Grâce aux visites proposées par l’Office de Tourisme, de juin à septembre, on découvre une facette différente de Vichy chaque jour de la semaine. Cette année, deux nouveautés sont proposées, dont cette visite consacrée aux belles boutiques : Au bonheur des dames. Mais les messieurs sont bien sûr les bienvenus, surtout s’ils sont gourmands !
Une visite gourmande
Savez-vous que Barclay, dont on trouve les traces tout près de l’Office de Tourisme proposait le relooking complet à ses riches clients ? Qu’au restaurant Chantecler, on pêchait soi-même la truite que l’on allait manger ? Que la confiserie Au Fidèle Berger a invité les boites en fer et les langues de chat ? Qu’il y avait 3 hôtels Carlton au monde, dont un à Vichy ? Que Nicolas Larbaud (le père de l’écrivain Valéry Larbaud) avait des dons de sourcier ?
Alla, guide passionnée par Vichy, vous raconte le destin de magasins célèbres, aujourd’hui disparus et vous emmène dans les belles boutiques qui continuent de créer et proposer des produits locaux et de qualité. On admire les décors d’époques dans la Pharmacie du Parc, au Fin Palais, aux Marocains et on apprend comment sont fabriquées les célèbres pastilles chez Moinet.
Quelques dégustations ponctuent cette visite, qui se termine par une boisson dans un endroit atypique du vieux Vichy.
Un thème original pour découvrir Vichy
Je trouve que c’est vraiment une belle idée que cette nouvelle visite, qui nous parle du passé de Vichy au travers d’un thème qui peut sembler secondaire, mais qui aborde de nombreux aspects de la vie et de la société à différentes époques. C’est plein d’anecdotes et tout le monde est heureux, même ceux qui ne sont pas spécialement fan d’histoire ou d’architecture.
Des visites variées tout l’été
Quand je suis arrivée à Vichy, pour découvrir et mieux connaitre l’histoire de ma nouvelle ville, j’ai suivi toutes les visites proposées par l’Office de Tourisme, et je me réjouis d’en voir de nouvelles régulièrement programmées.
Vous trouverez toutes les informations sur le site Vichy Destinations et à l’Office de Tourisme, rue du Parc à Vichy.
Un thème différent vous est proposé en fonction du jour de la semaine, de juin à septembre tous les jours à 15h30 :
Dans sa nouvelle exposition « Habiller l’Opéra », le Centre National du Costume de Scène célèbre les 350 ans de l’Opéra de Paris, en retraçant l’histoire de cette institution, et l’évolution de l’esthétique du costume sur près de deux siècles. Un gros coup de cœur pour A l’eau de Vichy !
Le CNCS et l’Opéra de Paris
La plupart des costumes exposés proviennent du fond patrimonial de l’Opéra de Paris, qui est conservé au CNCS, et qui s’enrichit régulièrement avec de nouvelles pièces issues des déclassements de productions. Pour les costumes les plus récents présentés dans l’exposition, ils proviennent d’œuvres toujours au répertoire.
Pour ceux qui n’ont pas encore vu l’expo, attention, cet article comporte de nombreuses photos. N’allez pas plus loin si vous souhaitez garder la surprise.
Une scénographie à couper le souffle
A l’eau de Vichy, on aime le CNCS et on se réjouit à chaque nouvelle exposition. Je suis toujours impressionnée par la scénographie et cette fois encore, j’ai adoré !
Avant même l’entrée dans l’expo, le ton est donné avec l’escalier du CNCS qui se prend un peu pour le célèbre escalier de l’Opéra Garnier.
Les scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovar ont imaginé un parcours dans l’architecture de Garnier et de Bastille. Entourés de photos des détails caractéristiques de ces deux monuments, au milieu de velours rouge et de dorures, de miroirs et de reflets, enveloppés de musique on plonge immédiatement dans l’univers de l’Opéra de Paris.
Personnellement, j’ai vraiment eu le souffle coupé et j’ai d’abord fait un petit tour de l’expo sans m’attarder sur les costumes dans les vitrines, le temps de reprendre mes esprits.
