Faites une cure musicale à Vichy

"Une cure musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy, jusqu'au 15 décembre 2019
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Le Musée de l’Opéra de Vichy n’est peut-être pas très grand, mais la qualité de ces expositions n’est plus à démontrer. Cette fois, c’est une cure musicale qui vous est proposée, jusqu’au 15 décembre 2019.

Musique et thermalisme

« On fait beaucoup de musique à Vichy, pendant la saison. Les baigneurs vaquent aux soins de leur cure avec accompagnement d’orchestre, et cela, pour leur plus grand bien, car les vertus hygiéniques de la musique sont depuis longtemps reconnues et consacrées. »

Journal de Vichy, lundi 3 juin 1901

Indissociable du séjour du curiste, la musique l’accompagne tout au long de la journée. Car venir prendre les eaux, c’est aussi venir se divertir. Cela fait même partie du traitement et les médecins conseillent de se « tenir en gaité ».
Une prescription agréable que ne manquent pas de suivre les curistes, qui sont nombreux à s’abonner aux spectacles pour la durée de leur séjour.
Vous prendrez bien, vous aussi, une dose de gaité ? Nous vous recommandons pour cela la visite de la très belle exposition du Musée de l’Opéra de Vichy, « Une Cure Musicale à Vichy ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Naissance de l’Opéra de Vichy

Au début du XIXe siècle, les soins et les divertissements se passent au même endroit. L’établissement de première classe propose, en plus des espaces de soins, des salons dédiés aux jeux, aux bals et aux spectacles.
C’est après le premier séjour de Napoléon III en 1861, que la cité thermale va se transformer. L’Empereur souhaite qu’elle devienne la première station thermale européenne, et lance une série de travaux (aménagement urbain, parcs, …). Un casino est inauguré en 1865, séparant ainsi les soins des divertissements. Ce nouveau lieu propose en plus une salle de théâtre et permet donc d’assister à des pièces de théâtre et à de petites œuvres lyriques.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

A la fin du XIXe siècle, le casino (d’une capacité d’environ 1200 places) est trop petit et on pense à le transformer. Il faudra cependant attendre 1898 et les propositions de Charles Le Cœur pour qu’il soit agrandi et qu’une nouvelle salle soit construite dans son prolongement : l’Opéra de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

L’atelier de décor du Grand Casino

L’atelier est crée dès l’agrandissement du Casino et réalise l’ensemble des décors pour les nombreuses représentations. Il était situé derrière la gare et un grand magasin permettait de stocker les châssis et toiles de grandes dimensions.

Tout commençait par un croquis, d’après le livret d’opéra et les indications du metteur en scène. Puis un dessin plus détaillé et en couleur donnait un premier aperçu de chaque tableau du spectacle. Le décorateur réalisait ensuite une maquette en volume à l’échelle de 3 centimètre pour un mètre. Le projet validé pouvait ensuite être reproduit à la taille définitive sur d’immenses toiles tendues sur des châssis, et peintes à même le sol.
Grâce aux collections du Musée de l’Opéra de Vichy, on peut voir les différentes étapes de conception des décors par l’atelier.

Tout est fait pour que le plaisir ne quitte jamais les curistes

Durant la première moitié du XXe siècle, Vichy est sans conteste la « Reine des villes d’eaux » et attire, l’été, le monde entier.

La saison débute en mai, avec deux concerts quotidiens dans la salle des fêtes du Casino. A partir du 1er juin, il y a une représentation par jour au théâtre du Grand Casino avec de l’art lyrique et des comédies en alternance, précédés de trois concerts quotidiens. L’orchestre est engagé pour la saison avec des musiciens de Paris ou d’orchestres de Province. Ils sont dirigés par des chefs renommés. En plus de la troupe du Grand Casino, les chanteurs sont ceux de l’Opéra, de l’Opéra-Comique ou des célébrités en représentation.
La programmation variée propose des œuvres du répertoire, mais aussi des œuvres contemporaines, parfois créées à Vichy et dirigées par leur auteur en personne.
La troupe de théâtre et les danseurs complètent cette incroyable distribution.
Vichy est la « Capitale d’été de la musique ».

