[ Expo ] Habiller l’Opéra au CNCS

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019
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Dans sa nouvelle exposition « Habiller l’Opéra », le Centre National du Costume de Scène célèbre les 350 ans de l’Opéra de Paris, en retraçant l’histoire de cette institution, et l’évolution de l’esthétique du costume sur près de deux siècles.
Un gros coup de cœur pour A l’eau de Vichy !

Le CNCS et l’Opéra de Paris

La plupart des costumes exposés proviennent du fond patrimonial de l’Opéra de Paris, qui est conservé au CNCS, et qui s’enrichit régulièrement avec de nouvelles pièces issues des déclassements de productions.
Pour les costumes les plus récents présentés dans l’exposition, ils proviennent d’œuvres toujours au répertoire.

Pour ceux qui n’ont pas encore vu l’expo, attention, cet article comporte de nombreuses photos. N’allez pas plus loin si vous souhaitez garder la surprise.

Une scénographie à couper le souffle

A l’eau de Vichy, on aime le CNCS et on se réjouit à chaque nouvelle exposition.
Je suis toujours impressionnée par la scénographie et cette fois encore, j’ai adoré !

Avant même l’entrée dans l’expo, le ton est donné avec l’escalier du CNCS qui se prend un peu pour le célèbre escalier de l’Opéra Garnier.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019
Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Les scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovar ont imaginé un parcours dans l’architecture de Garnier et de Bastille.
Entourés de photos des détails caractéristiques de ces deux monuments, au milieu de velours rouge et de dorures, de miroirs et de reflets, enveloppés de musique on plonge immédiatement dans l’univers de l’Opéra de Paris.

Personnellement, j’ai vraiment eu le souffle coupé et j’ai d’abord fait un petit tour de l’expo sans m’attarder sur les costumes dans les vitrines, le temps de reprendre mes esprits.

Parcours chronologique, grandes étapes et évolutions

Comment résumer 350 ans d’une histoire aussi riche que celle de l’Opéra de Paris ?
C’est de manière chronologique, rythmée par les grandes étapes de l’histoire de l’institution, les courants esthétiques du ballet et de l’opéra et les grands succès du répertoire.
On y voit aussi l’évolution technique et la création de la nouvelle salle de l’Opéra Bastille.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Le Palais Garnier est inauguré le 5 janvier 1875. Il faudra alors adapter les productions à la nouvelle scène, plus grande.

C’est alors un dessinateur de costume unique qui habille tous les spectacles.

A partir de 1914, le nouveau directeur Jacques Rouché supprime ce principe et engage des équipes différentes pour chaque spectacle. Il élargit également le répertoire lyrique avec les grands compositeurs de son temps.
Les Ateliers de couture de l’Opéra doivent s’adapter à de grandes personnalités aux styles variés et fabriquer des costumes imaginés par des artistes comme Léon Bakst, Jean Cocteau ou Raoul Dufy.
Le répertoire chorégraphique s’enrichit aussi grâce à Serge Lifar, venu des Ballets Russes et engagé à la direction du ballet de l’Opéra de Paris en 1929. Il va systématiquement travailler avec des peintres.

Dans les années 1950-60, avec une nouvelle génération de décorateurs et costumiers, sont créés plusieurs productions devenues légendaires : Les Indes galantes, Obéron, La Flûte enchantée.

Avec les années 60 commence une période troublée dans tous les domaines (artistique, social et économique), la fréquentation est en baisse. La programmation de l’Opéra Garnier est contrastée, avec des reprises qui ne sont plus au goût du jour alternant avec de nouvelles productions brillantes et des interprètes de niveau international. Puis ce fut « l’ère Liebermann », avec le renouvellement du répertoire et les succès publics. Garnier est devenu trop petit et avec trop de contraintes empêchant d’enchainer les spectacles. Il faut une nouvelle salle, plus moderne. Ce sera l’Opéra Bastille.

