[ Visite guidée ] Au bonheur des Dames

Visite guidée "Au bonheur des dames" Vichy
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Grâce aux visites proposées par l’Office de Tourisme, de juin à septembre, on découvre une facette différente de Vichy chaque jour de la semaine.
Cette année, deux nouveautés sont proposées, dont cette visite consacrée aux belles boutiques :
Au bonheur des dames.
Mais les messieurs sont bien sûr les bienvenus, surtout s’ils sont gourmands !

Une visite gourmande

Savez-vous que Barclay, dont on trouve les traces tout près de l’Office de Tourisme proposait le relooking complet à ses riches clients ? Qu’au restaurant Chantecler, on pêchait soi-même la truite que l’on allait manger ? Que la confiserie Au Fidèle Berger a invité les boites en fer et les langues de chat ? Qu’il y avait 3 hôtels Carlton au monde, dont un à Vichy ? Que Nicolas Larbaud (le père de l’écrivain Valéry Larbaud) avait des dons de sourcier ?

Alla, guide passionnée par Vichy, vous raconte le destin de magasins célèbres, aujourd’hui disparus et vous emmène dans les belles boutiques qui continuent de créer et proposer des produits locaux et de qualité. On admire les décors d’époques dans la Pharmacie du Parc, au Fin Palais, aux Marocains et on apprend comment sont fabriquées les célèbres pastilles chez Moinet.

Quelques dégustations ponctuent cette visite, qui se termine par une boisson dans un endroit atypique du vieux Vichy.

Un thème original pour découvrir Vichy

Je trouve que c’est vraiment une belle idée que cette nouvelle visite, qui nous parle du passé de Vichy au travers d’un thème qui peut sembler secondaire, mais qui aborde de nombreux aspects de la vie et de la société à différentes époques.
C’est plein d’anecdotes et tout le monde est heureux, même ceux qui ne sont pas spécialement fan d’histoire ou d’architecture.

Des visites variées tout l’été

Quand je suis arrivée à Vichy, pour découvrir et mieux connaitre l’histoire de ma nouvelle ville, j’ai suivi toutes les visites proposées par l’Office de Tourisme, et je me réjouis d’en voir de nouvelles régulièrement programmées.

Vous trouverez toutes les informations sur le site Vichy Destinations et à l’Office de Tourisme, rue du Parc à Vichy.

Un thème différent vous est proposé en fonction du jour de la semaine, de juin à septembre tous les jours à 15h30 :

Lundi → « Palaces et Grands hôtels de Vichy »
Mardi (et le samedi à 10h30) → « Vichy, Capitale de l’État Français 40-44 »
Mercredi → « Notre Dame des Malades , Église Saint-Blaise, Joyau d’Art déco »
Jeudi → « Vichy, Art Déco »
Vendredi → « Au bonheur des dames »
Samedi → « Second Empire, Belle Époque, âge d’or de Vichy »
Dimanche → « Belles Villas : architectures de villégiature, 1850-1930 »

Retrouvez aussi des visites théâtralisées pour un vrai voyage dans le temps :

Confidences Impérialesle mercredi à 18h
En quête de crime6 et 13 juillet – 24 et 31 août à 20h

[ Expo ] Habiller l’Opéra au CNCS

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019
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Dans sa nouvelle exposition « Habiller l’Opéra », le Centre National du Costume de Scène célèbre les 350 ans de l’Opéra de Paris, en retraçant l’histoire de cette institution, et l’évolution de l’esthétique du costume sur près de deux siècles.
Un gros coup de cœur pour A l’eau de Vichy !

Le CNCS et l’Opéra de Paris

La plupart des costumes exposés proviennent du fond patrimonial de l’Opéra de Paris, qui est conservé au CNCS, et qui s’enrichit régulièrement avec de nouvelles pièces issues des déclassements de productions.
Pour les costumes les plus récents présentés dans l’exposition, ils proviennent d’œuvres toujours au répertoire.

Pour ceux qui n’ont pas encore vu l’expo, attention, cet article comporte de nombreuses photos. N’allez pas plus loin si vous souhaitez garder la surprise.

Une scénographie à couper le souffle

A l’eau de Vichy, on aime le CNCS et on se réjouit à chaque nouvelle exposition.
Je suis toujours impressionnée par la scénographie et cette fois encore, j’ai adoré !