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La ville mise en scène

« C’est incroyable, ces villes d’eaux. Ce sont les seuls pays de féérie qui subsistent sur la terre ! En deux mois il s’y passe plus de choses que dans le reste de l’univers durant le reste de l’année. »

Maupassant, Mont-Oriol.

C’est vrai que les villes thermales ont un charme particulier.

Vichy, endormie pendant l’hiver, se réveille en été et se pare de fleurs et d’essences rares.
Les guides touristiques et les cartes postales la montrent d’ailleurs comme un écrin d’élégance et d’exotisme.
Hôtels et grands magasins sont prêt à recevoir les curistes et la ville tout entière devient un peu comme un décor de théâtre.

La saison peut commencer !

A l’affiche

Les curistes alternent les soins, les promenades et les divertissements.
Quel meilleur moyen que l’affiche pour lui proposer quotidiennement des distractions ?

On compte environ 150 affiches quotidiennes pour une saison.
L’exposition présente des affiches de la semaine du 7 au 13 juin 1920. Quel(s) spectacle(s) allez-vous choisir ?

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Vichy la nuit

La cité thermale change de visage à la nuit tombée, grâce à le « fée électricité ».

La lumière est partout, les lustres scintillent et font briller les tenues des élégantes.
La lumière est aussi un élément à part entière du spectacle avec les feux d’artifice qui rendent les fêtes extravagantes.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Les théâtres de Vichy

Le Grand Casino n’est pas le seul établissement à proposer des spectacles. Le public nombreux pouvait assister à d’autres divertissements plus légers comme les opérettes, les vaudevilles ou les revues dans différents lieux, aujourd’hui disparus. Il y avait l’Éden Théâtre, devenu le Casino des Fleurs avant d’être démoli, le Théâtre de l’Alcazar, devenu l’Élysée Palace, ou le Petit Casino, devenu le Centre Culturel de Vichy.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019
"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

La bibliothèque musicale

Constituée progressivement et active jusqu’au début des années 60, cette bibliothèque est aujourd’hui l’une des plus importantes en France.
Vous avez peut-être eu la chance d’y entrer lors d’une visite guidée de l’Opéra.

"Une Cure Musicale à Vichy", exposition au Musée de l'Opéra de Vichy - 2019

Une promenade dans la cité thermale d’antan

Une fois encore, le Musée de l’Opéra de Vichy recrée une atmosphère. Ce n’est pas seulement une exposition, avec la présentation de nombreux documents issus des collections du musée ou de collections particulières, c’est un vrai voyage. La scénographie est particulièrement réussie et le fond musical accompagne parfaitement la visite.

Elle vous donnera sans doute envie de vous promener dans la ville et d’assister à un concert au kiosque. Justement, le programme d’été à l’Opéra est arrivé

Exposition au musée de l'Opéra

L’exposition est proposée dans le cadre de la candidature conjointe à l’UNESCO « Great Spas of Europe » à laquelle la Ville de Vichy est associée.

Pour plus d’informations

Le site web du Musée de l’Opéra de Vichy
Sa page Facebook

Exposition jusqu’au 15 décembre 2019.
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h (sauf jours fériés).

Tous à l’Opéra…et au Centre culturel de Vichy

"Tous à l'Opéra" - 2019 - Vichy
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L’Opéra de Vichy participait à la 13e édition de l’événement annuel « Tous à l’Opéra » et ouvrait gratuitement ses portes samedi. Au programme : des visites guidées, des animations et des spectacles tout au long de la journée.

Comme l’année dernière, il fallait arriver tôt pour suivre les différentes visites guidées. Certaines, comme « Vue d’en haut » qui permettait de monter dans les cintres, affichait déjà complet à notre arrivée vers 9h30.
Ce sera pour l’année prochaine. En 2018, j’avais pu voir « l’envers du décor » et « les coulisses de haut en bas » et je voulais en savoir plus sur la lumière et le son.

