Le Strauss de Paris et de Vichy au Musée de l’Opéra

Exposition "Isaac Strauss" au Musée de l'Opéra de Vichy
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Strauss, un nom qui évoque les valses viennoises et les crinolines qui virevoltent au bal.
Isaac Strauss a souvent été confondu avec le musicien de Vienne : même époque, même nom, presque la même initiale, et il était aussi l’Empereur des bals… de Napoléon III !

Des origines modestes et une carrière incroyable

L’expo retrace la vie d’Isaac Strauss, fils d’un modeste barbier à Strasbourg devenu chef des bals de Napoléon III.
C’est un hommage rendu à ce personnage qui a eu un rôle si important au Second Empire et qui est pourtant souvent confondu avec Johan Strauss, célèbre musicien viennois !

On peut y voir de très nombreux documents prêtés par les descendants, comme l’album de famille, des tableaux, des courriers et ses partitions qui ponctuent sa vie et les événements de l’histoire. Car Isaac Strauss s’en inspirait pour écrire des morceaux qu’il dédicaçait souvent à de grands personnages de l’époque. C’est comme un voyage dans l’Histoire à travers ses compositions.

Il commence sa carrière avec un quatuor à cordes composé avec son frère et les frères Levi. Ils se font connaitre à Lyon et ont un engagement à Aix-les-Bains en 1826. Ils y jouent chaque année l’été.
Il s’arrête à Vichy en 1843 sur la route d’Aix-les-bains. Il est déjà très connu et on lui demande de rester un peu pour organiser des soirées. C’est un succès et on lui propose de diriger les Salons de l’Établissement Thermal. Une souscription est même lancée pour lui offrir une médaille en or. En remerciement, il compose une valse intitulée « La médaille d’or » dédiée aux buveurs d’eau de Vichy.
Le début d’une belle histoire entre Strauss et la Reine des Villes d’Eaux.

En 1844, il est nommé directeur des Salons de l’Établissement Thermal.
Il organise les divertissements des curistes avec des concerts et des bals mais aussi les salons où on joue aux cartes, les salons de lecture, …
Si ce poste a été très important pour la ville de Vichy, il l’a été aussi pour la carrière d’Isaac Strauss.

Le piano de Strauss

En 1846, pour l’inauguration de la nouvelle Rotonde, Isaac Strauss commande chez Érard le plus grand piano qui se faisait à l’époque (même s’il nous semble petit aujourd’hui).
Ce magnifique piano a été racheté par la ville de Vichy et il est présenté pour la première fois au public dans cette exposition.

Isaac Strauss à Vichy

Juste à côté, on peut voir les morceaux écrits pour Vichy. Sa propre maison (avant la construction de sa célèbre villa) est représentée sur une partition intitulée « L’étoile de Vichy ». Ses baguettes de chef d’orchestre et de nombreux documents, programmes de concerts et photos complètent cette évocation de Strauss à Vichy.

On voit aussi ses liens avec les artistes qu’il a fait venir à Vichy, comme Caroline Miolan-Carvalho créatrice du rôle de Marguerite dans Faust qui l’a interprétée pour la première fois en public à Vichy.

Les fonctions officielles

Dans les années 1840, Isaac Strauss est nommé chef des bals de l’Ambassade Ottomane à Paris, puis chef des bals de Louis-Philippe quelques mois avant sa chute. Le Républicains veulent aussi donner des bals et lui confient une grande fête à Versailles.
Quand Louis-Napoléon accède au pouvoir, il demande à Strauss de dirigé le bal au Palais de l’Élysée.
Il va tout naturellement devenir le directeur des bals de l’empereur Napoléon III avec qui il gardera des liens très forts.
Partitions et courriers sont autant de témoignages émouvants de cette époque de la vie de Strauss.

Lors de son premier voyage à Vichy, Napoléon III séjournera dans la Villa d’Isaac Strauss et on peut voir quelques objets lui ayant appartenu dans une des vitrines.

En 1854, Strauss prend la direction des bals de l’Opéra. Les caricatures le montrent toujours impassible alors qu’autour de lui les musiciens et les danseurs se déchainaient. Il pouvait y avoir jusqu’à 5000 personnes au Bals de l’Opéra !

