Un week-end impérial

Fête Napoléon III - Vichy - 2019
Par défaut

Après vous avoir parlé de la préparation, et après une journée à trier les photos et vidéos (et à me remettre de mes émotions), je peux vous raconter mon week-end à la Cour Impériale. Comme l’année dernière, la météo n’a pas été très clémente, mais nous avons encore passé trois jours inoubliables.

Offenbach à l’honneur

2019 est l’année du bicentenaire de la naissance d’Offenbach. Le « Grand Jacques » était donc à l’honneur pour le concert d’ouverture proposé par Paul Billard et Chamlumière. L’Auditorium Eugénie était bien trop petit et tout le monde n’a pas pu entrer.

Une haie d’honneur de crinolines et redingotes attendait les spectateurs, qui semblaient apprécier ce spectacle avant LE spectacle. Ils étaient d’ailleurs nombreux à s’arrêter pour faire des photos.
C’est l’association A la Cour Impériale qui avait revêtu ses plus belles tenues pour l’occasion.

On a aussi pu écouter Offenbach tout au long du week-end, au kiosque à musique de la Source de l’Hôpital avec 3 spectacles en alternance.
Malgré la pluie et le froid, les spectateurs étaient bien présents. C’était d’ailleurs tentant de se lever pour danser et se réchauffer sur ces airs tellement entrainants.

Imperial Park des Sources

Chaque année, le Parc des Sources se transforme en machine à voyager dans le temps. Regroupées en différents quartiers (bourgeois, militaires, artisans, cavaliers, enfants ou gourmands) les associations ont animé le parc pendant deux jours, en tentant d’échapper à la pluie. Il fallait parfois se réfugier sous la galerie couverte entre deux danses, ou se mettre à l’abri sous les tentes, mais la bonne humeur était bien présente.
Le canon résonnait dans le quartier militaire, pendant que les témoins se retrouvaient pour un duel, et que les enfants (et leurs parents) assistaient à un spectacle de guignol.

A la Cour Impériale vous accueillait dans le boudoir de Rosa. L’Empereur en personne est passé nous voir, et après sa visite (sans doute grâce au bouche à oreille), on se pressait devant l’entrée pour se renseigner sur les prestations et les tarifs.

Et avec un peu chance, on pouvait même croiser le couple impérial !

Des nouveautés en 2019

Bien sûr, les habitués auront reconnus certains stands et associations qui sont fidèles au rendez-vous chaque année. Mais il y avait aussi de nouvelles choses à découvrir et de nouveaux spectacles de la Cavalerie du Lys.

Cette année, une magnifique exposition montrait l’élégance en villégiature. Au Second Empire, on changeait de tenue plusieurs fois par jour, et on avait des robes adaptées à chaque circonstance : robe de bal, de thé, de promenade ou de visite.
Ce week-end, c’était drôle de voir des dames en crinolines penchées sur les vitrines comme si elles étaient là pour faire leurs emplettes.

Une cinquantaine de robes de la prestigieuse Fondation Alexandre Vassiliev sont présentées jusqu’au 5 mai au Palais des Congrès. Je vais d’ailleurs y retourner pour faire des photos.

Autre nouveauté, la visite du Chalet Impérial. Les réservations pour ces visites guidées ont très vite affiché complet et je n’ai pas pu y aller, mais j’ai pu voir des photos sur les réseaux sociaux et j’espère que ce lieu sera encore ouvert pour une autre occasion.

A la table de l’Empereur

Comme l’année dernière, nous sommes allés au dîner. Ma robe de bal était (enfin) terminée et Jean-François avait la tenue idéale pour m’accompagner.

Les danseurs de Carnet de Bal, Temps de Danse et K’Danse de Bourges nous ont une fois de plus émerveillés. A la fin, nous avons pu les rejoindre pour quelques pas de danse et nous avons fait notre premier Quadrille Français !


Un petit échauffement avant le bal du dimanche soir…

Retrouvez d’autres vidéos sur notre chaine Youtube.

Un défilé sous la pluie

Même si elle n’était pas aussi forte que l’année dernière, la pluie s’est encore invitée pour le défilé. Nous devions faire une démonstration sur le parvis de l’église Saint-Louis, mais nous avons dû nous réfugier dans l’église avant même les premières notes de musiques.