"Tous à l'Opéra" - 2019 - Vichy

Au cœur du son

Nous avons suivi Laurent James, le régisseur son, qui nous a montré la console permettant de gérer les différents micros et enceintes de la salle de l’Opéra.

Le travail sur le son est différent selon le type de spectacle.
Pour l’opéra par exemple, les artistes ne portent pas de micro et leur voix ne sont pas amplifiées par des enceintes. Pourtant, des micros sont tout de même utilisés, mais seulement pour qu’il y ait un retour sur la scène du son de l’orchestre.
Pour le théâtre, des micros captent la scène mais les comédiens ont rarement des micros individuels.
Et pour les concerts, le son est encore traité différemment, avec les voix et les instruments. Et même s’il y a une balance son pendant les répétitions, le réglage final se fait parfois quand le spectacle a commencé.

L’arrivée du numérique a aussi fait évoluer le travail du son et facilité la préparation, avec la possibilité d’intervenir en wifi et de pouvoir ainsi se déplacer dans la salle pour affiner les réglages sur une tablette.

Et la lumière fut

Après le son, place à la lumière avec Michel Elie, régisseur lumière.
Il nous a emmenés dans un petit local a côté de la scène où une partie des projecteurs est stockée. Nous avons assisté à une petite démonstration de plusieurs projecteurs, avec des caractéristiques différentes qui permettent en les combinant de travailler la lumière pour créer des ambiances. C’est tout un art !

Après ces deux visites très intéressantes, j’ai eu une petite pensée pour ses deux passionnés par leur métier, quand j’ai assisté aux spectacles de l’après-midi.
La lumière et le son sont essentiels dans le spectacle vivant, et pourtant, on n’y pense rarement quand on est spectateur.

Le Centre Culturel ouvrait ses portes pour la première fois

En début d’après midi, en route pour le CCV qui proposait aussi des visites guidées.
C’est Karim Boulhaya, son directeur, qui nous a d’abord raconté l’histoire de ce lieu presque centenaire, au travers de vieilles cartes postales.
Puis nous l’avons suivi dans la salle Art Déco (dont j’ignorais qu’elle était classée) et nous sommes même montés sur la scène.
Au passage, nous avons pu admirer les vitraux de Francis Chigot (la Comédie, la Musique et la Tragédie), éclairés par le soleil.
Dommage de ne pas avoir pu monter à l’étage car j’aurais aimé photographier de plus près le magnifique plafond, mais le temps passe vite et le groupe suivant attendait pour la visite.

Des animations pour tout le monde

Retour à l’Opéra et ses animations variées. Café musical, maquillages autour du thème du songe d’une nuit d’été, par les élèves de l’École d’esthétique Fournier, spectacles et tout simplement le plaisir de se promener dans les couloirs et la salle de l’Opéra, il y en avait vraiment pour tous les goûts.

Je suis allée voir les spectacles.
D’abord les chœurs d’enfants des écoles primaires de Saint-Germain-des-Fossés et de Saulzet, puis le défilé de body painting et de maquillage. Ensuite, place à l’opérette avec l’Orchestre d’Harmonie de Vichy, puis l’Enfant et les Sortilèges par le Conservatoire de Vichy.

Le public était ravi et en redemandait. Certains pensaient même revenir le lendemain. Mais il faudra patienter jusqu’à l’année prochaine et la nouvelle édition de « Tous à l’Opéra ».

"Tous à l'Opéra" - 2019 - Vichy

Je n’attendrai pas autant pour revenir dans notre cher Opéra. Le programme d’été vient de sortir et j’en ai profité pour prendre quelques places : théâtre musical, opéra, comédie musicale, ballet…je vais me régaler !

Tous à l’Opéra de Vichy !

[ Théâtre ] Le Jeu de l’amour et du hasard à l’Opéra de Vichy

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy
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Je le dis souvent, la programmation de l’Opéra de Vichy propose des spectacles variés et de qualité. Vendredi soir, c’est une pièce de Marivaux, à la mise en scène très sobre de Catherine Hiegel et dans un décor typique du XVIIIe siècle, qui a régalé le public venu nombreux pour le dernier spectacle théâtral de cette saison 2018/2019.

