des Villes d’Eaux », elle présentera, à la manière des contes de fées, un ruban chronologique de l’Antiquité à nos jours.
2000 ans d’histoire jusqu’à la candidature à l’UNESCO, avec 4 focus : l’eau, les produits Vichy, la journée d’un curiste et les personnels thermaux.

Une exposition qui s’annonce exceptionnelle, avec plus de 500 objets, des dispositifs numériques et « du jamais vu » !

Il y aura aussi de nombreuses visites guidées et animations tout au long de l’année, 11 colloques et 16 conférences de janvier à décembre !

Cinq expositions viendront compléter ce programme (Musée de l’Opéra, Musée des Arts d’Afrique et d’Asie, Festival Portrait(s), Académie du Vernet)

Devenez Ambassadeur !

Cette candidature ne pourra aboutir qu’avec la mobilisation et l’implication des habitants. Il y a déjà un vrai engagement à Vichy, comme l’atteste l’affluence à cette réunion publique.

Réunion publique sur la candidature de Vichy à l'UNESCO

Des associations, institutions et particuliers sont déjà engagés dans différents projets.

Vous aussi, vous pouvez soutenir Vichy et devenir un Ambassadeur.
Si ce n’est pas encore fait, vous pouvez remplir le formulaire en ligne.
Objectif minimum 25000 signatures !
Partagez le autour de vous, ou sur les réseaux sociaux

Mais remplir le formulaire ne suffit pas pour être un Ambassadeur. Il faut aussi pouvoir parler de cette candidature, connaitre notre slogan de « Reine des Villes d’Eaux » (ça c’est facile), mais aussi pouvoir citer au moins 3 des 7 pays et 3 des 11 villes candidates.

Peut-être que dans quelques mois, au détour d’une rue, quelqu’un vous posera des questions sur la candidature de Vichy à l’Unesco… Peut-être que ce sera un expert venu visiter nos sites et vérifier que la population est aussi impliquée et mobilisée dans ce projet…

Pour vous aidez, voici un petit résumé :

  • Candidature transnationale sous l’appellation de « Great Spas of Europe ».
  • 7 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, République Tchèque, Royaume-Uni
  • 11 villes : Baden Baden, Bad Ems, Bad Kissingen, Bath, Baden bei Wien, Spa, Vichy, Montecatini Terme, Karlovy Vary, Frantiskovy Lázne, Mariánske Lázne
  • Vichy est « La Reine des Villes d’Eaux »

Redevenir fier de notre histoire

Quand, venant de Paris, je parlais de notre installation à Vichy, il y avait souvent des remarques négatives, des idées reçues de ville démodée où rien ne se passe. Seules les personnes qui étaient déjà venues ici comprenaient notre démarche et nous prédisaient d’y être heureux.

Quand j’ai visité Le Havre, il y a quelques années, en discutant avec les habitants, ils nous parlaient souvent de l‘effet Unesco.
Il y a un avant et un après.
Les Havrais avaient en majorité une image peu positive de leur ville. On leur disait qu’elle était « moche ». Le label Unesco y a attiré des touristes venus découvrir un patrimoine unique et remarquable. Leur ville est alors devenue belle à leur yeux, et nous sentions une fierté pour eux, un plaisir d’en parler avec des gens venus parfois de loin pour la visiter.

C’est aux Havrais que j’en pensé, à la fin de la réunion, quand Frédéric Aguilera a conclu en disant qu’il fallait que Vichy redevienne une référence et que les Vichyssois redeviennent fier de leur Histoire et de leur patrimoine.

Car l’image de notre ville ne doit pas se limiter pas à quatre années, elle peut être fière de ces 2000 ans d’Histoire et de son patrimoine remarquable.

A l’eau de Vichy soutient la candidature de Vichy à l’UNESCO !

Plus d’informations

Le site de la ville dédié à cette candidature.
Soutenez la candidature de Vichy à l’UNESCO en remplissant le questionnaire en ligne.
Télécharger la brochure.