A l’approche des fêtes, on se prépare à passer de bons moments autour d’un bon repas.
N’oubliez pas d’inviter à votre table une bouteille d’eau de Vichy… Parce qu’ici ça pétille !
Très bonnes fêtes à tous !
A l’approche des fêtes, on se prépare à passer de bons moments autour d’un bon repas.
N’oubliez pas d’inviter à votre table une bouteille d’eau de Vichy… Parce qu’ici ça pétille !
Très bonnes fêtes à tous !
Du 15 décembre au 3 février, les Galeries du Centre Culturel de Vichy vous invitent à découvrir l’art du pliage de Tetsuya Gotani.
Une simple feuille de papier au format carré, c’est la matière première que Tetsuya Gotani sculpte, avec des dizaines de plis, sans couper ni coller, pour donner naissance à tout un bestiaire.
Éléphant, taureau, licorne ou dinosaure de toutes les couleurs sont exposés.
Tetsuya utilise du papier du Moulin Richard-de-Bas d’Ambert, du papier Canson et du papier traditionnel japonais. Au-dessus de ses œuvres sont accrochées les formes intermédiaires de ses créations, en volume et à plat, ainsi que le diagramme qui permet de faire le pliage.
Enfin…à condition d’avoir beaucoup de patience et pas mal de dextérité !
Ces animaux de papier sont impressionnants, aucun détail ne manque !
A côté des modèles créés par l’artiste, un petit espace atelier pour les petits (mais aussi les grands) met à votre disposition papier, feutres et modèles pour créer des pingouins, canards ou cocottes en papier. Et c’est plus compliqué qu’il n’y paraît…
Ma chenille ne ressemble pas tout à fait au modèle, mais je vais m’entrainer…
Tetsuya Gotani est diplômé d’enseignement d’ORIGAMI et membre de la Japan Origami Academic Society (JOAS) de Tokyo. Il donne également des conférences sur l’histoire de l’art du pliage au Japon et sur la création d’Origami complexe, et des ateliers pour faire connaître les techniques permettant de créer des modèles originaux.
Tetsuya est également accordéoniste professionnel. C’est pour cette raison qu’il est venu s’installer en Auvergne avec sa femme, Maïko.
En 2007, ils ont créé une association Japon Auvergne-Nippon Auvergne (JANA) à Clermont-Ferrand dans le but de faire connaître le Japon en France, mais aussi de présenter le charme de l’Auvergne au Japon.
Ensemble, ils interviennent dans des écoles et des centres culturels d’Auvergne et d’ailleurs.
Plus d’infos
Exposition jusqu’au 3 février 2019
Galeries du Centre Culturel de Vichy
20 rue du Maréchal FochLe mercredi, samedi et dimanche de 14h à 18h.
Pendant les vacances scolaires, du mercredi au dimanche de 14h à 18h.Le site de l’association Japon Auvergne-Nippon Auvergne (JANA)
Ce dimanche, l’Opéra de Vichy proposait « Edmond » d’Alexis Michalik, une pièce qui fait salle comble depuis 3 ans à Paris. Un second décor a même été construit pour pouvoir la jouer dans deux théâtres à la fois !
Quand nous sommes arrivés dans la salle, les comédiens étaient déjà sur scène, jouant aux cartes, comme s’ils attendaient en coulisses le début du spectacle. La salle se remplissait tranquillement. On n’imaginait pas alors, la folle histoire qui allait se jouer devant nous, sans une seconde de pause pour notre plus grand plaisir !
Dans une mise en scène inventive et virevoltante, les comédiens vous font vivre la création, les répétitions et la première triomphale de Cyrano de Bergerac. Tout est en mouvement permanent, les décors se changent sous vos yeux, et vous entrainent en quelques secondes de l’appartement d’Edmond Rostand aux rues de Paris, du compartiment d’un train en route pour Issoudun à la loge de Sarah Bernhardt. On y croise aussi Feydeau, Courteline et Méliès, Maurice Ravel ou Anton Tchekhov
Ils ne vous laissent pas une seconde de répit dans cette histoire aux multiples rebondissements.
Quelle jubilation pour le public ! et même si cet après-midi à Vichy, il n’y a pas eu les 40 rappels de la première de Cyrano de Bergerac à Paris en décembre 1897, le public était debout pour applaudir cette formidable troupe.