Avant même l’entrée dans l’expo, le ton est donné avec l’escalier du CNCS qui se prend un peu pour le célèbre escalier de l’Opéra Garnier.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019
Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Les scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovar ont imaginé un parcours dans l’architecture de Garnier et de Bastille.
Entourés de photos des détails caractéristiques de ces deux monuments, au milieu de velours rouge et de dorures, de miroirs et de reflets, enveloppés de musique on plonge immédiatement dans l’univers de l’Opéra de Paris.

Personnellement, j’ai vraiment eu le souffle coupé et j’ai d’abord fait un petit tour de l’expo sans m’attarder sur les costumes dans les vitrines, le temps de reprendre mes esprits.

Parcours chronologique, grandes étapes et évolutions

Comment résumer 350 ans d’une histoire aussi riche que celle de l’Opéra de Paris ?
C’est de manière chronologique, rythmée par les grandes étapes de l’histoire de l’institution, les courants esthétiques du ballet et de l’opéra et les grands succès du répertoire.
On y voit aussi l’évolution technique et la création de la nouvelle salle de l’Opéra Bastille.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Le Palais Garnier est inauguré le 5 janvier 1875. Il faudra alors adapter les productions à la nouvelle scène, plus grande.

C’est alors un dessinateur de costume unique qui habille tous les spectacles.

A partir de 1914, le nouveau directeur Jacques Rouché supprime ce principe et engage des équipes différentes pour chaque spectacle. Il élargit également le répertoire lyrique avec les grands compositeurs de son temps.
Les Ateliers de couture de l’Opéra doivent s’adapter à de grandes personnalités aux styles variés et fabriquer des costumes imaginés par des artistes comme Léon Bakst, Jean Cocteau ou Raoul Dufy.
Le répertoire chorégraphique s’enrichit aussi grâce à Serge Lifar, venu des Ballets Russes et engagé à la direction du ballet de l’Opéra de Paris en 1929. Il va systématiquement travailler avec des peintres.

Dans les années 1950-60, avec une nouvelle génération de décorateurs et costumiers, sont créés plusieurs productions devenues légendaires : Les Indes galantes, Obéron, La Flûte enchantée.

Avec les années 60 commence une période troublée dans tous les domaines (artistique, social et économique), la fréquentation est en baisse. La programmation de l’Opéra Garnier est contrastée, avec des reprises qui ne sont plus au goût du jour alternant avec de nouvelles productions brillantes et des interprètes de niveau international. Puis ce fut « l’ère Liebermann », avec le renouvellement du répertoire et les succès publics. Garnier est devenu trop petit et avec trop de contraintes empêchant d’enchainer les spectacles. Il faut une nouvelle salle, plus moderne. Ce sera l’Opéra Bastille.

L’arrivée d’Hugues Gall à la direction de l’Opéra en 1995 s’accompagne d’un changement de rythme et d’échelle dans la programmation des spectacles, à l’esthétique souvent spectaculaire qui exige un nombre de plus en plus important de costumes.

Depuis les années 2000, l’esthétique a bien changé, avec des costumes contemporains et des vêtements achetés dans des friperies. Le metteur en scène souhaite rendre l’œuvre plus contemporaine, en utilisant des costumes qui peuvent déstabiliser le spectateur, plus habitué à voir des costumes de l’époque de sa création.

Il est clair en tout cas que le costume a une part importante dans la mise en scène et qu’il constitue une mémoire de l’évolution du spectacle.

La dernière salle

La dernière salle est toujours spectaculaire et nous a laissé une fois de plus sans voix.
On y découvre un décor en mouvement présentant des costumes du Ballet de l’Opéra de Paris, depuis l’esthétique romantique jusqu’aux créations contemporaines. Un panorama incroyable où nous aurions pu rester des heures à admirer tous les petits détails de ces tenues.

L’espace Noureev

Pour la durée de l’exposition, l’espace permanent dédié à Rudolf Noureev se met aux couleurs de l’Opéra de Paris, dont il a été directeur de la danse. Il a aussi créé ses propres œuvres et invité de nombreux chorégraphes. Les costumes présentés évoquent cette période et on peut voir des photos de sa collections personnelle.