L’arrivée d’Hugues Gall à la direction de l’Opéra en 1995 s’accompagne d’un changement de rythme et d’échelle dans la programmation des spectacles, à l’esthétique souvent spectaculaire qui exige un nombre de plus en plus important de costumes.

Depuis les années 2000, l’esthétique a bien changé, avec des costumes contemporains et des vêtements achetés dans des friperies. Le metteur en scène souhaite rendre l’œuvre plus contemporaine, en utilisant des costumes qui peuvent déstabiliser le spectateur, plus habitué à voir des costumes de l’époque de sa création.

Il est clair en tout cas que le costume a une part importante dans la mise en scène et qu’il constitue une mémoire de l’évolution du spectacle.

La dernière salle

La dernière salle est toujours spectaculaire et nous a laissé une fois de plus sans voix.
On y découvre un décor en mouvement présentant des costumes du Ballet de l’Opéra de Paris, depuis l’esthétique romantique jusqu’aux créations contemporaines. Un panorama incroyable où nous aurions pu rester des heures à admirer tous les petits détails de ces tenues.

L’espace Noureev

Pour la durée de l’exposition, l’espace permanent dédié à Rudolf Noureev se met aux couleurs de l’Opéra de Paris, dont il a été directeur de la danse. Il a aussi créé ses propres œuvres et invité de nombreux chorégraphes. Les costumes présentés évoquent cette période et on peut voir des photos de sa collections personnelle.

Les ateliers de coutures

S’il y a moins de vidéos que dans les expositions précédentes, puisque ce sont les costumes qui sont en lumière, une série de reportages sur les métiers de l’ombre sont proposés. On y voit par exemple les petites mains préparer les tutus.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Coup de cœur

C’est peu de dire que nous avons aimé cette exposition. Nous retournerons sans doute la voir, pour admirer encore des détails qui nous ont échappés, et nous replonger dans l’ambiance de l’Opéra de Paris.

Plus d’informations

Exposition Habiller l’Opéra
jusqu’au 3 novembre 2019 au CNCS de Moulins.

Le site du CNCS
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L’expo « Habiller l’Opéra » sur le site du CNCS
Les collections du CNCS en numérique
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Murol au temps des chevaliers

Les Médiévales de Murol - 2019
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Nous avons décidé la veille de retourner aux Médiévales de Murol.
Le soleil serait au rendez-vous et nous avions beaucoup aimé notre visite l’année dernière. Alors, en route pour Murol et ses chevaliers !

Un petit tour au château

Avant de visiter le campement, nous sommes montés au château de Murol.
Nous n’avons pas suivi la visite guidée (même si elle est comprise dans le prix d’entrée), mais nous avons assisté au spectacle toujours aussi drôle.

Le campement médiéval

Nous avons quitté Guillaume de Murol pour descendre au campement.
C’est une vraie reconstitution puisque les compagnies vivent, mangent et dorment sur place, utilisant les outils et techniques du Moyen-Age. Il faut vraiment être passionné !

Les différents aspects de la vie au Moyen-Age étaient représentés et c’était sympa de discuter avec les artisans pour en savoir plus sur leur métier.
On pouvait même s’habiller comme à l’époque, le temps d’une photo, et tâter de l’épée avec les chevaliers.

Les cuisiniers étaient occupés à préparer le concours de cuisine : ingrédients imposés et techniques médiévales pour préparer un menu.

Une belle ambiance et un vrai plongeon dans l’histoire !

Des animations pour toute la famille

Un peu partout dans le village, on faisait ses emplettes sur les stands du marché médiéval et les restaurants avaient adapté leur menu.

Sur la place de l’église, les jeux du moyen-âge faisaient la joie des petits et des grands, en particulier ce jeu d’adresse qui se terminait souvent par une douche, salutaire par cette chaleur.

Les Médiévales de Murol - 2019

Dans l’après-midi, des initiations à la danse et des démonstrations de combats ont réunis les spectateurs au centre du campement.