Parcours chronologique, grandes étapes et évolutions
Comment résumer 350 ans d’une histoire aussi riche que celle de l’Opéra de Paris ? C’est de manière chronologique, rythmée par les grandes étapes de l’histoire de l’institution, les courants esthétiques du ballet et de l’opéra et les grands succès du répertoire. On y voit aussi l’évolution technique et la création de la nouvelle salle de l’Opéra Bastille.
Le Palais Garnier est inauguré le 5 janvier 1875. Il faudra alors adapter les productions à la nouvelle scène, plus grande.
C’est alors un dessinateur de costume unique qui habille tous les spectacles.
A partir de 1914, le nouveau directeur Jacques Rouché supprime ce principe et engage des équipes différentes pour chaque spectacle. Il élargit également le répertoire lyrique avec les grands compositeurs de son temps. Les Ateliers de couture de l’Opéra doivent s’adapter à de grandes personnalités aux styles variés et fabriquer des costumes imaginés par des artistes comme Léon Bakst, Jean Cocteau ou Raoul Dufy. Le répertoire chorégraphique s’enrichit aussi grâce à Serge Lifar, venu des Ballets Russes et engagé à la direction du ballet de l’Opéra de Paris en 1929. Il va systématiquement travailler avec des peintres.
Dans les années 1950-60, avec une nouvelle génération de décorateurs et costumiers, sont créés plusieurs productions devenues légendaires : Les Indes galantes, Obéron, La Flûte enchantée.
Avec les années 60 commence une période troublée dans tous les domaines (artistique, social et économique), la fréquentation est en baisse. La programmation de l’Opéra Garnier est contrastée, avec des reprises qui ne sont plus au goût du jour alternant avec de nouvelles productions brillantes et des interprètes de niveau international. Puis ce fut « l’ère Liebermann », avec le renouvellement du répertoire et les succès publics. Garnier est devenu trop petit et avec trop de contraintes empêchant d’enchainer les spectacles. Il faut une nouvelle salle, plus moderne. Ce sera l’Opéra Bastille.
L’arrivée d’Hugues Gall à la direction de l’Opéra en 1995 s’accompagne d’un changement de rythme et d’échelle dans la programmation des spectacles, à l’esthétique souvent spectaculaire qui exige un nombre de plus en plus important de costumes.
Depuis les années 2000, l’esthétique a bien changé, avec des costumes contemporains et des vêtements achetés dans des friperies. Le metteur en scène souhaite rendre l’œuvre plus contemporaine, en utilisant des costumes qui peuvent déstabiliser le spectateur, plus habitué à voir des costumes de l’époque de sa création.
Il est clair en tout cas que le costume a une part importante dans la mise en scène et qu’il constitue une mémoire de l’évolution du spectacle.
La dernière salle
La dernière salle est toujours spectaculaire et nous a laissé une fois de plus sans voix. On y découvre un décor en mouvement présentant des costumes du Ballet de l’Opéra de Paris, depuis l’esthétique romantique jusqu’aux créations contemporaines. Un panorama incroyable où nous aurions pu rester des heures à admirer tous les petits détails de ces tenues.
L’espace Noureev
Pour la durée de l’exposition, l’espace permanent dédié à Rudolf Noureev se met aux couleurs de l’Opéra de Paris, dont il a été directeur de la danse. Il a aussi créé ses propres œuvres et invité de nombreux chorégraphes. Les costumes présentés évoquent cette période et on peut voir des photos de sa collections personnelle.
Les ateliers de coutures
S’il y a moins de vidéos que dans les expositions précédentes, puisque ce sont les costumes qui sont en lumière, une série de reportages sur les métiers de l’ombre sont proposés. On y voit par exemple les petites mains préparer les tutus.
Coup de cœur
C’est peu de dire que nous avons aimé cette exposition. Nous retournerons sans doute la voir, pour admirer encore des détails qui nous ont échappés, et nous replonger dans l’ambiance de l’Opéra de Paris.
Plus d’informations
Exposition Habiller l’Opéra jusqu’au 3 novembre 2019 au CNCS de Moulins.
La nouvelle exposition du Musée des arts d’Afrique et d’Asie est consacrée à l’art si particulier du Congo, avec ses couleurs éclatantes et cette profusion de personnages et de détails dans chaque toile. A voir à Vichy jusqu’au 31 octobre 2019.