Une pièce classique et des élèves heureux d’être là

En arrivant à l’Opéra, je me suis retrouvée entourée d’élèves venus en classes entières.
On les reconnaissait facilement, car ils s’étaient mis sur leur 31 pour l’occasion. Il étaient même environ 200 ce soir-là, collégiens et lycéens, qui avaient étudié la pièce avec leurs professeurs, avant de venir voir le spectacle.
L’association AOVi, les Amis de l’Opéra de Vichy, les aident en leur offrant les places et le transport.

Pour moi, les souvenirs de mes cours de français étaient bien loin, mais j’étais heureuse de découvrir le beau décor de jardin. Une violoncelliste était déjà en scène et jouait pendant que le public s’installait.

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy

Quel beau spectacle et quels acteurs ! J’espère avoir d’autres occasions de voir des pièces du répertoire pour les prochaines saisons.

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy

A la fin de la représentation, les comédiens sont venus à la rencontre du public. Un moment d’échange toujours très apprécié par les spectateurs qui peuvent poser des questions aux artistes, pendant que, de leur côté du rideau, on démonte déjà le beau décor.

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy

Le programme d’été sera dévoilé prochainement et j’ai hâte de savoir ce qu’il nous réserve !

[ Ballet ] Marie-Antoinette à l’Opéra de Vichy

Ballet "Marie-Antoinette" à l'Opéra de Vichy
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L’Opéra de Vichy accueillait ce week-end « Marie Antoinette », ballet chorégraphié par Thierry Malandain, et donné en coréalisation avec le théâtre de Cusset. J’ai vu ce magnifique spectacle cet après-midi et j’ai vraiment aimé.

La vie de la dernière reine de France à Versailles

Pendant que le public s’installait, le tonnerre grondait dans la salle de l’Opéra. Ce fond sonore étonnant par ce dimanche tranquille à Vichy, évoquait en fait l’orage de ce 16 mai 1770, qui avait entrainer l’annulation du feu d’artifice prévu pour célébrer les noces du Dauphin Louis-Auguste et de l’archiduchesse Marie-Antoinette.

La nouvelle création du Malandain Ballet Biarritz évoque la vie de la dernière reine de France, de son arrivée à Versailles à sa fin tragique.
Le spectacle commence avec le banquet de ce jour de 1770 et les convives réunis autour de la table, représentée par un grand cadre.

Les tableaux étaient tous très beaux, évoquant différents moments de la vie de Marie-Antoinette à Versailles. Juste avant sa fin tragique, ce n’est plus le grondement du tonnerre qui résonnait, mais celui du peuple en colère, et on avait l’impression que la foule était dans les couloirs de l’Opéra, prête à faire irruption dans la salle.

Dès le premier tableau, et tout au long du ballet, la grâce et l’harmonie étaient là. La chorégraphie mêlant avec bonheur danse classique, contemporaine et traditionnelle, le superbe décor et les magnifiques costumes de Jorge Gallardo et la musique baroque de Haydn, j’ai tout aimé dans ce spectacle !

Un moment d’échange avec le public

Après la représentation, comme c’est le cas régulièrement à Vichy, le chorégraphe Thierry Malandain et les danseurs sont venus retrouver le public, resté nombreux pour poser des questions aux artistes.

Ils nous ont parlé du processus de création et du parcours de danseur et tout le monde a apprécié ce moment d’échange, pour terminer en beauté ce dimanche à Vichy.

Demandez le programme !

L’Opéra de Vichy propose désormais le programme de ses spectacles à télécharger.

« Le retour d’Ulysse dans sa patrie » à l’Opéra de Vichy

"Le retour d'Ulysse dans sa patrie" à l'Opéra de Vichy
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Passer le dimanche après-midi à l’Opéra, j’adore…même si le soleil donnait envie de se promener dans les parcs hier. Fan de marionnettes, j’attendais avec impatience d’assister au Retour d’Ulysse dans sa patrie, dans cette interprétation proposée par l’Opéra de Lyon. Et je ne l’ai pas regretté !