Puis nous avons rejoint le défilé, en accélérant un peu le pas vers la fin. Heureusement, le spectacle de clôture a eu lieu comme prévu sur la terrasse du Palais des Congrès. Le public était bien là, profitant jusqu’au bout de ce week-end.

Monsieur le Maire avait pour l’occasion une tenue d’époque, réalisée par Anne de La Fabrique du Hanneton. Un travail magnifique. Bravo Anne !

Et pour nous, c’était un bonheur de vivre ce moment au milieu des danseurs et des différentes associations.

Fête Napoléon III - 2019 - Vichy


En avant pour le quadrille

Le dimanche soir, c’est le traditionnel bal multi-époque.

Nous sommes restés au Second Empire, impatients de pouvoir danser quelques quadrilles et de participer aux danses de démonstration tout au long de la soirée.
Alors, pas de photos du bal cette année, mais vous pourrez voir ou revoir quelques vidéos sur l’article de l’an dernier.

A l’année prochaine !

Cette année, c’est au bras de Jean-François que j’ai pu me promener au temps du Second Empire. On s’est vraiment pris au jeu tous les deux et on a aimé l’ambiance si particulière tout au long du week-end.
Nous allons ranger nos crinolines, redingote et haut de forme…jusqu’à l’année prochaine.

Sanssat, le village qui fait le show !

La Comédie musicale de Sanssat
Par défaut

La spécialité de Sanssat, c’est la comédie musicale. Étonnant pour un village d’environ 300 habitants ! Pourtant, depuis plus de 20 ans, Sanssat vous donne rendez-vous chaque été pour quatre représentations d’une comédie musicale choisie parmi les succès de Broadway.
Pour 2019, ces passionnés préparent un nouveau spectacle haut en couleurs : « Sur un air de Priscilla Folle du Désert ». Une répétition générale avait lieu le 14 avril dernier, sur la place du village.

Plus de 20 ans de spectacles

C’est en 1998 que l’idée folle de monter une vraie comédie musicale de Broadway, en plein air dans un petit village de l’Allier est née.

Le premier spectacle, monté au théâtre du village était « Les Misérables ».
Le Sanssatois Eric Prissette (musicien, artificier, …) était dans la salle ce soir-là, et il a proposé de faire le même spectacle en extérieur.
L’Association ASCM (Association Sanssatoise de Comédie Musicale) a vu le jour et un courrier a été envoyé à tous les habitants pour leur présenter le projet. Plus de 80 personnes ont répondu « présents » et des équipes ont été constituées : costumes, acteurs, décors.

Sur le site de l’association, vous pourrez retrouvez les spectacles proposés au fil des années (un nouveau spectacle tous les deux ans), et les informations sur le prochain en préparation.

Vous pouvez même réserver vos places en ligne !

Sur un air de "Priscilla folle du désert", la comédie musicale de Sanssat - 2019

L’énergie de tout un village

David Ramus, le metteur en scène, (également acteur, chanteur, danseur) les entraîne avec lui dans de longs mois de répétitions et de travail dans l’ombre. Il faut 18 mois pour monter un nouveau spectacle.

La centaine de bénévoles, grands et petits, jeunes et anciens, s’investit totalement dans ce projet pharaonique.
Tous les corps de métiers sont représentés et chacun apporte ses compétences pour traduire les chansons, réaliser les décors, les costumes, les maquillages et toutes les petites choses que l’on n’imagine pas quand on est spectateur.

Ils font tout de A à Z : chorégraphies, enregistrements, décors, costumes. Toute cette belle énergie, toutes ces journées de travail, ces soirées de répétition, donnent un spectacle de qualité professionnelle : son, lumière, chant et orchestre en live.
Tous les spectateurs sont emballés par leur prestation !

Nous n’avons pas encore eu la chance d’assister à un spectacle à Sanssat (4 représentations par an seulement), mais je fais confiance à ma copine ABC Delphine qui vous en parle sur son blog.

Répétition générale

Nous avons pu assister à la répétition générale, sur la place du village dimanche dernier. Accueillis par Angie, qui s’occupe de la communication, nous avons même pu voir les coulisses et découvrir l’envers du décor.

Quand nous sommes arrivés, David, Damien et Antoine étaient au maquillage depuis une heure et demi. Leur transformation était presque terminée, grâce à Iness, Fiona et Clarisse, les maquilleuses venues rejoindre la troupe pour ce nouveau spectacle.