L’art congolais à l’honneur
Le Musée des Arts d’Afrique et d’Asie expose plus de 80 tableaux, des sculptures, du design et des vidéos, qui célèbrent le dynamisme de l’art, aujourd’hui, au Congo-Kinshasa. CONGO PAINTINGS a vu le jour grâce aux collections de trois passionnés : Bernard Sexe, Philippe Pellering et Boris Vanhoutte.
Depuis quelques années, l’art congolais connaît un retentissement international et des lieux culturels prestigieux, comme la Fondation Cartier ou la Fondation Louis Vuitton, lui ont consacré des expositions à succès.
Dans une petite vidéo à l’entrée de l’exposition, ces artistes, qui connaissent aujourd’hui une reconnaissance internationale, nous souhaitent une bonne visite.
Un art coloré et dynamique
Le parcours est ponctué par des mots qui définissent les grands thèmes d’inspiration de ces artistes : « Kinshasa centre du monde », « ambiance », « musiques », « système K », « songeries », …
Dès la première salle, on se sent comme happé par toutes ces œuvres aux mille détails. C’est un peu comme une BD à une seule case car les tableaux racontent des histoires. Les cartels qui les accompagnent nous donnent les clés et les références pour mieux comprendre ces peintures.
La scénographie fait cohabiter les tableaux avec des objets anciens, qui illustrent l’histoire, riche et multiple du Congo. Un parallèle qui montre l’évolution des traditions, souvent présentes dans les tableaux.
Tout au long de l’exposition, des vidéos montrent les artistes en pleine création, et l’ambiance des rues de Kinshasa.
Ici, il n’y a pas de droit d’expression, mais l’expression est permanente.
Amateur d’art ou simple curieux, venez découvrir les « kinoiseries » et l’art coloré et plein d’énergie de ces artistes au style si particulier.
Un catalogue a été édité avec aussi des œuvres qui ne figurent pas dans l’exposition, faute de place.
Informations utiles
Le musée est ouvert de mai à octobre, du mardi au dimanche de 14h à 18h. Tarif pour les individuels : 4 €. Gratuit jusqu’à 18 ans. Visites guidées pour tous publics sur RDV.
Musée des Arts d’Afrique et d’Asie 16 avenue Thermale 03200 VICHY
Le Musée de l’Opéra de Vichy n’est peut-être pas très grand, mais la qualité de ces expositions n’est plus à démontrer. Cette fois, c’est une cure musicale qui vous est proposée, jusqu’au 15 décembre 2019.
Musique et thermalisme
« On fait beaucoup de musique à Vichy, pendant la saison. Les baigneurs vaquent aux soins de leur cure avec accompagnement d’orchestre, et cela, pour leur plus grand bien, car les vertus hygiéniques de la musique sont depuis longtemps reconnues et consacrées. »
Journal de Vichy, lundi 3 juin 1901
Indissociable du séjour du curiste, la musique l’accompagne tout au long de la journée. Car venir prendre les eaux, c’est aussi venir se divertir. Cela fait même partie du traitement et les médecins conseillent de se « tenir en gaité ». Une prescription agréable que ne manquent pas de suivre les curistes, qui sont nombreux à s’abonner aux spectacles pour la durée de leur séjour. Vous prendrez bien, vous aussi, une dose de gaité ? Nous vous recommandons pour cela la visite de la très belle exposition du Musée de l’Opéra de Vichy, « Une Cure Musicale à Vichy ».
Naissance de l’Opéra de Vichy
Au début du XIXe siècle, les soins et les divertissements se passent au même endroit. L’établissement de première classe propose, en plus des espaces de soins, des salons dédiés aux jeux, aux bals et aux spectacles. C’est après le premier séjour de Napoléon III en 1861, que la cité thermale va se transformer. L’Empereur souhaite qu’elle devienne la première station thermale européenne, et lance une série de travaux (aménagement urbain, parcs, …). Un casino est inauguré en 1865, séparant ainsi les soins des divertissements. Ce nouveau lieu propose en plus une salle de théâtre et permet donc d’assister à des pièces de théâtre et à de petites œuvres lyriques.