Quand on arrive dans la salle, les musiciens sont déjà installés et accordent leurs beaux instruments baroques .

"Le Retour d'Ulysse dans sa patrie" à l'Opéra de Vichy

Le décor est un amphithéâtre en bois, comme on en voit sur certains tableaux montrant des cours de dissection. A l’époque où Monteverdi a écrit cet opéra, on découvrait l’intérieur du corps humain.
La projection de vidéos tout au long du spectacle montre aussi des images médicales.

William Kentridge, dans une version condensée de l’opéra de Monteverdi, nous amène au chevet d’Ulysse, sur le point de mourir et qui se souvient de son retour auprès de celle qu’il aime.

Chanteurs et marionnettistes en harmonie

La particularité de cette production de l’Opéra de Lyon, en partenariat avec la Maison de la danse de Lyon et l’Opéra de Vichy, c’est la présence des marionnettes de la Handspring Puppet Company.

Portées par les marionnettistes, les marionnettes sont aussi animées par les chanteurs, dans un même mouvement. On a l’impression qu’ils ne font qu’un et les marionnettes prennent vie sous nos yeux. Elles sont magnifiques et j’aurais aimé les voir de plus près.

Une fois de plus, je ne peux que saluer la programmation de l’Opéra de Vichy qui propose des spectacles variés. Dommage que la séance du dimanche après-midi n’attire pas les foules. Mais il devait y avoir plus de spectateurs samedi soir et le talent des artistes a été salué par une standing ovation amplement méritée.

Prochain spectacle pour moi, le ballet Marie-Antoinette. Encore un beau dimanche en perspective !

L’Opéra de Quat’sous à l’Opéra de Vichy

L'Opéra de Quat'sous à l'Opéra de Vichy
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Créée à l’automne 2016, avec une nouvelle traduction qui restitue les dialogues au plus près du texte initial de 1928, cette version de L’Opéra de quat’sous, mise en scène par Jean Lacornerie était jouée vendredi soir à Vichy.

Musiciens acteurs, acteurs marionnettistes

Le décor, en perpétuel changement est celui d’une manufacture où l’on manipule les cartons et où les musiciens, en bleu de travail, s’installent autour d’une grande table. Ils font d’ailleurs partie intégrante du spectacle et sont aussi acteurs.
Tout comme les acteurs qui sont aussi marionnettistes, avec les grandes marionnettes conçues par Emilie Valantin.

L'Opéra de Quat'sous à l'Opéra de Vichy

Pas de répit pour les spectateurs

De la première note aux saluts des artistes, pas une minute de répit dans ce spectacle hybride, associant théâtre, cabaret et marionnettes !
On a l’impression d’être entrainés avec les personnages dans les bas-fonds de Londres, au milieu des voleurs, assassins, flics compromis, et prostituées malhonnêtes.
Il y a d’ailleurs eu peu d’applaudissements entre les scènes, mais beaucoup à la fin.

L'Opéra de Quat'sous à l'Opéra de Vichy

Après le spectacle

Les artistes sont venus rejoindre le public devant la scène à la fin du spectacle, pour un échange très intéressant, avec de nombreuses questions du public.

L'Opéra de Quat'sous à l'Opéra de Vichy

Un programme à télécharger

L'Opéra de Quat'sous à l'Opéra de VichyInitiative intéressante, le programme est à téléchargé sur le site de l’Opéra de Vichy, sur la page du spectacle.

Les photos de spectacle de cet article sont d’ailleurs tirées de ce programme.

 

 

 

 

 

Encore une soirée mémorable à l’Opéra de Vichy, où la programmation y est décidément variée et de qualité.

[ Concert ] The King’s Singers à l’opéra de Vichy

The King's Singers à L'Opéra de Vichy
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Les King’s Singers, sont officiellement nés il y a cinquante ans. Leur tournée anniversaire a fait escale à Vichy cet après-midi, devant un public de fidèles, ou, comme nous, simplement tenté par la programmation éclectique de l’Opéra de Vichy.