Comme les gens voulaient retrouver les airs connus des opéras, Strauss arrangeait les principaux airs d’opéra (notamment ceux d’Offenbach) en quadrilles.

Le quadrille est à l’honneur dans la dernière salle de l’expo avec des vidéos et des costumes qui nous entrainent dans la danse au Second Empire. Un bon moyen de réviser avant les fêtes Napoléon III !

Isaac Strauss collectionneur

Strauss est très connus des historiens de l’Art car il était un grand collectionneur. Il est le premier à rassembler des objets de culte juif qu’il présentera à l’Exposition Universelle de 1878. Sa collection est maintenant exposée au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris.

C’est une fois de plus une belle expo que nous propose le Musée de l’Opéra de Vichy.
Grâce aux nombreux documents, courriers et partitions, elle dresse un joli portrait de celui qu’on appelait « le Strauss de Paris et de Vichy ».

Pour plus d’informations

Le site web du Musée de l’Opéra de Vichy
Sa page Facebook

Exposition jusqu’au 31 octobre 2026.
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h (sauf jours fériés).

Le maître-verrier Francis Chigot à Vichy

Le maître-verrier Francis Chigot à Vichy
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Nombreux sont les Vichyssois qui connaissent les vitraux de l’Hôtel de Ville, de Saint-Blaise ou du Centre Culturel, mais ils ne savent pas forcément le nom de celui qui les a réalisés.
Francis Chigot a beaucoup travaillé pour les architectes vichyssois. Sa longue carrière et ses nombreuses réalisations pour des villas, des commerces ou des églises offrent un vaste panorama de styles et de thèmes, à découvrir dans cette très belle expo au Centre Culturel jusqu’au 20 septembre 2026.

En haut de l’escalier du Centre Culturel de Vichy, le triptyque La Musique, La Comédie et La Tragédie vient de retrouver sa place. Abimés par la grêle en 2022, les 3 vitraux ont été restaurés par l’Atelier du Vitrail (coopérative ouvrière fondée par les ouvriers de l’atelier de Francis Chigot à sa mort).
C’était une belle occasion de mettre en lumière l’œuvre du maître-verrier et ses liens étroits avec les architectes et décorateurs qui ont façonné Vichy entre 1910 et 1950.

Le maître-verrier Francis Chigot à Vichy

L’exposition présente des vitraux (prêts exceptionnels du fonds familial et du Musée des Beaux-Arts de Limoges), des vitrophanies et de très nombreuses archives.

Dans les anciennes salles de jeux du Petit Casino, l’expo raconte la vie et plus de cinquante ans de carrière du maître-verrier de Limoges, qui a habillé des centaines de villas, commerces, hôtels ou encore églises.

Malheureusement certaines réalisations ont été détruites, mais de nombreux documents montrent les échanges avec les architectes et les clients, les dessins préparatoires et les maquettes de ses grands projets à Vichy. On voit aussi les outils, les échantillons de verres colorés et les étapes de la création d’un vitrail.

C’est un véritable voyage lumineux à travers les thèmes, les époques et les styles.

Une visite guidée dans la ville

En complément de cette belle exposition, une visite guidée est proposée pour découvrir les sites encore existants des productions de Francis Chigot à Vichy. Un grand tour qui passe par le Palais de Congrès, l’Hôtel de Ville, l’église Saint-Blaise ou encore l’église Jeanne d’Arc.

Informations utiles

Francis Chigot à Vichy : quand maître-verrier et architectes faisaient vibrer la lumière

Du 6 mai au 20 septembre 2026
Anciennes salles de jeux du Petit Casino – Centre culturel de Vichy – 15 rue du Maréchal Foch
Du mercredi au dimanche et jours fériés de 14h à 18h, en mai, juin et septembre.
Tous les jours de 14h à 18h en juillet et août.

Deux nouvelles expos au Musée des Arts d’Afrique et d’Asie de Vichy

Deux nouvelles expos au Musée des Arts d'Afrique et d'Asie
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Le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie nous emmène encore en voyage sans quitter Vichy avec ses deux nouvelles expositions à voir jusqu’au 1er novembre 2026.