Et la mêlée des enfants (que nous n’avions pas vu l’année dernière) était un grand moment de joie, à voir les sourires sur les visages.

Nous sommes repartis en fin d’après-midi mais la fête continuait avec un concert des Pies le soir, et des animations toute la journée du samedi.

En savoir plus

Les Médiévales de Murol se déroulent chaque année pendant le week-end de l’ascension, le vendredi et le samedi. Une belle idée de sortie en famille.

La page Facebook des Médiévales de Murol
Le site du château de Murol
Murol sur le site de l’Office de Tourisme du Sancy
Le site de la ville de Murol

Les Flamboyantes de Cusset #5

Les Flamboyantes #5 - Cusset - 2019
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Nous avions beaucoup aimé notre première visite de cette « fête médiévale et fantastique » l’année dernière. Alors, même si le ciel était bien gris aujourd’hui, nous sommes allés faire un petit tour à Cusset.

Plongée au Moyen-Age

Arrivés en fin de matinée, nous avons fait un premier petit tour vers les stands du Cours Lafayette avant de revenir place Victor Hugo vers la sauterelle géante de la compagnie Planète Vapeur.

Musique d’ambiance médiévale dans les rues recouvertes de paille et personnes costumées un peu partout, on est au Moyen-Age, c’est sûr !
Même les panneaux routiers sont cachés dans la zone de la fête et les restaurants affichent des menus spéciaux !

Quand les drapeaux volent

Parmi les animations proposées cette année, les lanceurs de drapeaux venus d’Italie, le Gruppo Storico Fivizzano, fait virevolter les couleurs au son des tambours. Un bien joli spectacle.

Des Chevaliers et des fauconniers

Place ensuite à la chevalerie Cours Lafayette, où nous assistons à un tournoi, avec la compagnie Cow Prod.

Après une petite balade dans les rues pour voir les échoppes (et quelques emplettes), nous sommes revenus voir les fauconniers des Géants du Ciel.
Les hiboux et chouettes n’en faisaient parfois qu’à leur tête mais le public était ravi de les voir de près dans les tribunes.

Nous sommes repartis vers 16h, heureux d’avoir passé quelques heures au Moyen-Age, malgré le ciel tout gris.

Un scénario et des nouveautés

Cette année, un scénario (« De l’ombre à la lumière ») se déroule tout au long du week-end et des surprises sont annoncées dans le programme. N’ayant passé que quelques heures, nous n’avons donc pas suivi cette histoire en toile de fond du festival, mais nous avons aimé les différentes animations et l’ambiance qui font des Flamboyantes un rendez-vous incontournable.

Les Flamboyantes #5 - Cusset - 2019

On souhaite que le soleil soit au rendez-vous demain pour la dernière journée des Flamboyantes cuvée 2019.

Faites une cure musicale à Vichy

"Une cure musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy, jusqu'au 15 décembre 2019
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Le Musée de l’Opéra de Vichy n’est peut-être pas très grand, mais la qualité de ces expositions n’est plus à démontrer. Cette fois, c’est une cure musicale qui vous est proposée, jusqu’au 15 décembre 2019.

Musique et thermalisme

« On fait beaucoup de musique à Vichy, pendant la saison. Les baigneurs vaquent aux soins de leur cure avec accompagnement d’orchestre, et cela, pour leur plus grand bien, car les vertus hygiéniques de la musique sont depuis longtemps reconnues et consacrées. »

Journal de Vichy, lundi 3 juin 1901

Indissociable du séjour du curiste, la musique l’accompagne tout au long de la journée. Car venir prendre les eaux, c’est aussi venir se divertir. Cela fait même partie du traitement et les médecins conseillent de se « tenir en gaité ».
Une prescription agréable que ne manquent pas de suivre les curistes, qui sont nombreux à s’abonner aux spectacles pour la durée de leur séjour.
Vous prendrez bien, vous aussi, une dose de gaité ? Nous vous recommandons pour cela la visite de la très belle exposition du Musée de l’Opéra de Vichy, « Une Cure Musicale à Vichy ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Naissance de l’Opéra de Vichy