Tout le monde venait voir le résultat et prendre des photos. Dans la salle des fêtes, c’était l’effervescence. On répétait quelques pas de danse, pendant que les couturières et les habilleuses vérifiaient les costumes. On prenait du retard et il fallait encore faire les photos pour l’affiche. Les coulisses d’un show quoi !

Pour nous, c’était génial de pouvoir assister à ces moments. On pouvait aller et venir et prendre des photos et nous en avons bien profité.

Nous avons surtout pu sentir l’énergie et la bonne humeur de toutes ces personnes réunies pour réaliser ensemble un vrai spectacle.
Les trois acteurs principaux, avec leurs maquillages, leurs énormes coiffes en fleurs et leurs costumes incroyables se sont rapidement retrouvés face à une foule de paparazzi (dont nous faisions partie).


Dehors, les musiciens étaient prêts et après quelques essais de micros et de son, la répétition a commencé.

Tous les costumes ne sont pas encore terminés, et le décor est encore dans l’atelier (ils construisent le bus !), la scène était représentée par des chaises. Mais pour le reste, c’était dans les conditions du spectacle, avec les changements de costumes, le chant et la musique en live.


Nous nous sommes éclipsés à la fin du premier acte, les laissant répéter sans doute jusqu’à pas d’heure. Presque une semaine après, nous parlons encore de la formidable énergie de ce village. On ira voir le spectacle cet été et on vous conseille vivement de faire de même.

Et on voulait dire un grand bravo à tous ces bénévoles !
Que ce soit les acteurs et danseurs qui seront bientôt sous les projecteurs, ou les petites mains qui travaillent dans l’ombre, tous se donnent sans compter pour que tout soit parfait le jour J.

On est fan de Sanssat !

Plus d’informations

Sur le site Sanssat Comédie Musicale vous trouverez toutes les infos sur les spectacles (les coulisses, le casting, la revue de presse). Suivez-les également sur leur page Facebook pour ne rien manquer de leur actu.

Sur un Air de Priscilla Folle du Désert
4 représentations à Sanssat, les 28, 29 juin et 5, 6 juillet 2019.

[ Théâtre ] Le Jeu de l’amour et du hasard à l’Opéra de Vichy

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy
Par défaut

Je le dis souvent, la programmation de l’Opéra de Vichy propose des spectacles variés et de qualité. Vendredi soir, c’est une pièce de Marivaux, à la mise en scène très sobre de Catherine Hiegel et dans un décor typique du XVIIIe siècle, qui a régalé le public venu nombreux pour le dernier spectacle théâtral de cette saison 2018/2019.

Une pièce classique et des élèves heureux d’être là

En arrivant à l’Opéra, je me suis retrouvée entourée d’élèves venus en classes entières.
On les reconnaissait facilement, car ils s’étaient mis sur leur 31 pour l’occasion. Il étaient même environ 200 ce soir-là, collégiens et lycéens, qui avaient étudié la pièce avec leurs professeurs, avant de venir voir le spectacle.
L’association AOVi, les Amis de l’Opéra de Vichy, les aident en leur offrant les places et le transport.

Pour moi, les souvenirs de mes cours de français étaient bien loin, mais j’étais heureuse de découvrir le beau décor de jardin. Une violoncelliste était déjà en scène et jouait pendant que le public s’installait.

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy

Quel beau spectacle et quels acteurs ! J’espère avoir d’autres occasions de voir des pièces du répertoire pour les prochaines saisons.

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy

A la fin de la représentation, les comédiens sont venus à la rencontre du public. Un moment d’échange toujours très apprécié par les spectateurs qui peuvent poser des questions aux artistes, pendant que, de leur côté du rideau, on démonte déjà le beau décor.

"Le jeu de l'amour et du hasard" à l'Opéra de Vichy

Le programme d’été sera dévoilé prochainement et j’ai hâte de savoir ce qu’il nous réserve !

La fête Napoléon III, ça se prépare !

Préparation de la fête Napoléon III à Vichy en 2019
Par défaut

L’année dernière, je vous racontais mon week-end à la Cour Impériale : trois jours intenses au milieu des crinolines et des redingotes. Ce matin, j’ai vu rue de Paris les premiers oriflammes annonçant que la fête approche !