A la fin du XIXe siècle, le casino (d’une capacité d’environ 1200 places) est trop petit et on pense à le transformer. Il faudra cependant attendre 1898 et les propositions de Charles Le Cœur pour qu’il soit agrandi et qu’une nouvelle salle soit construite dans son prolongement : l’Opéra de Vichy.
L’atelier de décor du Grand Casino
L’atelier est crée dès l’agrandissement du Casino et réalise l’ensemble des décors pour les nombreuses représentations. Il était situé derrière la gare et un grand magasin permettait de stocker les châssis et toiles de grandes dimensions.
Tout commençait par un croquis, d’après le livret d’opéra et les indications du metteur en scène. Puis un dessin plus détaillé et en couleur donnait un premier aperçu de chaque tableau du spectacle. Le décorateur réalisait ensuite une maquette en volume à l’échelle de 3 centimètre pour un mètre. Le projet validé pouvait ensuite être reproduit à la taille définitive sur d’immenses toiles tendues sur des châssis, et peintes à même le sol. Grâce aux collections du Musée de l’Opéra de Vichy, on peut voir les différentes étapes de conception des décors par l’atelier.
Tout est fait pour que le plaisir ne quitte jamais les curistes
Durant la première moitié du XXe siècle, Vichy est sans conteste la « Reine des villes d’eaux » et attire, l’été, le monde entier.
La saison débute en mai, avec deux concerts quotidiens dans la salle des fêtes du Casino. A partir du 1er juin, il y a une représentation par jour au théâtre du Grand Casino avec de l’art lyrique et des comédies en alternance, précédés de trois concerts quotidiens. L’orchestre est engagé pour la saison avec des musiciens de Paris ou d’orchestres de Province. Ils sont dirigés par des chefs renommés. En plus de la troupe du Grand Casino, les chanteurs sont ceux de l’Opéra, de l’Opéra-Comique ou des célébrités en représentation. La programmation variée propose des œuvres du répertoire, mais aussi des œuvres contemporaines, parfois créées à Vichy et dirigées par leur auteur en personne. La troupe de théâtre et les danseurs complètent cette incroyable distribution. Vichy est la « Capitale d’été de la musique ».
La ville mise en scène
« C’est incroyable, ces villes d’eaux. Ce sont les seuls pays de féérie qui subsistent sur la terre ! En deux mois il s’y passe plus de choses que dans le reste de l’univers durant le reste de l’année. »
Maupassant, Mont-Oriol.
C’est vrai que les villes thermales ont un charme particulier.
Vichy, endormie pendant l’hiver, se réveille en été et se pare de fleurs et d’essences rares. Les guides touristiques et les cartes postales la montrent d’ailleurs comme un écrin d’élégance et d’exotisme. Hôtels et grands magasins sont prêt à recevoir les curistes et la ville tout entière devient un peu comme un décor de théâtre.
La saison peut commencer !
A l’affiche
Les curistes alternent les soins, les promenades et les divertissements. Quel meilleur moyen que l’affiche pour lui proposer quotidiennement des distractions ?
On compte environ 150 affiches quotidiennes pour une saison. L’exposition présente des affiches de la semaine du 7 au 13 juin 1920. Quel(s) spectacle(s) allez-vous choisir ?
Vichy la nuit
La cité thermale change de visage à la nuit tombée, grâce à le « fée électricité ».
La lumière est partout, les lustres scintillent et font briller les tenues des élégantes. La lumière est aussi un élément à part entière du spectacle avec les feux d’artifice qui rendent les fêtes extravagantes.
Les théâtres de Vichy
Le Grand Casino n’est pas le seul établissement à proposer des spectacles. Le public nombreux pouvait assister à d’autres divertissements plus légers comme les opérettes, les vaudevilles ou les revues dans différents lieux, aujourd’hui disparus. Il y avait l’Éden Théâtre, devenu le Casino des Fleurs avant d’être démoli, le Théâtre de l’Alcazar, devenu l’Élysée Palace, ou le Petit Casino, devenu le Centre Culturel de Vichy.
La bibliothèque musicale
Constituée progressivement et active jusqu’au début des années 60, cette bibliothèque est aujourd’hui l’une des plus importantes en France. Vous avez peut-être eu la chance d’y entrer lors d’une visite guidée de l’Opéra.