Les King’s Singers nous enchantent

Prenez six chanteurs qui interprètent un répertoire varié a capella, installez-les sur la scène de l’Opéra de Vichy un dimanche après-midi pluvieux, et laissez opérer le charme.

Les King’s Singers, formés par six jeunes choristes diplômés du King’s College de Cambridge, ont fêté leurs cinquante ans en 2018. Depuis leur création, ce groupe est toujours composé de deux contre-ténors, un ténor, deux barytons et une basse.

Leur répertoire s’étend de la musique de la renaissance à une époque plus moderne.
Ainsi, Saint-Saëns, Brahms ou les Beatles, mais aussi des chants folkloriques, composent le programme de leurs concerts. Ils interprètent aussi des morceaux créés pour eux par des compositeurs contemporains.

Dans le bel écrin de notre opéra, avec la salle légèrement éclairée par les lumières de l’avant-scène, et l’harmonie de ces morceaux a capella, nous avons vécu un moment hors du temps…un dimanche à Vichy.

[ théâtre ] Edmond à l’Opéra de Vichy

"Edmond" à l'Opéra de Vichy
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Ce dimanche, l’Opéra de Vichy proposait « Edmond » d’Alexis Michalik, une pièce qui fait salle comble depuis 3 ans à Paris. Un second décor a même été construit pour pouvoir la jouer dans deux théâtres à la fois !

Quand nous sommes arrivés dans la salle, les comédiens étaient déjà sur scène, jouant aux cartes, comme s’ils attendaient en coulisses le début du spectacle. La salle se remplissait tranquillement. On n’imaginait pas alors, la folle histoire qui allait se jouer devant nous, sans une seconde de pause pour notre plus grand plaisir !

"Edmond" à l'Opéra de Vichy

Un tourbillon historique

Dans une mise en scène inventive et virevoltante, les comédiens vous font vivre la création, les répétitions et la première triomphale de Cyrano de Bergerac. Tout est en mouvement permanent, les décors se changent sous vos yeux, et vous entrainent en quelques secondes de l’appartement d’Edmond Rostand aux rues de Paris, du compartiment d’un train en route pour Issoudun à la loge de Sarah Bernhardt. On y croise aussi Feydeau, Courteline et Méliès, Maurice Ravel ou Anton Tchekhov

Ils ne vous laissent pas une seconde de répit dans cette histoire aux multiples rebondissements.

Quelle jubilation pour le public ! et même si cet après-midi à Vichy, il n’y a pas eu les 40 rappels de la première de Cyrano de Bergerac à Paris en décembre 1897, le public était debout pour applaudir cette formidable troupe.

"Edmond" à l'Opéra de Vichy

Encore un beau dimanche à Vichy !

[ spectacle ] Winterreise à l’Opéra de Vichy

Winterreise, Le Voyage d’Hiver à l'Opéra de Vichy
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Hier soir, j’ai fait un voyage. Un voyage d’hiver, dans la neige et le vent. Un voyage en musique dans cette salle de l’Opéra de Vichy que j’aime tant. Un voyage poétique et envoutant.

Difficile d’en parler avec des mots… alors voici une petite vidéo pour commencer :

Schubert revisité

Sur la scène, un piano et quelques projecteurs.
Le baryton-basse Philippe Sly, et les quatre musiciens (un violon, une clarinette, un trombone et un accordéon) qui l’accompagnent tout au long de ce voyage, revisitent le cycle de vingt-quatre lieder de Franz Schubert, écrite à l’origine pour piano et voix.

Les ombres démesurées projetées sur les murs, le cheminement du chanteur et des musiciens sur la scène presque vide, les effets de clair-obscur de la mise en scène de l’américain Roy Rallo, tout nous plonge dans une atmosphère glacée, de solitude et de chagrin.