Afrique Arts contemporains

L’énergie de la ville

La première salle nous plonge dans l’effervescence de Kinshasa.
Une ville-monde célébrée par les artistes contemporains avec des photos de scènes de rues qui se reflètent dans les flaques ou des dessins à l’encre, cartes imaginaires et poétiques, dont les milliers de traits se croisent comme les rues et les habitants de la mégalopole.

Le rituel de la pause

Comme les statues qui représentaient le double spirituel d’un disparu, la photographie va s’intégrer aux rites et le photographe devient le gardien de la mémoire de la communauté.

Les très nombreux studios photo permettent à une jeunesse fière et élégante de prendre la pause avec ses propres codes, codes que l’on retrouve dans les portraits peints.

Techniques mixtes

Les artistes contemporains n’hésitent pas à mélanger les techniques et les matériaux, entre mémoire et beauté, pour se réinventer sans cesse.

Routes

Un autre voyage nous attend en haut de l’escalier.
Il nous entraine sur les routes entre Tibet, Gandhāra et Amazonie. Des routes anciennes, autrefois commerciales, spirituelles et voies de circulation des idées et du savoir.
Des routes qui favorisent aussi les rencontres entre les cultures, dont on retrouve les influences dans des objets ou dans les images du Bouddha qui adopte des postures rappellant celles des statues romaines, perses ou indiennes.

Le voyage se termine en Amazonie avec les routes des fleuves, axes de communication adaptés à la vie tropicale.
Les coiffes faites de plumes multicolores sont absolument magnifiques.

Tentés par le voyage ? Embarquement immédiat au Musée des Arts d’Afrique et d’Asie, jusqu’au 1er novembre 2026.

Informations utiles

2 expositions à voir : Afrique Arts contemporains | Routes

Du 11 avril au 1er novembre 2026, du mardi au dimanche de 14 h à 18 h.
Ouvert les jours fériés, fermé le lundi.

Visites guidées des expositions à 15h tous les jeudis à partir du 11 avril 2026

Musée des Arts d’Afrique et d’Asie
16 avenue Thermale
03200 VICHY

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[Expo] Quand Pierre-Adrien Sollier revisite l’histoire de l’art en Playmobil

Exposition à Vichy LE MUSÉE DÉTOURNÉ de Pierre-Adrien SOLLIER
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Pierre-Adrien Sollier nous emmène en voyage dans l’histoire de l’art, mais en remplaçant les modèles par des Playmobil. Il nous fait voir ces chefs-d’œuvre de la peinture avec un œil nouveau mêlé au souvenir de notre enfance. Une expo à visiter en famille à Vichy jusqu’au 29 mars 2026.

Adulte ou enfant, on connait tous les Playmobil, personnages en plastique qui ouvrent la porte à tant d’univers et d’histoires à inventer. Amateur d’art ou pas, on connait tous les grands chefs-d’œuvre de la peinture comme La Joconde ou Le déjeuner des canotiers. Mais qui a eu la drôle d’idée de mélanger les deux ?

Exposition à Vichy LE MUSÉE DÉTOURNÉ de Pierre-Adrien SOLLIER

Pierre-Adrien Sollier s’inspire de tableaux célèbres et les réinvente avec des Playmobil.
Il a commencé avec Le radeau de la méduse en 2007, le premier d’une longue série où tous les styles et toutes les époques sont représentés, de l’Art pariétal au Pop Art, en passant par le Moyen-Age.

Exposition à Vichy LE MUSÉE DÉTOURNÉ de Pierre-Adrien SOLLIER

Ces petits personnages manquent de souplesse et il doit trouver des astuces pour se rapprocher au plus près de l’œuvre originale. Dans une vitrine, on peut d’ailleurs voir une figurine peinte en blanc qui lui sert de modèle. Mais c’est surtout le travail de la lumière qui rend le tableau identifiable au premier coup d’œil. Ensuite, on prend le temps de le regarder de plus près et on remarque des tas de détails.

Et on s’amuse à comparer les peintures !
Je n’avais jamais remarqué le petit singe promené par la dame en bas à droite dans Un dimanche après-midi à la Grande Jatte, pourtant il est bien là sur la petite reproduction de l’œuvre originale qui se trouve juste à côté.

Au milieu des tableaux, des vitrines remplies de figurines évoquent l’époque des Impressionnistes ou des pyramides.
Pierre-Adrien Sollier n’est pourtant pas collectionneur de Playmobil, mais c’est une association qui a recréé ces scènes dans les moindres détails.
Cela donne à cette chouette expo un côté encore plus ludique.