Au début du XIXe siècle, les soins et les divertissements se passent au même endroit. L’établissement de première classe propose, en plus des espaces de soins, des salons dédiés aux jeux, aux bals et aux spectacles.
C’est après le premier séjour de Napoléon III en 1861, que la cité thermale va se transformer. L’Empereur souhaite qu’elle devienne la première station thermale européenne, et lance une série de travaux (aménagement urbain, parcs, …). Un casino est inauguré en 1865, séparant ainsi les soins des divertissements. Ce nouveau lieu propose en plus une salle de théâtre et permet donc d’assister à des pièces de théâtre et à de petites œuvres lyriques.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

A la fin du XIXe siècle, le casino (d’une capacité d’environ 1200 places) est trop petit et on pense à le transformer. Il faudra cependant attendre 1898 et les propositions de Charles Le Cœur pour qu’il soit agrandi et qu’une nouvelle salle soit construite dans son prolongement : l’Opéra de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

L’atelier de décor du Grand Casino

L’atelier est crée dès l’agrandissement du Casino et réalise l’ensemble des décors pour les nombreuses représentations. Il était situé derrière la gare et un grand magasin permettait de stocker les châssis et toiles de grandes dimensions.

Tout commençait par un croquis, d’après le livret d’opéra et les indications du metteur en scène. Puis un dessin plus détaillé et en couleur donnait un premier aperçu de chaque tableau du spectacle. Le décorateur réalisait ensuite une maquette en volume à l’échelle de 3 centimètre pour un mètre. Le projet validé pouvait ensuite être reproduit à la taille définitive sur d’immenses toiles tendues sur des châssis, et peintes à même le sol.
Grâce aux collections du Musée de l’Opéra de Vichy, on peut voir les différentes étapes de conception des décors par l’atelier.

Tout est fait pour que le plaisir ne quitte jamais les curistes

Durant la première moitié du XXe siècle, Vichy est sans conteste la « Reine des villes d’eaux » et attire, l’été, le monde entier.

La saison débute en mai, avec deux concerts quotidiens dans la salle des fêtes du Casino. A partir du 1er juin, il y a une représentation par jour au théâtre du Grand Casino avec de l’art lyrique et des comédies en alternance, précédés de trois concerts quotidiens. L’orchestre est engagé pour la saison avec des musiciens de Paris ou d’orchestres de Province. Ils sont dirigés par des chefs renommés. En plus de la troupe du Grand Casino, les chanteurs sont ceux de l’Opéra, de l’Opéra-Comique ou des célébrités en représentation.
La programmation variée propose des œuvres du répertoire, mais aussi des œuvres contemporaines, parfois créées à Vichy et dirigées par leur auteur en personne.
La troupe de théâtre et les danseurs complètent cette incroyable distribution.
Vichy est la « Capitale d’été de la musique ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La ville mise en scène

« C’est incroyable, ces villes d’eaux. Ce sont les seuls pays de féérie qui subsistent sur la terre ! En deux mois il s’y passe plus de choses que dans le reste de l’univers durant le reste de l’année. »

Maupassant, Mont-Oriol.

C’est vrai que les villes thermales ont un charme particulier.

Vichy, endormie pendant l’hiver, se réveille en été et se pare de fleurs et d’essences rares.
Les guides touristiques et les cartes postales la montrent d’ailleurs comme un écrin d’élégance et d’exotisme.
Hôtels et grands magasins sont prêt à recevoir les curistes et la ville tout entière devient un peu comme un décor de théâtre.

La saison peut commencer !

A l’affiche

Les curistes alternent les soins, les promenades et les divertissements.
Quel meilleur moyen que l’affiche pour lui proposer quotidiennement des distractions ?

On compte environ 150 affiches quotidiennes pour une saison.
L’exposition présente des affiches de la semaine du 7 au 13 juin 1920. Quel(s) spectacle(s) allez-vous choisir ?