J’ai beaucoup aimé cette interprétation, dense et poétique de ce Voyage d’Hiver.
De petits textes étaient projetés et permettaient de suivre le récit.
J’avoue que, ne connaissant pas l’œuvre aussi bien que mes voisins, j’ai apprécié ce petit détail (demandé par l’Opéra de Vichy) .

Winterreise, Le Voyage d’Hiver à l'Opéra de Vichy

Un échange avec les artistes

A la fin du spectacle, les artistes sont venus s’assoir au bord de la scène, pour un échange avec le public. Les questions et les remarques de la salle ont d’ailleurs suscité des discussions entre les spectateurs, qui a de rares exceptions ont beaucoup aimé cette interprétation.
« Schubert aurait aimé ! » a lancé une spectatrice au cours de ces échanges animés.

Winterreise, Le Voyage d’Hiver à l'Opéra de Vichy

Je suis rentrée en frissonnant, sans savoir si c’était en raison de la météo vichyssoise ou le souvenir de ce voyage d’hiver. Encore une soirée que je n’oublierai pas, à l’Opéra de Vichy.

En bonus, le rideau de scène

Et j’ai pu enfin admirer le rideau de scène de l’Opéra de Vichy !
C’est la toute première fois que je le vois (il était en panne) et il est vraiment magnifique !
C’était aussi la première fois que je voyais la scène dans cette configuration, avec la fosse d’orchestre relevée pour prolonger la scène.

Opéra de Vichy

[ concert ] Nabucco de Verdi à l’Opéra

Nabucco à l'Opéra de Vichy
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C’est une distribution internationale qui s’est produite ce dimanche sur la scène de l’Opéra de Vichy dans une version de concert de Nabucco de Verdi. La salle était comble pour cet événement et les spectateurs comblés d’avoir assisté à ce moment magique.

Après Lyon et Paris, c’était au tour de Vichy d’accueillir cette coproduction de l’Opéra de Lyon et du Théâtre des Champs-Élysées.

La version de concert permet de voir l’Orchestre (habituellement dans la fosse) et le Chœur de l’Opéra de Lyon. J’ai aimé le ballet des archets (du premier balcon, j’avais une belle vue sur les violons) et les chœurs qui tournaient d’un même mouvement leurs partitions.

L’occasion aussi de voir Daniele Rustioni qui les dirigeait. Car c’est un peu un spectacle dans le spectacle de voir ce jeune chef, impressionnant d’énergie, sauter et faire de grands gestes, comme habité par la musique. J’en ai parfois oublié complétement les sur-titres ! Mais qu’importe les paroles exactes, la musique et les voix nous emportent dans l’émotion et la magie est là. D’ailleurs, ce chef d’orchestre me faisait penser à un magicien avec sa baguette magique.

Bravo ! Bravo !

Et que dire des voix ? Je ne connais pas grand chose à l’Opéra, mais j’ai senti que j’assistais là à un spectacle exceptionnel. Et même si la distribution prévue a un peu changée, le spectacle était extraordinaire, pour moi qui découvre l’opéra. Autour de moi, les connaisseurs appréciaient également, et des « bravos » saluaient les prestations des artistes.

Anna Pirozzi, dans le rôle d’Abigaïlle m’a vraiment impressionnée. Tout comme le baryton Amartuvshin Enkhbat, qui a remplacé Leo Nucci dans le rôle de Nabucco. Autre changement, Riccardo Zanellato, remplacé par Alexander Vinogradov, très applaudi lui aussi. Antonio Poli et Enkelejda Shkosa complétaient cette distribution magnifique, ovationnée comme il se doit par la salle debout.

Je ne suis pas prête d’oublier ce spectacle, et je m’endormirai sans doute tout à l’heure avec en tête l’air le plus connu, « Va Pensiero », en pensant à ce moment où la salle s’est levée en attendant les premières notes de ce « deuxième hymne italien », respectant ainsi une tradition dont nous a parlé Martin Kubich dans son petit mot d’introduction avant le spectacle.

Quelle chance nous avons d’avoir à Vichy un si bel opéra et une telle programmation !
Et vivement le prochain spectacle !