Exposition à Vichy LE MUSÉE DÉTOURNÉ de Pierre-Adrien SOLLIER

Je vous recommande vivement cette expo, à voir seul ou en famille.
C’est gratuit et ouvert tous les jours pendant les vacances et il y a même des ateliers et espaces de jeux pour les enfants !

Pour plus d’informations

Le Musée Détourné | Pierre-Adrien Sollier

Jusqu’au 29 mars 2026.

Galerie du Centre Culturel de Vichy
20 rue Maréchal Foch à Vichy

Entrée libre
Mercredi, samedi et dimanche de 10h à 18h.
Pendant les vacances scolaires, tous les jours de 10h à 18h.

[Expo] Faites vos jeux ! au Musée de l’Opéra de Vichy

Exposition Faites vos jeux ! au Musée de l'Opéra de Vichy
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Dans un casino, on joue…mais pas seulement de l’argent. Dans sa nouvelle exposition, le Musée de l’Opéra nous explique le rôle essentiel de la musique dans les casinos, pour distraire les curiste et attirer la clientèle dans les villes thermales. Faites vos jeux !

Le point de départ de cette exposition est un livre collectif, « Faites vos jeux ! La vie musicale dans les casinos français (XIXe – XXe siècle) » sous la direction de Martin Guerpin (le commissaire de l’exposition) et Etienne Jardin. Le fond très complet du musée les a beaucoup aidés dans leur recherche et c’est ainsi qu’est née l’idée d’une exposition qui reprendrait le contenu du livre.
Un parcours à la fois géographique et chronologique à la découverte des casinos, des plus modestes aux plus prestigieux mais aussi des musiques qui y sont données.

Des casinos et de la musique pour distraire le curiste

Un casino est un établissement qui propose des jeux, de la musique et de la restauration.
Ils se trouvent dans des villes thermales ou balnéaires, seules autorisées à accueillir des établissements de jeux.

La concurrence est forte entre ces villes qui doivent se démarquer pour attirer les curistes et les visiteurs.
Il faut lutter contre l’ennui et la routine de la cure et l’argument de la présence d’un casino apparait déjà sur les affiches de promotion des stations.

On vient souvent en famille et il faut aussi distraite ceux qui ne jouent pas. La musique était là pour divertir et pour faire rester le gens plus longtemps…et donc jouer plus au casino !

Le casino dans la ville et les espaces consacrés à la musique

Les casinos sont des lieux centraux de la vie balnéaire. Les lieux de divertissement sont regroupés dans un rayon de 10 à 15 minutes à pied, et dans les établissements, les espaces de spectacles communiquent avec les espaces de jeux.

Même dans les petites villes, l’architecture du casino est luxueuse.
Il faut rester au goût du jour et les bâtiments sont souvent réaménagés, parfois même détruits pour être reconstruits.
Les architectures sont très variées, d’inspiration Mauresque au 19e siècle, Art Déco dans les années 30, de style Chalet ou Palais, etc.
Dans les années 50, les casinos ayant été détruits par les bombardements, on assiste à une vague de reconstructions dans des styles plus modernes.

Le prestige d’un casino tient autant des bâtiments que des artistes qui s’y produisent, et la presse participe aussi à la promotion en annonçant les vedettes à l’affiche.

Partout de la musique

La musique est partout, présente tout au long de la journée dans d’autres lieux que le casino, dans les parcs, les jardins, à la terrasse des restaurants.

Comme le commissaire Maigret, on vient assister au concert au kiosque, un lieu très important de la cure où l’on donnait au moins deux concerts par jour. On y écoutait de la musique instrumentale avec un répertoire de musique légère et d’airs connus de tous.

La programmation musicale

Les spectacles donnés sont souvent les mêmes pour plusieurs raisons.
D’abord parce qu’on jouait des succès déjà éprouvés et connus de tous ; ensuite parce que les musiciens qui se retrouvent pour la saison dans les stations thermales n’ont pas beaucoup de temps pour répéter et qu’ils connaissent déjà ce répertoire.