Une promenade dans la cité thermale d’antan
Une fois encore, le Musée de l’Opéra de Vichy recrée une atmosphère. Ce n’est pas seulement une exposition, avec la présentation de nombreux documents issus des collections du musée ou de collections particulières, c’est un vrai voyage. La scénographie est particulièrement réussie et le fond musical accompagne parfaitement la visite.
Elle vous donnera sans doute envie de vous promener dans la ville et d’assister à un concert au kiosque. Justement, le programme d’été à l’Opéra est arrivé…
L’exposition est proposée dans le cadre de la candidature conjointe à l’UNESCO « Great Spas of Europe » à laquelle la Ville de Vichy est associée.
L’Opéra de Vichy participait à la 13e édition de l’événement annuel « Tous à l’Opéra » et ouvrait gratuitement ses portes samedi. Au programme : des visites guidées, des animations et des spectacles tout au long de la journée.
Comme l’année dernière, il fallait arriver tôt pour suivre les différentes visites guidées. Certaines, comme « Vue d’en haut » qui permettait de monter dans les cintres, affichait déjà complet à notre arrivée vers 9h30. Ce sera pour l’année prochaine. En 2018, j’avais pu voir « l’envers du décor » et « les coulisses de haut en bas » et je voulais en savoir plus sur la lumière et le son.
Avant de refermer cette parenthèse au Second Empire, voici quelques images de la magnifique exposition de robes de la Fondation Vassiliev. Il ne reste que quelques jours pour la visiter gratuitement au Palais des Congrès (entrée face au casino).
On peut à loisir admirer tous les petits détails de ces robes d’époque, présentées selon le moment de la journée et l’activité. Une belle source d’inspiration pour moi qui commence à coudre et rêve déjà d’une nouvelle tenue pour la fête Napoléon III 2020…
Des vitrines montrent les accessoires des tenues. Il manque parfois une petite explication et les visiteurs engagent la conversation pour tenter de trouver l’usage de certains objets, comme le porte-bouquet, devenu pendant quelques instants un support à cornet de glace !
Plus d’informations
L’exposition est ouverte jusqu’au 5 mai, de 14h à 18h, au Palais des Congrès, Espace Sévigné. Accès par l’entrée côté Casino Grand Café. Entrée libre.
Après vous avoir parlé de la préparation, et après une journée à trier les photos et vidéos (et à me remettre de mes émotions), je peux vous raconter mon week-end à la Cour Impériale. Comme l’année dernière, la météo n’a pas été très clémente, mais nous avons encore passé trois jours inoubliables.
Offenbach à l’honneur
2019 est l’année du bicentenaire de la naissance d’Offenbach. Le « Grand Jacques » était donc à l’honneur pour le concert d’ouverture proposé par Paul Billard et Chamlumière. L’Auditorium Eugénie était bien trop petit et tout le monde n’a pas pu entrer.
Une haie d’honneur de crinolines et redingotes attendait les spectateurs, qui semblaient apprécier ce spectacle avant LE spectacle. Ils étaient d’ailleurs nombreux à s’arrêter pour faire des photos. C’est l’association A la Cour Impériale qui avait revêtu ses plus belles tenues pour l’occasion.
On a aussi pu écouter Offenbach tout au long du week-end, au kiosque à musique de la Source de l’Hôpital avec 3 spectacles en alternance. Malgré la pluie et le froid, les spectateurs étaient bien présents. C’était d’ailleurs tentant de se lever pour danser et se réchauffer sur ces airs tellement entrainants.
Imperial Park des Sources
Chaque année, le Parc des Sources se transforme en machine à voyager dans le temps. Regroupées en différents quartiers (bourgeois, militaires, artisans, cavaliers, enfants ou gourmands) les associations ont animé le parc pendant deux jours, en tentant d’échapper à la pluie. Il fallait parfois se réfugier sous la galerie couverte entre deux danses, ou se mettre à l’abri sous les tentes, mais la bonne humeur était bien présente. Le canon résonnait dans le quartier militaire, pendant que les témoins se retrouvaient pour un duel, et que les enfants (et leurs parents) assistaient à un spectacle de guignol.
A la Cour Impériale vous accueillait dans le boudoir de Rosa. L’Empereur en personne est passé nous voir, et après sa visite (sans doute grâce au bouche à oreille), on se pressait devant l’entrée pour se renseigner sur les prestations et les tarifs.