Une expérience inoubliable

Avec l’association A la Cour Impériale, j’ai vécu l’année dernière ma première fête Napoléon III.
J’avais prévu de louer une robe pour l’occasion, mais grâce aux doigts de fée de Carole Jacot, j’avais ma propre robe de jour, que j’ai hâte de revêtir à nouveau pour me promener dans le Parc des Sources, et vous accueillir sur notre stand.

Au Diner de l’Empereur, Claire Fonteneau m’avait prêté une jolie jupe colorée et pour le bal, j’ai pu revêtir une robe créée par Émilie Guérach, de l’association Promenons-nous dans l’histoire.
Comment ne pas souhaiter avoir ma propre robe pour le bal après cela ? Mais je ne sais pas coudre…

Au Diner de l’Empereur et au Bal, les danseurs de Carnet de Bal nous ont éblouis. Les animations proposées m’ont permis de faire quelques pas sur la piste, mais impossible de danser les quadrilles et autres polkas : j’étais trop débutante.

Fête Napoléon III 2018 - Vichy

Objectifs 2019

Après ces trois jours inoubliables, j’avais de nouveaux objectifs pour 2019 :
– avoir ma propre robe de bal, (et pourquoi pas la coudre moi-même),
– pouvoir faire quelques pas de valse,
– savoir danser le Quadrille Français, le Quadrille des Lanciers, la Polka Lyonnaise et la Franco Russe.

Pas simple comme programme quand on ne sait pas coudre et que l’on a jamais dansé !

Mais la motivation est là, et à Vichy, on peut tout faire.

Ma robe de bal

Ma petite machine à coudre n’a pas encore beaucoup servi, mais je pense qu’on sera rapidement très copines toutes les deux.

Préparation de la fête Napoléon III à Vichy en 2019

Pour apprendre à l’utiliser et acquérir les bases de la couture, indispensables avant de se lancer dans la confection d’une robe de bal du Second Empire, c’est à La Fabrique du Hanneton que j’ai trouvé des cours de couture.

Un premier cours, niveau débutante, m’a permis de créer un chemisier.

Anne sait expliquer chaque étape, nous montrer les bons gestes ; et elle est d’une patience d’ange pour répondre à nos questions et s’assurer que l’on a compris.
J’ai largement dépassé le temps prévu de 4 heures pour le chemisier, mais Anne m’a aidé jusqu’au bout pour que je le termine.

Ensuite, j’ai participé à un stage le temps d’un week-end, pour réaliser le corsage de base de ma robe (impossible de faire aussi la jupe et les décorations en seulement deux jours). Il faut encore l’agrémenter de dentelles ou de rubans, mais le plus technique est fait.
Il faut aussi que je fasse la jupe, mais Anne nous a tout expliqué et je sais que je peux compter sur ses conseils en cas de problème.

Quelques pas de valse

Depuis septembre, tous les lundis, nous apprenons les danses de salon.
Pour les débutants complets que nous sommes, ce n’est pas toujours simple mais ça nous plait.
En plus, cette année, nous serons prêt pour le festival musette !

Le quadrille

Préparation de la fête Napoléon III à Vichy en 2019

A la Cour Impériale, on s’entraîne dure toute l’année pour apprendre différents quadrilles, polkas et autres danses du second empire.

Deux soirs par semaine, on répète encore et encore, et toujours dans la bonne humeur.

Il reste encore du travail, mais la préparation fait aussi un peu partie de la fête.
En tout cas, on est tous très impatients de se retrouver, le temps d’un week-end, au second empire.

Plus d’informations

Vichy fêtera Napoléon III les 26, 27 et 28 avril 2019.

Retrouvez le programme complet sur le site Vichy Destinations.

Venez visiter le Boudoir de Rosa et rencontrer les membres de l’association A la Cour Impériale.

Bonne fête Napoléon III à tous !

[ Ballet ] Marie-Antoinette à l’Opéra de Vichy

Ballet "Marie-Antoinette" à l'Opéra de Vichy
Par défaut

L’Opéra de Vichy accueillait ce week-end « Marie Antoinette », ballet chorégraphié par Thierry Malandain, et donné en coréalisation avec le théâtre de Cusset. J’ai vu ce magnifique spectacle cet après-midi et j’ai vraiment aimé.

La vie de la dernière reine de France à Versailles

Pendant que le public s’installait, le tonnerre grondait dans la salle de l’Opéra. Ce fond sonore étonnant par ce dimanche tranquille à Vichy, évoquait en fait l’orage de ce 16 mai 1770, qui avait entrainer l’annulation du feu d’artifice prévu pour célébrer les noces du Dauphin Louis-Auguste et de l’archiduchesse Marie-Antoinette.