Mais si la musique classique était bien présente, elle n’était pas la seule.
On propose aussi des opéras (dont certains comme Manon ou Carmen font partie de la culture populaire) ou des danses plus exotiques comme la Samba.
Le répertoire musical a toujours été très large et a évolué avec les modes et les époques (musique classique, musique légère, opérette, music-hall, variétés, jazz, rock, DJ).
La variété musicale se retrouve aussi dans les nombreux festivals de musique qui sont nés et se sont développés dans des casinos.

Exposition Faites vos jeux ! au Musée de l'Opéra de Vichy

Mais l’organisation des spectacles se faisait souvent à perte car c’était un investissement pour attirer et retenir les gens. Il y avait des frais techniques et souvent des litiges entre la Direction et les musiciens (embauchés pour la saison pendant la fermeture estivales des lieux de spectacles parisiens).
A travers de nombreux documents, on découvre ainsi l’envers du décor, la hiérarchie au sein de l’orchestre et l’économie des casinos.

Les casinos comme lieu de mémoire et d’inspiration

Cette belle exposition se termine par l’évocation artistique de la vie des casinos dans des films et des livres inspirés, qui donnent envie de prolonger encore un peu la visite avec Sacha Guitry, Ray Ventura et son orchestre, Marcel Proust ou encore Maupassant.

Exposition au Musée de l'Opéra de Vichy

Pour plus d’informations

Le site web du Musée de l’Opéra de Vichy
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Exposition jusqu’au 30 novembre 2025.
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h (sauf jours fériés).

Les Mondes Aborigènes au Musée des Arts d’Afrique et d’Asie

Exposition AUSTRALIE MONDES ABORIGÈNES au Musée des Arts d'Afrique et d'Asie
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Une visite du Musée des Arts d’Afrique et d’Asie est toujours une promesse de voyage sans quitter Vichy.
Sa nouvelle exposition nous emmène à la rencontre de l’art coloré et symbolique des artistes Aborigènes d’Australie.

Le Temps du Rêve pour raconter un territoire

Le Temps du Rêve est l’épopée mythologique des Ancêtres qui ont façonné les territoires de l’Australie, créant les paysages et les êtres vivants.

Le Rêve est un lien totémique, une connexion physique et spirituelle qui lie un initié à un territoire dont il est le gardien. Les peintures sont des versions publiques des Rêves dans lesquelles on trouve des motifs abstraits comme autant de symboles à décrypter.

Les styles et les supports varient selon les régions, utilisant les points ou les aplats de couleur, des représentations de territoires, d’animaux ou d’esprits ancestraux, sur des toiles ou des écorces gravées.

Les œuvres d’art sont aussi utilisées dans des cérémonies, d’autres montrent les rituels comme des danses sacrées.

Les Maîtres de l’Art Aborigène

Suivons la piste pour rencontrer les artistes.
Dans les régions très isolées, les Centres d’Art leurs fournissent du matériel et les représentent sur le marché de l’art.

Au cours des années, leur style évolue et ils « actualisent le Rêve » avec les événement marquants de leur existence, réinventant la peinture abstraite contemporaine.

La scénographie, une fois de plus très réussie nous entraine dans un itinéraire artistique passionnant.
Je crois que je pourrais rester des heures devant ces œuvres, hypnotisée par les points et les lignes minutieusement tracés sur la toile, touchée par un message caché qui m’échappe pourtant.

Informations utiles

Australie Mondes Aborigènes

22 avril – 2 novembre 2025, du mardi au dimanche de 14 h à 18 h.
Ouvert les jours fériés, fermé le lundi. Ouvert aux individuels et aux groupes.

Musée des Arts d’Afrique et d’Asie
16 avenue Thermale
03200 VICHY

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Christian Lacroix en scène, une expo baroque et foisonnante au CNCS

Exposition Christian Lacroix au CNCS
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L’exposition consacrée à l’univers de Christian Lacroix et à ses créations pour le théâtre, l’opéra et la danse vient d’ouvrir ses portes au CNCS. Impossible d’attendre plus longtemps pour la visiter !

ATTENTION. Si vous n’avez pas vu l’expo et souhaitez garder la surprise pour votre prochaine visite cet article comporte de nombreuses photos.