Les ateliers de coutures

S’il y a moins de vidéos que dans les expositions précédentes, puisque ce sont les costumes qui sont en lumière, une série de reportages sur les métiers de l’ombre sont proposés. On y voit par exemple les petites mains préparer les tutus.

Exposition "Habiller l'Opéra" au CNCS - 2019

Coup de cœur

C’est peu de dire que nous avons aimé cette exposition. Nous retournerons sans doute la voir, pour admirer encore des détails qui nous ont échappés, et nous replonger dans l’ambiance de l’Opéra de Paris.

Plus d’informations

Exposition Habiller l’Opéra
jusqu’au 3 novembre 2019 au CNCS de Moulins.

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L’expo « Habiller l’Opéra » sur le site du CNCS
Les collections du CNCS en numérique
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De Vesse…à Bellerive, un musée d’art et traditions populaires

Musée "De Vesse...à Bellerive"
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Savez-vous qu’à Bellerive se trouve en musée qui retrace l’histoire, la vie et l’évolution de la ville ? Injustement méconnu, ce petit musée va devoir fermé ses portes prochainement car le local qui l’abrite va être détruit. Pourtant, les bénévoles qui font vivre ce lieu souhaitent le voir renaitre au plus vite.

Quand Bellerive s’appelait Vesse

De Vesse…à Bellerive, car la ville a changé de nom le 23 janvier 1903. Pourtant, son histoire remonte bien plus loin puisque la rive gauche de l’Allier est habitée depuis l’époque Gallo-romaine.

A l’origine de ce musée, quelques instituteurs de l’école voisine qui ont préservé les objets d’une autre époque. Au fil du temps, les objets deviennent de plus en plus nombreux, et l’idée d’un musée pour les exposer se concrétise en 1989. Il prend place dans les préfabriqués délaissés par le Collège.

Les collections s’organisent en différents thèmes, présentant la vie, l’habitat, l’artisanat, les costumes, les mœurs et l’éducation, de la fin du XIXème au début du XXIème siècle, dans la bourgade de Vesse devenue la ville de Bellerive.

Dans l’ombre de Vichy

Mais Bellerive est restée dans l’ombre de la Reine des Villes d’Eaux.
Sa fonction était de nourrir Vichy ; la « Ferme Modèle des Penaix » de Vesse (devenue médiathèque) fournissait tout le lait nécessaire aux hôpitaux et hôtels de Vichy et les maraichers alimentaient les épiceries et les marchés.

Pourtant, Bellerive a une vraie histoire, qui mérite tout autant d’être racontée.

Un lieu à découvrir, des bénévoles pour le faire vivre

En passant d’une salle à une autre, on a l’impression d’explorer le grenier de Grand-Maman. Certains objets nous rappellent des souvenirs d’enfance, d’autres sont un mystère. J’ai plusieurs fois donné ma langue au chat avant de découvrir leur utilité, grâce aux deux bénévoles qui nous ont reçus et guidés au milieu de cette multitude d’objets, tous classés et mis en scène.

J’ai beaucoup aimé pouvoir progresser au milieu de ces ambiances reconstituées pour présenter les métiers d’autrefois, les objets du quotidiens, bref, la vie de nos grands-parents ou arrière-grands-parents.
C’est tellement plus agréable que de les voir à travers une vitre !

Ce musée était un vrai lieu de vie, en accueillant aussi des expositions temporaires, et des conférences variées proposées tous les deux mois environ. La dernière a eu lieu le 16 mars dernier.

Quel avenir pour ces collections ?

Bref, je vous invite à découvrir cet étonnant musée avant que tous ces trésors ne rejoignent les cartons où ils vont être stockés dans quelques semaines. Espérons qu’ils trouvent très vite un nouvel écrin pour que le public puisse encore les voir.

Car malgré le soutien des différents élus, alors que la destruction du local approche à grand pas, aucune solution concrète n’existe actuellement.

Plus d’informations

Le musée est ouvert le samedi de 15h à 18h (ou sur rendez-vous).

Musée « De Vesse…à Bellerive »
Centre communal d’animation
Rue Jean Macé
03700 Bellerive-sur-Allier
Téléphone :  04 70 32 15 29