La nouvelle création du Malandain Ballet Biarritz évoque la vie de la dernière reine de France, de son arrivée à Versailles à sa fin tragique.
Le spectacle commence avec le banquet de ce jour de 1770 et les convives réunis autour de la table, représentée par un grand cadre.

Les tableaux étaient tous très beaux, évoquant différents moments de la vie de Marie-Antoinette à Versailles. Juste avant sa fin tragique, ce n’est plus le grondement du tonnerre qui résonnait, mais celui du peuple en colère, et on avait l’impression que la foule était dans les couloirs de l’Opéra, prête à faire irruption dans la salle.

Dès le premier tableau, et tout au long du ballet, la grâce et l’harmonie étaient là. La chorégraphie mêlant avec bonheur danse classique, contemporaine et traditionnelle, le superbe décor et les magnifiques costumes de Jorge Gallardo et la musique baroque de Haydn, j’ai tout aimé dans ce spectacle !

Un moment d’échange avec le public

Après la représentation, comme c’est le cas régulièrement à Vichy, le chorégraphe Thierry Malandain et les danseurs sont venus retrouver le public, resté nombreux pour poser des questions aux artistes.

Ils nous ont parlé du processus de création et du parcours de danseur et tout le monde a apprécié ce moment d’échange, pour terminer en beauté ce dimanche à Vichy.

Demandez le programme !

L’Opéra de Vichy propose désormais le programme de ses spectacles à télécharger.

« Le retour d’Ulysse dans sa patrie » à l’Opéra de Vichy

"Le retour d'Ulysse dans sa patrie" à l'Opéra de Vichy
Par défaut

Passer le dimanche après-midi à l’Opéra, j’adore…même si le soleil donnait envie de se promener dans les parcs hier. Fan de marionnettes, j’attendais avec impatience d’assister au Retour d’Ulysse dans sa patrie, dans cette interprétation proposée par l’Opéra de Lyon. Et je ne l’ai pas regretté !

Quand on arrive dans la salle, les musiciens sont déjà installés et accordent leurs beaux instruments baroques .

"Le Retour d'Ulysse dans sa patrie" à l'Opéra de Vichy

Le décor est un amphithéâtre en bois, comme on en voit sur certains tableaux montrant des cours de dissection. A l’époque où Monteverdi a écrit cet opéra, on découvrait l’intérieur du corps humain.
La projection de vidéos tout au long du spectacle montre aussi des images médicales.

William Kentridge, dans une version condensée de l’opéra de Monteverdi, nous amène au chevet d’Ulysse, sur le point de mourir et qui se souvient de son retour auprès de celle qu’il aime.

Chanteurs et marionnettistes en harmonie

La particularité de cette production de l’Opéra de Lyon, en partenariat avec la Maison de la danse de Lyon et l’Opéra de Vichy, c’est la présence des marionnettes de la Handspring Puppet Company.

Portées par les marionnettistes, les marionnettes sont aussi animées par les chanteurs, dans un même mouvement. On a l’impression qu’ils ne font qu’un et les marionnettes prennent vie sous nos yeux. Elles sont magnifiques et j’aurais aimé les voir de plus près.

Une fois de plus, je ne peux que saluer la programmation de l’Opéra de Vichy qui propose des spectacles variés. Dommage que la séance du dimanche après-midi n’attire pas les foules. Mais il devait y avoir plus de spectateurs samedi soir et le talent des artistes a été salué par une standing ovation amplement méritée.

Prochain spectacle pour moi, le ballet Marie-Antoinette. Encore un beau dimanche en perspective !

De Vesse…à Bellerive, un musée d’art et traditions populaires

Musée "De Vesse...à Bellerive"
Par défaut

Savez-vous qu’à Bellerive se trouve en musée qui retrace l’histoire, la vie et l’évolution de la ville ? Injustement méconnu, ce petit musée va devoir fermé ses portes prochainement car le local qui l’abrite va être détruit. Pourtant, les bénévoles qui font vivre ce lieu souhaitent le voir renaitre au plus vite.

Quand Bellerive s’appelait Vesse

De Vesse…à Bellerive, car la ville a changé de nom le 23 janvier 1903. Pourtant, son histoire remonte bien plus loin puisque la rive gauche de l’Allier est habitée depuis l’époque Gallo-romaine.