Encore un beau dimanche à Vichy !
Il faisait frisquet ce matin à Vichy, pas le temps idéal pour s’installer dehors pour dessiner.
Comme nous n’étions que trois élèves, nous avons poussé la porte à tambour de l’Aletti Palace, (seul des anciens palaces vichyssois à être encore un hôtel), pour demandé à la réception si nous pouvions venir dessiner le hall.
Permission accordée avec le sourire, nous nous sommes donc installées pour croquer l’ambiance, bien au chaud.
Et pour recréer l’ambiance justement, Christine nous a montré comment dessiner la lumière, en commençant par placer les ombres et les points lumineux, avec un gris léger et du jaune.
Puis on monte progressivement les couleurs.
Comment ne pas craquer pour le magnifique lustre devant l’escalier ? Et ces deux fauteuils qui semblent avoir vécu tant de choses dans ce lieu plein d’histoires ! J’ai donc tenté de les croquer…
Les trois heures de cours sont passées très vite dans cette ambiance feutrée, mais le temps nous a manqué pour terminer…une bonne excuse pour revenir à l’Aletti Palace…
Plus d’informations
A Vichy, les cours ont lieu une fois par mois le dimanche de 10h à 13h.
D’autres lieux et horaires sont possibles, ainsi que des stages.Si vous souhaitez suivre les cours de Christine Flament, vous trouverez toutes les informations sur son blog.
Hier soir, j’ai fait un voyage. Un voyage d’hiver, dans la neige et le vent. Un voyage en musique dans cette salle de l’Opéra de Vichy que j’aime tant. Un voyage poétique et envoutant.
Difficile d’en parler avec des mots… alors voici une petite vidéo pour commencer :
Sur la scène, un piano et quelques projecteurs.
Le baryton-basse Philippe Sly, et les quatre musiciens (un violon, une clarinette, un trombone et un accordéon) qui l’accompagnent tout au long de ce voyage, revisitent le cycle de vingt-quatre lieder de Franz Schubert, écrite à l’origine pour piano et voix.
Les ombres démesurées projetées sur les murs, le cheminement du chanteur et des musiciens sur la scène presque vide, les effets de clair-obscur de la mise en scène de l’américain Roy Rallo, tout nous plonge dans une atmosphère glacée, de solitude et de chagrin.
J’ai beaucoup aimé cette interprétation, dense et poétique de ce Voyage d’Hiver.
De petits textes étaient projetés et permettaient de suivre le récit.
J’avoue que, ne connaissant pas l’œuvre aussi bien que mes voisins, j’ai apprécié ce petit détail (demandé par l’Opéra de Vichy) .
A la fin du spectacle, les artistes sont venus s’assoir au bord de la scène, pour un échange avec le public. Les questions et les remarques de la salle ont d’ailleurs suscité des discussions entre les spectateurs, qui a de rares exceptions ont beaucoup aimé cette interprétation.
« Schubert aurait aimé ! » a lancé une spectatrice au cours de ces échanges animés.
Je suis rentrée en frissonnant, sans savoir si c’était en raison de la météo vichyssoise ou le souvenir de ce voyage d’hiver. Encore une soirée que je n’oublierai pas, à l’Opéra de Vichy.
Et j’ai pu enfin admirer le rideau de scène de l’Opéra de Vichy !
C’est la toute première fois que je le vois (il était en panne) et il est vraiment magnifique !
C’était aussi la première fois que je voyais la scène dans cette configuration, avec la fosse d’orchestre relevée pour prolonger la scène.
Vivre à Vichy, c’est avoir de multiples occasions de découvrir des univers musicaux des plus variés.
Cet après-midi, l’église Saint-Louis accueillait les Chœurs de l’Armée Russe, venus interpréter des chants de Noël et des chants populaires Russes.
Ekaterina Bolshunova les a rejoint sur quelques morceaux et a mêlé sa magnifique voix de soprane à leurs voix graves et puissantes.
Encore un moment fort à ajouter à notre album Vichyssois 2018.
Il y aura un second concert ce soir à 20h.