Et avec un peu chance, on pouvait même croiser le couple impérial !
Des nouveautés en 2019
Bien sûr, les habitués auront reconnus certains stands et associations qui sont fidèles au rendez-vous chaque année. Mais il y avait aussi de nouvelles choses à découvrir et de nouveaux spectacles de la Cavalerie du Lys.
Cette année, une magnifique exposition montrait l’élégance en villégiature. Au Second Empire, on changeait de tenue plusieurs fois par jour, et on avait des robes adaptées à chaque circonstance : robe de bal, de thé, de promenade ou de visite. Ce week-end, c’était drôle de voir des dames en crinolines penchées sur les vitrines comme si elles étaient là pour faire leurs emplettes.
Une cinquantaine de robes de la prestigieuse Fondation Alexandre Vassiliev sont présentées jusqu’au 5 mai au Palais des Congrès. Je vais d’ailleurs y retourner pour faire des photos.
Autre nouveauté, la visite du Chalet Impérial. Les réservations pour ces visites guidées ont très vite affiché complet et je n’ai pas pu y aller, mais j’ai pu voir des photos sur les réseaux sociaux et j’espère que ce lieu sera encore ouvert pour une autre occasion.
A la table de l’Empereur
Comme l’année dernière, nous sommes allés au dîner. Ma robe de bal était (enfin) terminée et Jean-François avait la tenue idéale pour m’accompagner.
Les danseurs de Carnet de Bal, Temps de Danse et K’Danse de Bourges nous ont une fois de plus émerveillés. A la fin, nous avons pu les rejoindre pour quelques pas de danse et nous avons fait notre premier Quadrille Français !
Un petit échauffement avant le bal du dimanche soir…
Même si elle n’était pas aussi forte que l’année dernière, la pluie s’est encore invitée pour le défilé. Nous devions faire une démonstration sur le parvis de l’église Saint-Louis, mais nous avons dû nous réfugier dans l’église avant même les premières notes de musiques.
Puis nous avons rejoint le défilé, en accélérant un peu le pas vers la fin. Heureusement, le spectacle de clôture a eu lieu comme prévu sur la terrasse du Palais des Congrès. Le public était bien là, profitant jusqu’au bout de ce week-end.
Monsieur le Maire avait pour l’occasion une tenue d’époque, réalisée par Anne de La Fabrique du Hanneton. Un travail magnifique. Bravo Anne !
Et pour nous, c’était un bonheur de vivre ce moment au milieu des danseurs et des différentes associations.
En avant pour le quadrille
Le dimanche soir, c’est le traditionnel bal multi-époque.
Nous sommes restés au Second Empire, impatients de pouvoir danser quelques quadrilles et de participer aux danses de démonstration tout au long de la soirée. Alors, pas de photos du bal cette année, mais vous pourrez voir ou revoir quelques vidéos sur l’article de l’an dernier.
A l’année prochaine !
Cette année, c’est au bras de Jean-François que j’ai pu me promener au temps du Second Empire. On s’est vraiment pris au jeu tous les deux et on a aimé l’ambiance si particulière tout au long du week-end. Nous allons ranger nos crinolines, redingote et haut de forme…jusqu’à l’année prochaine.
L’année dernière, je vous racontais mon week-end à la Cour Impériale : trois jours intenses au milieu des crinolines et des redingotes. Ce matin, j’ai vu rue de Paris les premiers oriflammes annonçant que la fête approche !
Une expérience inoubliable
Avec l’association A la Cour Impériale, j’ai vécu l’année dernière ma première fête Napoléon III. J’avais prévu de louer une robe pour l’occasion, mais grâce aux doigts de fée de Carole Jacot, j’avais ma propre robe de jour, que j’ai hâte de revêtir à nouveau pour me promener dans le Parc des Sources, et vous accueillir sur notre stand.
Au Diner de l’Empereur, Claire Fonteneau m’avait prêté une jolie jupe colorée et pour le bal, j’ai pu revêtir une robe créée par Émilie Guérach, de l’association Promenons-nous dans l’histoire. Comment ne pas souhaiter avoir ma propre robe pour le bal après cela ? Mais je ne sais pas coudre…
Au Diner de l’Empereur et au Bal, les danseurs de Carnet de Bal nous ont éblouis. Les animations proposées m’ont permis de faire quelques pas sur la piste, mais impossible de danser les quadrilles et autres polkas : j’étais trop débutante.