A l’origine de ce musée, quelques instituteurs de l’école voisine qui ont préservé les objets d’une autre époque. Au fil du temps, les objets deviennent de plus en plus nombreux, et l’idée d’un musée pour les exposer se concrétise en 1989. Il prend place dans les préfabriqués délaissés par le Collège.

Les collections s’organisent en différents thèmes, présentant la vie, l’habitat, l’artisanat, les costumes, les mœurs et l’éducation, de la fin du XIXème au début du XXIème siècle, dans la bourgade de Vesse devenue la ville de Bellerive.

Dans l’ombre de Vichy

Mais Bellerive est restée dans l’ombre de la Reine des Villes d’Eaux.
Sa fonction était de nourrir Vichy ; la « Ferme Modèle des Penaix » de Vesse (devenue médiathèque) fournissait tout le lait nécessaire aux hôpitaux et hôtels de Vichy et les maraichers alimentaient les épiceries et les marchés.

Pourtant, Bellerive a une vraie histoire, qui mérite tout autant d’être racontée.

Un lieu à découvrir, des bénévoles pour le faire vivre

En passant d’une salle à une autre, on a l’impression d’explorer le grenier de Grand-Maman. Certains objets nous rappellent des souvenirs d’enfance, d’autres sont un mystère. J’ai plusieurs fois donné ma langue au chat avant de découvrir leur utilité, grâce aux deux bénévoles qui nous ont reçus et guidés au milieu de cette multitude d’objets, tous classés et mis en scène.

J’ai beaucoup aimé pouvoir progresser au milieu de ces ambiances reconstituées pour présenter les métiers d’autrefois, les objets du quotidiens, bref, la vie de nos grands-parents ou arrière-grands-parents.
C’est tellement plus agréable que de les voir à travers une vitre !

Ce musée était un vrai lieu de vie, en accueillant aussi des expositions temporaires, et des conférences variées proposées tous les deux mois environ. La dernière a eu lieu le 16 mars dernier.

Quel avenir pour ces collections ?

Bref, je vous invite à découvrir cet étonnant musée avant que tous ces trésors ne rejoignent les cartons où ils vont être stockés dans quelques semaines. Espérons qu’ils trouvent très vite un nouvel écrin pour que le public puisse encore les voir.

Car malgré le soutien des différents élus, alors que la destruction du local approche à grand pas, aucune solution concrète n’existe actuellement.

Plus d’informations

Le musée est ouvert le samedi de 15h à 18h (ou sur rendez-vous).

Musée « De Vesse…à Bellerive »
Centre communal d’animation
Rue Jean Macé
03700 Bellerive-sur-Allier
Téléphone :  04 70 32 15 29

Parce qu’ici ça pétille !

Par défaut

Mais que fait donc cette petite fille avec cet énorme chou ?
Va-t-elle le cuisiner pour la soupe de ce soir ? L’a-t-elle cultivé avec amour en vue d’un concours agricole ?
En tout cas, pour un tel résultat, nul doute qu’il a été arrosé avec de l’eau de Vichy…

Inspiré du tableau La petite fille au chou de Firmin Baes (1903)

[ expo ] Rétrospective Paul Devaux

Rétrospective Paul Devaux à Vichy - 2019
Par défaut

Le 69e Salon de l’Académie du Vernet vient d’ouvrir ses portes avec une rétrospective consacrée à l’un de ses membres fondateurs, Paul Devaux.
Jusqu’au 14 avril, venez admirer l’œuvre de ce « tailleur d’images », qui a aussi pratiqué le dessin à la plume, l’aquarelle, le pastel.

Rétrospective Paul Devaux à Vichy - 2019

Quand j’ai vu l’affiche annonçant l’expo, j’ai sauté de joie.
Si le livre édité par la SHAVE est dans ma bibliothèque depuis quelques temps, je n’avais jamais eu la possibilité de voir « en vrai » ses magnifiques bois gravés.
C’est donc sans attendre que je suis allée visiter cette exposition que je vous recommande vivement.

Le « tailleur d’images »

Le Tailleur d’images c’est ainsi que se définissait ce graveur autodidacte, devenu éditeur pour diffuser son œuvre.
Il a aussi été illustrateur de presse, créateur de la revue L’Élan et fondateur de l’agence de publicité Primo.
Cet homme aux milles facettes a exercé son art dans des domaines aussi variés que l’affiche, les plaquettes pour le Syndicat d’initiative de Vichy, les commandes privées pour des ex-libris ou les illustrations pour les boites de bonbons Moinet (dont j’ignorais qu’elles étaient signées Paul Devaux).