Le Musée de l’Opéra de Vichy propose chaque année, de mai à décembre une exposition différente. En 2018, il met à l’honneur le compositeur et musicien Reynaldo Hahn, avec une belle évocation de l’univers musical et esthétique de l’auteur de Ciboulette.
Son nom ne vous dit peut-être rien. J’avoue d’ailleurs que je ne savais rien de lui avant de pousser la porte du Musée de l’Opéra de Vichy, même si certaines de ses compositions ne me sont pas inconnues.
Reynaldo Hahn avait une renommée internationale. Mais il a été trop souvent relégué au rang de « musicien de la Belle-Époque » et associé au goût de l’opérette des Années Folles. Et pourtant, quel personnage ! et quelle vie !
Enfant-prodige (sa première partition est éditée à compte d’auteur par ses parents quand il avait huit ans), élève de Massenet, Reynaldo Hahn touche à tous les genres (opéra, ballets, mélodies, concerto, musique de chambre) et devient très vite un compositeur réputé. Il fréquente les salons dès son plus jeune âge et devient intime de grandes personnalités artistiques comme Sarah Bernhardt ou Marcel Proust, dont il est l’un des rares proches à pouvoir se rendre chez lui sans devoir se faire annoncer.
Compositeur, pianiste, chef d’orchestre, chanteur, mais aussi critique et essayiste, Reynaldo Hahn semble avoir eu mille vies.
Plus qu’une visite d’expo, le Musée de l’Opéra de Vichy vous plonge dans l’univers de Reynaldo Hahn, puisque son bureau (qui avait toujours la même configuration dans ses différents appartements) et son salon (il aimait recevoir) ont été reconstitués.
Son piano, son nécessaire à écrire et à fumer, ses correspondances, des photos, des partitions, des manuscrits sont là aussi, comme autant de témoignages émouvants sur cet homme à la vie passionnante.
Provenant des fonds de la famille de Reynaldo Hahn et de collections particulières, les objets présentés et la belle scénographie de cette exposition, nous donnent un peu l’impression d’avoir été conviés chez Reynaldo Hahn, au milieu de ses objets préférés.
Une expérience inédite très agréable, avec en fond sonore quelques une de ses compositions, échappées d’un ancien poste de radio, et un témoignage de Eva de Vengohechea, sa petite nièce.
Il y a même le carillon d’une horloge (un air composé par Reynaldo Hahn) qui ponctue la visite.
Il connaissait bien Vichy, où il s’est produit et où sa musique a été jouée très souvent.
Reynaldo Hahn appréciait tellement l’eau de Vichy qu’il s’en faisait envoyer au front pendant la Première Guerre Mondiale, et on retrouve la célèbre bouteille sur sa table. J’ai aussi aperçu dans son bureau un guide de Vichy et une boite de pastilles.
J’ai quitté, un peu à regret cette très belle exposition, heureuse d’avoir (re)découvert ce compositeur.
L’exposition au Musée de l’Opéra de Vichy est la première d’envergure à lui être dédiée.
L’exposition est présentée jusqu’au 16 décembre 2018, du mardi au dimanche de 14h à 18h sauf jours fériés.
Pour plus d’informations
Le site web du Musée de l’Opéra de Vichy
Sa page FacebookLe site reynaldo-hahn.net, créé par des passionnés et la page Facebook de l’Association Reynaldo Hahn.
Il ne sera pas ici question du célèbre fromage, mais de l’encre utilisée par Marielle Durand lors de sa résidence artistique à Châteldon. Marielle exposait ce week-end ses carnets et dessins, dans l’ancienne pharmacie qui accueille les artistes chaque année depuis 2000.
Nous n’avons pas pu venir voir l’exposition qui avait lieu ce week-end, mais comme elle était encore en place ce matin, nous avons rendu une petite visite à Marielle (et découvert pour l’occasion un bien joli village).
Cette encre bleue, trouvée un peu par hasard lors d’un workshop en Allemagne cet été, Marielle l’a adoptée pour ce projet. Et cette couleur a pris différentes significations tout au long de son séjour : l’eau de Châteldon et des sources thermales de la région, le bleu du ciel ou celui de l’horizon où se dessine la chaîne des Puys, celui des reflets de la pierre volcanique, des blessures et des coups de blues, ou de l’heure bleue… Toutes ces émotions que l’on sent dans les nuances subtiles de ses dessins réalisés sur de beaux papiers ou dans un carnet…à la couverture bleue.