Objectifs 2019
Après ces trois jours inoubliables, j’avais de nouveaux objectifs pour 2019 : – avoir ma propre robe de bal, (et pourquoi pas la coudre moi-même), – pouvoir faire quelques pas de valse, – savoir danser le Quadrille Français, le Quadrille des Lanciers, la Polka Lyonnaise et la Franco Russe.
Pas simple comme programme quand on ne sait pas coudre et que l’on a jamais dansé !
Mais la motivation est là, et à Vichy, on peut tout faire.
Ma robe de bal
Ma petite machine à coudre n’a pas encore beaucoup servi, mais je pense qu’on sera rapidement très copines toutes les deux.
Pour apprendre à l’utiliser et acquérir les bases de la couture, indispensables avant de se lancer dans la confection d’une robe de bal du Second Empire, c’est à La Fabrique du Hanneton que j’ai trouvé des cours de couture.
Un premier cours, niveau débutante, m’a permis de créer un chemisier.
Anne sait expliquer chaque étape, nous montrer les bons gestes ; et elle est d’une patience d’ange pour répondre à nos questions et s’assurer que l’on a compris. J’ai largement dépassé le temps prévu de 4 heures pour le chemisier, mais Anne m’a aidé jusqu’au bout pour que je le termine.
Ensuite, j’ai participé à un stage le temps d’un week-end, pour réaliser le corsage de base de ma robe (impossible de faire aussi la jupe et les décorations en seulement deux jours). Il faut encore l’agrémenter de dentelles ou de rubans, mais le plus technique est fait. Il faut aussi que je fasse la jupe, mais Anne nous a tout expliqué et je sais que je peux compter sur ses conseils en cas de problème.
Quelques pas de valse
Depuis septembre, tous les lundis, nous apprenons les danses de salon. Pour les débutants complets que nous sommes, ce n’est pas toujours simple mais ça nous plait. En plus, cette année, nous serons prêt pour le festival musette !
Le quadrille
A la Cour Impériale, on s’entraîne dure toute l’année pour apprendre différents quadrilles, polkas et autres danses du second empire.
Deux soirs par semaine, on répète encore et encore, et toujours dans la bonne humeur.
Il reste encore du travail, mais la préparation fait aussi un peu partie de la fête. En tout cas, on est tous très impatients de se retrouver, le temps d’un week-end, au second empire.
Plus d’informations
Vichy fêtera Napoléon III les 26, 27 et 28 avril 2019.
Savez-vous qu’à Bellerive se trouve en musée qui retrace l’histoire, la vie et l’évolution de la ville ? Injustement méconnu, ce petit musée va devoir fermé ses portes prochainement car le local qui l’abrite va être détruit. Pourtant, les bénévoles qui font vivre ce lieu souhaitent le voir renaitre au plus vite.
Quand Bellerive s’appelait Vesse
De Vesse…à Bellerive, car la ville a changé de nom le 23 janvier 1903. Pourtant, son histoire remonte bien plus loin puisque la rive gauche de l’Allier est habitée depuis l’époque Gallo-romaine.
A l’origine de ce musée, quelques instituteurs de l’école voisine qui ont préservé les objets d’une autre époque. Au fil du temps, les objets deviennent de plus en plus nombreux, et l’idée d’un musée pour les exposer se concrétise en 1989. Il prend place dans les préfabriqués délaissés par le Collège.
Les collections s’organisent en différents thèmes, présentant la vie, l’habitat, l’artisanat, les costumes, les mœurs et l’éducation, de la fin du XIXème au début du XXIème siècle, dans la bourgade de Vesse devenue la ville de Bellerive.
Dans l’ombre de Vichy
Mais Bellerive est restée dans l’ombre de la Reine des Villes d’Eaux. Sa fonction était de nourrir Vichy ; la « Ferme Modèle des Penaix » de Vesse (devenue médiathèque) fournissait tout le lait nécessaire aux hôpitaux et hôtels de Vichy et les maraichers alimentaient les épiceries et les marchés.