Quel plaisir d’admirer ses bois gravés, et la jolie écriture de l’artiste !
On peut aussi y voir le travail de préparation et les croquis préalables, à l’aquarelle ou à la plume, des essais de tirages annotés et les matrices (une par couleur imprimée).

Si Paul Devaux a publié ses propres livres, il a aussi illustré de nombreux écrivains, pour une couverture ou un ouvrage entier.

Un régal pour les yeux

Cette exposition permet d’admirer le travail de Paul Devaux. On peut rester un moment à observer chaque trait si justement tracé, ou plutôt gravé.
Dans les grandes affiches, ou les minuscules gravures, l’équilibre et l’harmonie sont là, dans un style unique, à la fois traditionnel et tellement moderne. Que c’est beau !

Je sais déjà que j’y retournerai de temps en temps, pour revoir encore et encore toutes ces belles images. L’exposition ne dure qu’un mois, il faut en profiter.
Et en plus c’est gratuit…

Plus d’informations

Exposition jusqu’au 14 avril 2019, au Centre Culturel de Vichy, 20 rue du Maréchal Foch.
Du mardi au dimanche, de 14h30 à 18h.
Entrée libre.


Le site internet de l’Académie du Vernet.

Un pas de plus vers vous dans l’Allier

Un pas vers vous dans l'Allier
Par défaut

A l’eau de Vichy vous a déjà parlé de ce beau projet.
Un pas vers vous dans l’Allier, documentaire fiction sur l’Allier, ses villages et ses habitants, vient de franchir une nouvelle étape.

La fin des tournages

Le projet un peu fou de Christopher Tourneur, lancé il y a environ deux ans, a bien grandi.
Ils étaient deux au départ (Christopher et Marie Julien, co-scénaristes), puis trois, avec Stéfan Colomb, le pro de l’équipe pour la caméra, la production et la post-production… Et ce sont maintenant 350 personnes, passionnées par leur territoire et engagées à 200%, qui se sont investies sans compter.
Ils constituent une petite troupe de bénévoles qui doit savoir tout faire. C’est un travail collectif pour un résultat professionnel, et dans quelques mois, un long métrage diffusé dans les salles de cinéma, et dans d’autres lieux de la région.

Samedi soir à Charroux, « le noyau dur » était réuni pour fêter la fin prochaine des tournages et rencontrer les médias.

J’ai eu le plaisir, entre autres, de discuter avec Michel, qui interprète l’arbre de la sagesse. Avec sa femme Marie-Josée, il a suivi le projet depuis le début. Tous les deux avaient des étoiles dans les yeux en me parlant de cette expérience : la création des costumes, le tournage près des Hêtres Tortueux.

D’ailleurs, tous les regards pétillaient quand les acteurs, techniciens ou bénévoles nous racontaient cette aventure. On sentait une belle énergie commune, un lien particulier qui les unissait à présent.

Un docu fiction sur l’Allier et ses trésors

Un groupe de journalistes parisiens est « condamné » à descendre dans l’Allier pour faire un documentaire. Petit à petit, ils vont prendre goût à l’Allier, à travers les différentes rencontres qu’ils vont faire.
Voici, résumé en quelques lignes, le scénario de ce long métrage pas comme les autres.

L’idée de Christopher en écrivant l’histoire, c’est de montrer les richesses de notre département, à travers son patrimoine bien sûr, et ses sites naturels, mais aussi de ses habitants, avec des portraits qui mettent en valeur la jeunesse et le bénévolat.
Le côté ludique et l’humour ne sont pas oubliés, avec le décalage entre les journalistes parisiens et les Bourbonnais qui vont croiser leur chemin. Tout un programme !

Avec ce film, Christopher souhaite que les gens de l’Allier se réapproprient leur territoire, et qu’ils découvrent ce qu’il s’y passe, parfois tout près de chez eux. Il veut aussi donner envie aux autres de venir visiter notre belle région.

En quelques chiffres

1 an de tournage
6 mois de montage
sortie prévue fin 2019

En savoir plus

Le site Un pas vers vous dans l’Allier
La chaine Youtube
La page Facebook