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Vichy la nuit

La cité thermale change de visage à la nuit tombée, grâce à le « fée électricité ».

La lumière est partout, les lustres scintillent et font briller les tenues des élégantes.
La lumière est aussi un élément à part entière du spectacle avec les feux d’artifice qui rendent les fêtes extravagantes.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Les théâtres de Vichy

Le Grand Casino n’est pas le seul établissement à proposer des spectacles. Le public nombreux pouvait assister à d’autres divertissements plus légers comme les opérettes, les vaudevilles ou les revues dans différents lieux, aujourd’hui disparus. Il y avait l’Éden Théâtre, devenu le Casino des Fleurs avant d’être démoli, le Théâtre de l’Alcazar, devenu l’Élysée Palace, ou le Petit Casino, devenu le Centre Culturel de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019
"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La bibliothèque musicale

Constituée progressivement et active jusqu’au début des années 60, cette bibliothèque est aujourd’hui l’une des plus importantes en France.
Vous avez peut-être eu la chance d’y entrer lors d’une visite guidée de l’Opéra.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Une promenade dans la cité thermale d’antan

Une fois encore, le Musée de l’Opéra de Vichy recrée une atmosphère. Ce n’est pas seulement une exposition, avec la présentation de nombreux documents issus des collections du musée ou de collections particulières, c’est un vrai voyage. La scénographie est particulièrement réussie et le fond musical accompagne parfaitement la visite.

Elle vous donnera sans doute envie de vous promener dans la ville et d’assister à un concert au kiosque. Justement, le programme d’été à l’Opéra est arrivé

Exposition au musée de l'Opéra

L’exposition est proposée dans le cadre de la candidature conjointe à l’UNESCO « Great Spas of Europe » à laquelle la Ville de Vichy est associée.

Pour plus d’informations

Le site web du Musée de l’Opéra de Vichy
Sa page Facebook

Exposition jusqu’au 15 décembre 2019.
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h (sauf jours fériés).

Tous à l’Opéra…et au Centre culturel de Vichy

"Tous à l'Opéra" - 2019 - Vichy
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L’Opéra de Vichy participait à la 13e édition de l’événement annuel « Tous à l’Opéra » et ouvrait gratuitement ses portes samedi. Au programme : des visites guidées, des animations et des spectacles tout au long de la journée.

Comme l’année dernière, il fallait arriver tôt pour suivre les différentes visites guidées. Certaines, comme « Vue d’en haut » qui permettait de monter dans les cintres, affichait déjà complet à notre arrivée vers 9h30.
Ce sera pour l’année prochaine. En 2018, j’avais pu voir « l’envers du décor » et « les coulisses de haut en bas » et je voulais en savoir plus sur la lumière et le son.

"Tous à l'Opéra" - 2019 - Vichy

Au cœur du son

Nous avons suivi Laurent James, le régisseur son, qui nous a montré la console permettant de gérer les différents micros et enceintes de la salle de l’Opéra.

Le travail sur le son est différent selon le type de spectacle.
Pour l’opéra par exemple, les artistes ne portent pas de micro et leur voix ne sont pas amplifiées par des enceintes. Pourtant, des micros sont tout de même utilisés, mais seulement pour qu’il y ait un retour sur la scène du son de l’orchestre.
Pour le théâtre, des micros captent la scène mais les comédiens ont rarement des micros individuels.
Et pour les concerts, le son est encore traité différemment, avec les voix et les instruments. Et même s’il y a une balance son pendant les répétitions, le réglage final se fait parfois quand le spectacle a commencé.

L’arrivée du numérique a aussi fait évoluer le travail du son et facilité la préparation, avec la possibilité d’intervenir en wifi et de pouvoir ainsi se déplacer dans la salle pour affiner les réglages sur une tablette.