A l’entrée de l’exposition, les dessins de Christian Lacroix tapissent les murs et une vidéo le montre en train d’esquisser des personnages. Un petit aperçu de la richesse de son travail qui nous attend au premier étage…

Du baroque à toutes les époques

Baroque et foisonnant, c’est l’univers de Christian Lacroix qui réinvente les costumes en ajoutant sa touche avec des ajouts ou des mélanges de matières et de textures.
Souvent, il utilise des costumes anciens qu’il démonte et réutilise dans ses nouvelles créations.

L’exposition est un voyage au fil du temps, du XVIIe siècle à nos jours.
De salle en salle, nous sommes passé en douceur d’une époque à une autre, admirant chaque costume avec attention pour tenter d’en voir tous les détails. Il faudrait sans doute plusieurs visites pour ne rien manquer !

L’histoire n’est pas la seule source d’inspiration pour Christian Lacroix qui puise aussi dans la mythologie, les voyages ou ses souvenirs d’enfance. Il imagine des personnages ailés ou en cuirasse et casque à plumes, des robes de mariées aux dentelles et broderies anciennes et des costumes inspirés par les santons de Provence.

Oserez-vous pénétrer dans la dernière salle où vous attendent dans la pénombre des anges et des démons ? Ces figures inquiétantes et squelettiques qui nous observent vont-elles se mettre à bouger ? Les anges accrochés au plafond vont-ils s’envoler ?

Cette superbe exposition montre le goût de Christian Lacroix pour les mélanges de matières et d’époques dans lesquelles il pioche selon son inspiration mille petits détails pour les réunir dans des créations théâtrales et baroques. Magnifique !

Plus d’informations

Exposition Christian Lacroix en scène
jusqu’au 4 janvier 2026 au CNCS de Moulins.

Le site du CNCS
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[Expo] Mission protection au Musée des Arts d’Afrique et d’Asie

Exposition "Mission protection" au Musée des Arts d'Afrique et d'Asie
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Se protéger des dangers est un besoin universel que le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie vous propose d’explorer dans son exposition « Mission protection », à voir jusqu’au 3 novembre 2024.

A l’entrée de l’exposition, tournez la roue de la protection pour attirer la bonne fortune, trouver l’amour, se soigner ou éloigner les mauvais esprits. Dans la vitrine, amulettes de protection et instruments de divination de différentes époques et différentes cultures montrent l’universalité du besoin de se rassurer et de se protéger.

Pharmacopée, super-héros et au-delà

De salle en salle, on découvre les croyances qui accompagnent l’humain tout au long de sa vie et les objets chargés de symbole ou de magie qu’il utilise pour se protéger.

C’est un voyage qui nous emmène dans de nombreuses cultures, comme la Chine avec l’idée que le corps humain, tout comme le monde extérieur est traversé par des énergies vitales qu’il faut équilibrer pour être en bonne santé. Mais les croyances magiques sont aussi très présentes pour se protéger des dangers avec des animaux symboles de puissance.

Dans d’autres cultures, on fait appel à des guérisseurs.
Le musée possède de nombreuses pièces très anciennes ou plus actuelles dans ses collections. On peut voir par exemple une armure de chaman très impressionnante datant du 20e siècle.

Le contemporain est aussi présent avec les figures de super-héros qui reprennent les symboles universels des protecteurs présents dans de nombreuses religions.

Quand la vie s’achève et que s’affiche le « Game over », il faut alors accompagner le défunt dans son dernier voyage avec des objets dans lesquels on trouve la notion de protection mais aussi les figures tutélaires des ancêtres.

Pour compléter votre visite, une conférence sera donnée par Anne Depigny, collectionneuse et commissaire d’expositions, le samedi 21 septembre à 15h, à l’occasion des Journées du Patrimoine : « Dieux, talismans et décoctions : la panoplie de Chine ».

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Mission protection

Du 20 avril au 3 novembre 2024 du mardi au dimanche de 14 h à 18 h.
Ouvert les jours fériés, fermé le lundi. Ouvert aux individuels et aux groupes.

Musée des Arts d’Afrique et d’Asie
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[Expo] Le fabuleux destin du Prince d’Annam à Vichy

Exposition sur le Prince d'Annam au Musée des arts d'Afrique et d'Asie
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Dans une belle exposition à voir jusqu’au 3 novembre 2024, le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie raconte l’histoire romanesque de Hàm Nghi, empereur en exil et artiste. Un destin lié à la Reine des villes d’eaux puisque le Prince d’Annam est venu 25 fois en cure à Vichy.