Au premier étage, dans la jolie vitrine, juste sous le lustre, sont exposés son carnet bleu et ses carnets « à la main gauche ». Car suite à une blessure à la main droite il y a quelques années, Marielle a du apprendre à tenir le crayon de la main gauche et se sert maintenant de ses deux mains pour dessiner, selon les projets et les sujets.
Quel plaisir de pouvoir feuilleter ses carnets ! Y retrouver les dessins aperçus sur les réseaux sociaux, au fil des étapes de création (car Marielle peut passer des heures et des heures sur un dessin, couche par couche, petites touches par petites touches).

Châteldon est bien sûr à l’honneur dans ses dessins, mais Marielle, qui ne connaissait pas vraiment la région s’est aussi promenée tout autour, avec ses carnets et son encre bleue.
Elle est parfois passée par Vichy, où vous l’avez peut-être croisée, à la Source des Célestins ou devant la maison natale d’Albert Londres. J’ai passé une journée avec elle, il y a quelques semaines, et j’ai ainsi pu voir le tout début d’un dessin (dans le Hall des Sources), le lavis léger au départ, et les détails qui apparaissent petit à petit. Son dessin est fini (et magnifique), mais elle est revenue plusieurs fois pour le terminer.

Nous sommes repartis, heureux d’avoir pu admirer les dessins originaux, et avec en souvenir le livre et l’affiche, édités pour l’occasion.
Merci Marielle de nous avoir reçus un jour de décrochage d’expo, et au plaisir de se voir sur ton stand au Rendez-vous du Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand les 16, 17 et 18 novembre prochain.
N’hésitez pas à venir la rencontrer vous aussi !
C’est une distribution internationale qui s’est produite ce dimanche sur la scène de l’Opéra de Vichy dans une version de concert de Nabucco de Verdi. La salle était comble pour cet événement et les spectateurs comblés d’avoir assisté à ce moment magique.
Après Lyon et Paris, c’était au tour de Vichy d’accueillir cette coproduction de l’Opéra de Lyon et du Théâtre des Champs-Élysées.
La version de concert permet de voir l’Orchestre (habituellement dans la fosse) et le Chœur de l’Opéra de Lyon. J’ai aimé le ballet des archets (du premier balcon, j’avais une belle vue sur les violons) et les chœurs qui tournaient d’un même mouvement leurs partitions.
L’occasion aussi de voir Daniele Rustioni qui les dirigeait. Car c’est un peu un spectacle dans le spectacle de voir ce jeune chef, impressionnant d’énergie, sauter et faire de grands gestes, comme habité par la musique. J’en ai parfois oublié complétement les sur-titres ! Mais qu’importe les paroles exactes, la musique et les voix nous emportent dans l’émotion et la magie est là. D’ailleurs, ce chef d’orchestre me faisait penser à un magicien avec sa baguette magique.
Et que dire des voix ? Je ne connais pas grand chose à l’Opéra, mais j’ai senti que j’assistais là à un spectacle exceptionnel. Et même si la distribution prévue a un peu changée, le spectacle était extraordinaire, pour moi qui découvre l’opéra. Autour de moi, les connaisseurs appréciaient également, et des « bravos » saluaient les prestations des artistes.
Anna Pirozzi, dans le rôle d’Abigaïlle m’a vraiment impressionnée. Tout comme le baryton Amartuvshin Enkhbat, qui a remplacé Leo Nucci dans le rôle de Nabucco. Autre changement, Riccardo Zanellato, remplacé par Alexander Vinogradov, très applaudi lui aussi. Antonio Poli et Enkelejda Shkosa complétaient cette distribution magnifique, ovationnée comme il se doit par la salle debout.
Je ne suis pas prête d’oublier ce spectacle, et je m’endormirai sans doute tout à l’heure avec en tête l’air le plus connu, « Va Pensiero », en pensant à ce moment où la salle s’est levée en attendant les premières notes de ce « deuxième hymne italien », respectant ainsi une tradition dont nous a parlé Martin Kubich dans son petit mot d’introduction avant le spectacle.
Quelle chance nous avons d’avoir à Vichy un si bel opéra et une telle programmation !
Et vivement le prochain spectacle !