Et la lumière fut

Après le son, place à la lumière avec Michel Elie, régisseur lumière.
Il nous a emmenés dans un petit local a côté de la scène où une partie des projecteurs est stockée. Nous avons assisté à une petite démonstration de plusieurs projecteurs, avec des caractéristiques différentes qui permettent en les combinant de travailler la lumière pour créer des ambiances. C’est tout un art !

Après ces deux visites très intéressantes, j’ai eu une petite pensée pour ses deux passionnés par leur métier, quand j’ai assisté aux spectacles de l’après-midi.
La lumière et le son sont essentiels dans le spectacle vivant, et pourtant, on n’y pense rarement quand on est spectateur.

Le Centre Culturel ouvrait ses portes pour la première fois

En début d’après midi, en route pour le CCV qui proposait aussi des visites guidées.
C’est Karim Boulhaya, son directeur, qui nous a d’abord raconté l’histoire de ce lieu presque centenaire, au travers de vieilles cartes postales.
Puis nous l’avons suivi dans la salle Art Déco (dont j’ignorais qu’elle était classée) et nous sommes même montés sur la scène.
Au passage, nous avons pu admirer les vitraux de Francis Chigot (la Comédie, la Musique et la Tragédie), éclairés par le soleil.
Dommage de ne pas avoir pu monter à l’étage car j’aurais aimé photographier de plus près le magnifique plafond, mais le temps passe vite et le groupe suivant attendait pour la visite.

Des animations pour tout le monde

Retour à l’Opéra et ses animations variées. Café musical, maquillages autour du thème du songe d’une nuit d’été, par les élèves de l’École d’esthétique Fournier, spectacles et tout simplement le plaisir de se promener dans les couloirs et la salle de l’Opéra, il y en avait vraiment pour tous les goûts.

Je suis allée voir les spectacles.
D’abord les chœurs d’enfants des écoles primaires de Saint-Germain-des-Fossés et de Saulzet, puis le défilé de body painting et de maquillage. Ensuite, place à l’opérette avec l’Orchestre d’Harmonie de Vichy, puis l’Enfant et les Sortilèges par le Conservatoire de Vichy.

Le public était ravi et en redemandait. Certains pensaient même revenir le lendemain. Mais il faudra patienter jusqu’à l’année prochaine et la nouvelle édition de « Tous à l’Opéra ».

"Tous à l'Opéra" - 2019 - Vichy

Je n’attendrai pas autant pour revenir dans notre cher Opéra. Le programme d’été vient de sortir et j’en ai profité pour prendre quelques places : théâtre musical, opéra, comédie musicale, ballet…je vais me régaler !

Tous à l’Opéra de Vichy !

De Vesse…à Bellerive, un musée d’art et traditions populaires

Musée "De Vesse...à Bellerive"
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Savez-vous qu’à Bellerive se trouve en musée qui retrace l’histoire, la vie et l’évolution de la ville ? Injustement méconnu, ce petit musée va devoir fermé ses portes prochainement car le local qui l’abrite va être détruit. Pourtant, les bénévoles qui font vivre ce lieu souhaitent le voir renaitre au plus vite.

Quand Bellerive s’appelait Vesse

De Vesse…à Bellerive, car la ville a changé de nom le 23 janvier 1903. Pourtant, son histoire remonte bien plus loin puisque la rive gauche de l’Allier est habitée depuis l’époque Gallo-romaine.

A l’origine de ce musée, quelques instituteurs de l’école voisine qui ont préservé les objets d’une autre époque. Au fil du temps, les objets deviennent de plus en plus nombreux, et l’idée d’un musée pour les exposer se concrétise en 1989. Il prend place dans les préfabriqués délaissés par le Collège.

Les collections s’organisent en différents thèmes, présentant la vie, l’habitat, l’artisanat, les costumes, les mœurs et l’éducation, de la fin du XIXème au début du XXIème siècle, dans la bourgade de Vesse devenue la ville de Bellerive.