Amandine Dabat, Commissaire de l’exposition est l’arrière-arrière-petite-fille de Hàm Nghi, empereur exilé devenu Prince d’Annam. Elle a publié une thèse de doctorat sur la vie et la production artistique de son illustre ancêtre, toujours considéré au Viêt Nam comme un empereur patriote qui a résisté et lutté pour son pays.

A travers sa correspondance, ses objets et ses œuvres, l’exposition nous emmène du Viêt Nam à Alger, en passant par Vichy où le Prince d’Annam est venu 25 fois en cure.

De l’Indochine de Hàm Nghi à l’exil du Prince d’Annam

Le voyage commence au Viêt Nam, à Huê dans un contexte politique mouvementé où se succèdent plusieurs empereurs. Hàm Nghi devient empereur à 13 ans en 1884.
En 1885, après la bataille de Hué perdue contre les français, il prend la fuite dans les montagnes où il se cachera pendant trois ans. C’est une période de sa vie dont il ne parlera jamais.

Il est trahi par quelqu’un de sa garde et fait prisonnier politique. La France décide de l’exiler à Alger.

L’art pour s’évader

Arrivé à Alger comme prisonnier politique, il n’a pas besoin de travailler pour vivre. Que faire de sa vie ?
Il est un tout jeune homme qui a tout perdu, jusqu’à son identité puisqu’on lui enlève son nom d’empereur. Il devient le Prince d’Annam.

Toute sa vie, il portera le costume traditionnel et le turban, seule façon de conserver son identité vietnamienne. Il ne devait pas passer inaperçu dans les rues de Vichy lors de ses nombreux séjours.
Il sera sans nouvelles de sa famille pendant 10 ans et se construira une nouvelle vie, une vie d’artiste.

Son entourage ayant remarqué son intérêt pour les arts lui propose des cours.
L’art sera pour lui une manière de se recréer un espace de liberté intérieure grâce à la pratique du dessin, de la peinture et de la sculpture.
Il a l’occasion de voyager en France et de fréquenter les milieux artistiques et culturels.
Il sera l’élève de Rodin et copiera les maîtres. Dans des tableaux « à la manière de », on retrouvera le mouvement impressionniste, pointilliste ou encore l’influence de Paul Gauguin.

Il aime peindre la beauté de la nature et rendre la lumière sur un paysage.

Malheureusement, la plupart de ses œuvres ont disparu dans l’incendie de sa villa d’Alger au moment de l’indépendance de l’Algérie.
Pourtant, il avait l’habitude d’offrir ses tableaux et comme il est souvent venu à Vichy, il y a peut-être des toiles qui dorment encore dans les greniers de l’Allier…

Il est bien intégré dans le milieu artistique et se crée un réseau social et amical, comme en témoigne sa correspondance et les photos de l’époque où on le voit très entouré. Quand il vient à Vichy, il retrouve des amis, profite de l’animation de la cité thermale, joue au golf et va au théâtre. Dans sa tenue traditionnelle, il ne passait pas inaperçu !

Exposition sur le Prince d'Annam au Musée des Arts d'Afrique et d'Asie

Dans les vitrines, on peut voir sa palette et ses pinceaux, mais aussi des objets personnels marqués de son monogramme Tu’ Xuân. C’est surnom qu’il avait enfant et qui signifie « fils du printemps ». Il l’utilisera comme nom d’artiste et signera ainsi ses toiles.

Une famille

En 1904, il épouse Marcelle Laloë, fille du président du tribunal d’Alger avec qui il aura trois enfants.
Il y aura même des cartes postales de leur mariage !
Il fait construire une villa sur les hauteurs d’Alger et partage son temps entre la vie de famille et la pratique artistique.

A la fin de l’expo, on peut voir une vidéo tournée en 1941 où on aperçoit le Prince d’Annam. Une silhouette émouvante dans sa tenue traditionnelle.

Noyant, un village multiculturel

Le destin du Prince d’Annam trouve un écho dans la diaspora vietnamienne en France et l’exposition se termine avec une évocation du village de Noyant d’Allier, avec des photos et des témoignages de ses habitants.