Pourtant, Bellerive a une vraie histoire, qui mérite tout autant d’être racontée.
Un lieu à découvrir, des bénévoles pour le faire vivre
En passant d’une salle à une autre, on a l’impression d’explorer le grenier de Grand-Maman. Certains objets nous rappellent des souvenirs d’enfance, d’autres sont un mystère. J’ai plusieurs fois donné ma langue au chat avant de découvrir leur utilité, grâce aux deux bénévoles qui nous ont reçus et guidés au milieu de cette multitude d’objets, tous classés et mis en scène.
J’ai beaucoup aimé pouvoir progresser au milieu de ces ambiances reconstituées pour présenter les métiers d’autrefois, les objets du quotidiens, bref, la vie de nos grands-parents ou arrière-grands-parents. C’est tellement plus agréable que de les voir à travers une vitre !
Ce musée était un vrai lieu de vie, en accueillant aussi des expositions temporaires, et des conférences variées proposées tous les deux mois environ. La dernière a eu lieu le 16 mars dernier.
Quel avenir pour ces collections ?
Bref, je vous invite à découvrir cet étonnant musée avant que tous ces trésors ne rejoignent les cartons où ils vont être stockés dans quelques semaines. Espérons qu’ils trouvent très vite un nouvel écrin pour que le public puisse encore les voir.
Car malgré le soutien des différents élus, alors que la destruction du local approche à grand pas, aucune solution concrète n’existe actuellement.
Plus d’informations
Le musée est ouvert le samedi de 15h à 18h (ou sur rendez-vous).
Musée « De Vesse…à Bellerive » Centre communal d’animation Rue Jean Macé 03700 Bellerive-sur-Allier Téléphone : 04 70 32 15 29
Le 69e Salon de l’Académie du Vernet vient d’ouvrir ses portes avec une rétrospective consacrée à l’un de ses membres fondateurs, Paul Devaux. Jusqu’au 14 avril, venez admirer l’œuvre de ce « tailleur d’images », qui a aussi pratiqué le dessin à la plume, l’aquarelle, le pastel.
Quand j’ai vu l’affiche annonçant l’expo, j’ai sauté de joie. Si le livre édité par la SHAVE est dans ma bibliothèque depuis quelques temps, je n’avais jamais eu la possibilité de voir « en vrai » ses magnifiques bois gravés. C’est donc sans attendre que je suis allée visiter cette exposition que je vous recommande vivement.
Le « tailleur d’images »
Le Tailleur d’images c’est ainsi que se définissait ce graveur autodidacte, devenu éditeur pour diffuser son œuvre. Il a aussi été illustrateur de presse, créateur de la revue L’Élan et fondateur de l’agence de publicité Primo. Cet homme aux milles facettes a exercé son art dans des domaines aussi variés que l’affiche, les plaquettes pour le Syndicat d’initiative de Vichy, les commandes privées pour des ex-libris ou les illustrations pour les boites de bonbons Moinet (dont j’ignorais qu’elles étaient signées Paul Devaux).
Quel plaisir d’admirer ses bois gravés, et la jolie écriture de l’artiste ! On peut aussi y voir le travail de préparation et les croquis préalables, à l’aquarelle ou à la plume, des essais de tirages annotés et les matrices (une par couleur imprimée).
Si Paul Devaux a publié ses propres livres, il a aussi illustré de nombreux écrivains, pour une couverture ou un ouvrage entier.
Un régal pour les yeux
Cette exposition permet d’admirer le travail de Paul Devaux. On peut rester un moment à observer chaque trait si justement tracé, ou plutôt gravé. Dans les grandes affiches, ou les minuscules gravures, l’équilibre et l’harmonie sont là, dans un style unique, à la fois traditionnel et tellement moderne. Que c’est beau !
Je sais déjà que j’y retournerai de temps en temps, pour revoir encore et encore toutes ces belles images. L’exposition ne dure qu’un mois, il faut en profiter. Et en plus c’est gratuit…
Plus d’informations
Exposition jusqu’au 14 avril 2019, au Centre Culturel de Vichy, 20 rue du Maréchal Foch. Du mardi au dimanche, de 14h30 à 18h. Entrée libre.