Dans l’ombre de Vichy

Mais Bellerive est restée dans l’ombre de la Reine des Villes d’Eaux.
Sa fonction était de nourrir Vichy ; la « Ferme Modèle des Penaix » de Vesse (devenue médiathèque) fournissait tout le lait nécessaire aux hôpitaux et hôtels de Vichy et les maraichers alimentaient les épiceries et les marchés.

Pourtant, Bellerive a une vraie histoire, qui mérite tout autant d’être racontée.

Un lieu à découvrir, des bénévoles pour le faire vivre

En passant d’une salle à une autre, on a l’impression d’explorer le grenier de Grand-Maman. Certains objets nous rappellent des souvenirs d’enfance, d’autres sont un mystère. J’ai plusieurs fois donné ma langue au chat avant de découvrir leur utilité, grâce aux deux bénévoles qui nous ont reçus et guidés au milieu de cette multitude d’objets, tous classés et mis en scène.

J’ai beaucoup aimé pouvoir progresser au milieu de ces ambiances reconstituées pour présenter les métiers d’autrefois, les objets du quotidiens, bref, la vie de nos grands-parents ou arrière-grands-parents.
C’est tellement plus agréable que de les voir à travers une vitre !

Ce musée était un vrai lieu de vie, en accueillant aussi des expositions temporaires, et des conférences variées proposées tous les deux mois environ. La dernière a eu lieu le 16 mars dernier.

Quel avenir pour ces collections ?

Bref, je vous invite à découvrir cet étonnant musée avant que tous ces trésors ne rejoignent les cartons où ils vont être stockés dans quelques semaines. Espérons qu’ils trouvent très vite un nouvel écrin pour que le public puisse encore les voir.

Car malgré le soutien des différents élus, alors que la destruction du local approche à grand pas, aucune solution concrète n’existe actuellement.

Plus d’informations

Le musée est ouvert le samedi de 15h à 18h (ou sur rendez-vous).

Musée « De Vesse…à Bellerive »
Centre communal d’animation
Rue Jean Macé
03700 Bellerive-sur-Allier
Téléphone :  04 70 32 15 29

[ Expo ] Traits animés au MIJ de Moulins

Expo "Traits animés" au MIJ de Moulins - 2019
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Une fois n’est pas coutume, la nouvelle expo du Musée de l’Illustration Jeunesse de Moulins ne met pas en avant l’illustration, mais plutôt le processus créatif dans la fabrication de films d’animation.
En partenariat avec l’école Émile Cohl, elle vous fera aussi découvrir le travail de 10 artistes, qui ont chacun leur propre univers.

Du dessin à l’animation

Comment sont faits les films d’animation ? Par quel procédé magique un dessin va s’animer sous nos yeux ?

La première partie de l’exposition explique les principes de l’animation, grâce au Musée d’Annecy qui a prêté pour l’occasion plusieurs pièces anciennes.
On plonge ainsi dans l’histoire de l’animation avec de magnifiques lanternes magiques ou des jouets d’optique comme le praxinoscope, qui donne l’illusion du mouvement grâce à la persistance rétinienne.
C’est en plus très ludique puisqu’on peut jouer avec la plupart de ces objets.

Dix artistes et autant d’univers

On sait à présent ce qui nous permet de voir des dessins se mettre à bouger quand ils défilent très vite devant nos yeux ébahis. Mais que se passe-t-il en coulisses ? Comment sont imaginées les histoires, les personnages ? Et les sons ? Toutes ces étapes que l’on n’imagine même pas en voyant un film d’animation, et qui pourtant prennent des mois pour tout préparer, tout créer.

Tous ces métiers de l’ombre, c’est en haut de l’escalier que l’on va les découvrir, avec les secrets et les univers de 10 artistes : Gaël Brisou, Loïc Bruyère, Benoît Chieux, Alain Gagnol & Jean-Loup Felicioli, Jacques-Rémy Girerd Sylvie Léonard, Damien Louche-Pélissier, Jean-Charles Mbotti Malolo, Laurent Pouvaret et Samuel Ribeyron.