En 1914, le Prince d’Annam rêvait d’exposer à Vichy. Le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie réalise son souhait en 2024 avec cette belle exposition dédiée à ce personnage au destin hors du commun, empereur exilé qui a trouvé dans l’art une liberté et une identité dont on l’avait privé.

Venez découvrir l’histoire de Hàm Nghi, empereur devenu le premier artiste moderne vietnamien formé aux Beaux-Arts par des français comme Auguste Rodin.

Pour compléter votre visite, une conférence est proposée par Amandine Dabat, Commissaire de l’exposition, le samedi 28 septembre à 15h.

Informations utiles

L’art en exil – Hàm Nghi, Prince d’Annam (1871-1944)

Du 20 avril au 3 novembre 2024 du mardi au dimanche de 14 h à 18 h.
Ouvert les jours fériés, fermé le lundi. Ouvert aux individuels et aux groupes.

Musée des Arts d’Afrique et d’Asie
16 avenue Thermale
03200 VICHY

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1 grande expo et 4 résidences photographiques pour l’édition 2024 du Festival Portrait(s)

Festival Portrait(s) à Vichy en 2024
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Petit changement d’image pour l’édition 2024 de Portrait(s). La grande exposition du Grand Établissement Thermal est désormais consacrée à un seul photographe et le festival accueille 4 photographes en résidence.

Nadav KANDER au Grand Établissement Thermal

Si le photographe Nadav Kander est très connu pour ses portraits de personnalités, l’exposition monographique du Grand Établissement Thermal qui lui est consacrée montre aussi son travail sur les paysages et ses reportages dans des lieux désertés.
Ses images nous emmènent dans un univers poétique où tout semble si fragile et dont il se dégage une étrange douceur.

Nadav Kander réalise également des vidéos. L’une d’elles, proposée dans l’exposition m’a particulièrement touchée.
Réalisé en 2017 quand le tableau Salvator Mundi de Léonard de Vinci a été exposé avant d’être vendu aux enchères, ce film montre le regard et l’émotion qu’on peut avoir devant une œuvre d’art.

Dialogue architectural entre Vichy et Baden-Baden

Patrick Tournebœuf est connu pour son approche documentaire et plasticienne de l’architecture.

Il est l’un des photographes en résidence cette année et son travail sur Vichy et Baden-Baden est présenté sur le parvis du Palais des Congrès.

Il livre une vision parallèle des deux cités thermales, inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO avec les Grandes villes d’eaux d’Europe. Ses images sont magnifiques et son regard aiguisé m’a fait voir différemment certains lieux pourtant bien connus de ma ville.

Une édition sportive pour cette année olympique

En cette année olympique, deux des photographes en résidence ont travaillé sur le thème du sport.

Devant l’église Saint-Louis, Christophe Darbelet met à l’honneur le sport amateur en allant à la rencontre de jeunes footballeurs de l’agglomération.
Il a capturé leur regard juste avant de tirer au but.

Le photographe basé à Vichy connait bien la région et a choisi dans les paysages environnants des images qui évoquent le foot, étendant les limites du terrain de jeu bien au-delà du stade.

La jeune photographe américaine Arielle Bobb-Willis met en scène une vingtaine d’athlètes professionnels, semi-professionnels et handisports de toutes disciplines confondues et qui sont venus profiter des infrastructures de Vichy la sportive.

Des images parfois surréalistes et très colorées que l’on peut voir au bord de l’Allier.

Des expos gratuites au 4 coins de la ville

Les expositions (toutes gratuites) sont à voir dans différents lieux de Vichy, au gré de vos balades.

Du côté du Pôle Universitaire, Christophe Acker donne la parole aux étudiants du CAVILAM avec une série de portraits et un film réalisé pendant sa résidence.

Dans le Hall des Sources, on retrouve les projets pédagogiques de Portrait(s) avec les actions d’initiation à la photographie en milieu scolaire qui ont lieu chaque année et La voix du regard, carte blanche à Brigitte Patient, qui propose l’analyse d’une photographie de Nelli Palomäki.

Festival Portrait(s)

Jusqu’au 29 septembre 2024 à Vichy.

Retrouvez toutes les informations sur la page du Festival Portrait(s) 2024.