Des vitrines nous montrent tout le travail de préparation : les premiers croquis sur des supports variés ou des bouts de papier, la recherche des personnages et de leurs différentes attitudes, le storyboard, la construction en volume, la prise de vue image par image, …

On y découvre des univers très différents et de nombreuses techniques comme les papiers ou tissus découpés, les illustrations, les végétaux et objets en volume, la pâte à modeler…

On peut aussi voir les films réalisés par chacun.

A vous maintenant !

La théorie, c’est bien, mais vous pouvez aussi vous essayer au bruitage ou à l’animation image par image.

Des pas dans les feuilles mortes ? La bobine magnétique d’une vieille cassette audio que vous froisserez sous le micro fera parfaitement l’affaire !

Dommage que je n’ai pas réussi à voir le résultat de la petite scène animée avec les personnages articulés en papier. J’ai bien trouvé le bouton pour prendre les photos, mais rien pour visualiser le résultat…

De retour au rez-de-chaussée, petit tour dans la salle de projection et La Boite à Films, puis nous feuilletons quelques flipbooks avant de partir.

Plus d’informations

Exposition jusqu’au 16 juin 2019 au Musée de l’Illustration Jeunesse
Hôtel de Mora – 26 rue Voltaire à Moulins

Le site internet du musée
Sa page Facebook

Je soutiens Vichy, candidate à l’UNESCO

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Hier soir, Frédéric Aguilera présentait ses vœux à l’Opéra. L’occasion d’annoncer ce qui se passera pour notre ville en 2019 et dans les années à venir.
Dans quelques jours, Vichy sera officiellement candidate, avec les Grandes Villes d’Eaux d’Europe, au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Sous le nom des Great Spas of Europe, onze villes d’eaux représentatives du thermalisme européen se sont réunies pour déposer une candidature commune.

Bad Ems, Baden Baden, Bad Kissingen, Bath, Baden bei Wein, Spa, Vichy, Montecatini Terme, Karlovy Vary,  Františkovy Lázně et Mariánské Lázně croisent donc les doigts en attendant la décision prochaine.
Espérons que cela prendra moins de temps que le classement de la chaîne des Puys.

Mais le processus et en route et nous pouvons (vous pouvez) déjà le soutenir, en arborant le badge et en remplissant le formulaire sur le site dédié : www.ville-vichy.fr/unesco
Un site à suivre, où vous trouverez les infos et actualités liés à notre candidature.
Une page Facebook et un compte Twitter ont également été créés.

De nombreuses animations seront proposées à partir du 13 juillet avec une grande exposition au Palais des Congrès et de nombreux colloques et journées spéciales.

Je soutiens Vichy candidate au patrimoine mondial UNESCO

Bien sûr A l’eau de Vichy soutient cette candidature et nous vous donnerons régulièrement des informations sur les événements organisés.

Visite au musée des Arts d’Afrique et d’Asie

Musée des Arts d'Afrique et d'Asie de Vichy
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Il ne vous reste que quelques jours pour visiter le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie avant qu’il ne ferme pour l’hiver, le 31 octobre prochain.
Cette année encore, on peut y voir deux expositions, ainsi que le Culturoscope.

Musée des Arts d'Afrique et d'Asie de Vichy la suite…

Les journées du patrimoine à Vichy

Journées du Patrimoine 2018 - Vichy
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Chaque année, le temps d’un week-end, les portes s’ouvrent dans toute la France et des visites sont proposées un peu partout. A Vichy, les thèmes étaient variés. J’ai étudié le programme et fait ma petite liste.

Des lieux à découvrir ou redécouvrir

L’opéra, les église Saint-Louis et Saint-Blaise, lieux incontournables de Vichy étaient à voir bien sûr. Les musées de l’Opéra et des Arts d’Afrique et d’Asie étaient gratuits pour l’occasion.

Mais j’avais repéré deux lieux habituellement fermés : l’Hôtel de Ville et le Temple Protestant qui ouvraient leurs portes au public. la suite…