Quelle chance de pouvoir aller régulièrement voir des spectacles dans ce lieu d’exception ! Pendant les saluts, j’essaie de faire une photo, pour garder un souvenir du décor, des acteurs, de l’ambiance. Pour avoir une petite trace de l’émotion du moment.
Voici donc en images, le résumé de mon hiver à l’Opéra de Vichy.
Quelle programmation variée et de qualité ! Je me régale chaque fois et j’ai hâte que la saison d’été commence. Encore un peu de patience…le premier spectacle aura lieu le 1er juillet !
Assister à un spectacle à l’Opéra de Vichy est toujours un moment agréable. Mais imaginez qu’on vous donne la possibilité de suivre le processus de création et de rencontrer toutes les personnes qui œuvrent ensemble (parfois dans l’ombre) jusqu’au lever de rideau. Imaginez enfin être sur scène, sous les projecteurs et devant un vrai public. Cette aventure incroyable, les élèves de 5 établissements scolaires de la région la vivent depuis plusieurs mois dans le cadre du projet « Des Ailes et d’Opéra ».
Un projet ambitieux pour une création de A à Z
Initié par Vichy Culture en partenariat avec l’Éducation Nationale et l’AOVi, ce projet intitulé Des Ailes et d’Opéra se concrétisera le 14 mai 2023 par un spectacle à l’Opéra de Vichy, « Les 2 Léo, un tour de passe-passe ».
Une vraie création sur-mesure
Cet opéra jazz a été conçu spécialement pour ce projet : livret, musique, scénographie, costumes, mise en scène et décors. Des professionnels ont accompagné les enfants pendant des mois pour créer avec eux un spectacle unique, avec une histoire imaginée autour des thèmes qui leur parlent.
Le Lycée Albert Londres a également participé activement avec la construction des décors. 3 mois de travail pour 78 élèves et 9 professeurs de la filière bois menuiserie et agencement qui sont aussi venus assurer la pose à l’Opéra. Pour eux, c’était un projet particulier avec des exigences spécifiques pour la réalisation car un décor de théâtre doit être léger.
Certains élèves seront même présents pendant le spectacle pour l’animation et le déplacements des décors. Un rôle important car les transitions entre les scènes sont très rapides et les placements doivent être précis et se faire dans le noir.
Les élèves en Esthétique & Coiffure de l’École Fournier de Vichy ont répondu présent pour maquiller les petits artistes comme des pros avant la générale et la représentation de dimanche. Pour spectacle parfait dans les moindres détails !
Découvrir la culture et ses métiers
En pause pendant la crise sanitaire, les activités prévues avec les 5 établissements scolaires participants ont pu reprendre en janvier 2022. Des rencontres avec des artistes et des créateurs (scénographe, costumier, metteur en scène…) et les visites de l’Opéra de Vichy, du CNCS et du Musée de l’Opéra de Vichy ont permis aux élèves de découvrir les différents aspects du monde du spectacle vivant. Des ateliers chants et corporels ont complété cette première étape d’un projet ambitieux : la création de A à Z d’un opéra jazz.
Au cœur des répétitions
Depuis le début de l’année, les classes se retrouvent pour une journée de répétition par mois, dirigée par Guillaume Nozach, le metteur en scène et Raphaël Bancou, le compositeur.
Au côté des membres de l’association des Amis de l’Opéra de Vichy, partenaire du projet, je me suis glissée en coulisses et j’en ai profité pour faire des photos et quelques croquis.
Du CP à la 3e, des plus timides aux chanteurs-nés
Au total, ils seront plus d’une centaine sur scène, venus des écoles primaires Jean-Zay de Molles et Jacques Laurent de Vichy et des collèges Constantin Weyer de Cusset, Jules Ferry de Vichy et Jean-Baptiste Desfilhes de Bellenaves.
Du CP à la 3e, pas toujours simple pour Guillaume et Raphaël qui mènent les répétitions. Il faut aussi faire avec la motivation et la timidité de certains, alors que d’autres au contraire sont tout de suite à l’aise et volontaires pour quelques répliques en plus. Guillaume et Raphaël savent qu’une petite partie des enfants restera timide jusqu’au bout. Cela fait partie du jeu pour un projet collectif qui engage des classes entières, et pas seulement de petits artistes en herbe qui pratiquent déjà le chant ou la danse. Ils leur rappellent régulièrement l’importance de jouer le jeu aussi pour les copains.
Dans l’ensemble, au fil des mois et des répétitions, le projet devient de plus en plus concret et les enfants s’investissent de plus en plus. Et puis, participer avec les copains, c’est motivant. Ces journées sont très intenses. Il faut répéter les chansons et les chorégraphies, apprendre où et comment se placer les uns par rapport aux autres, comment entrer et sortir de scène, toujours en respectant le rythme de la musique et les consignes de mise en scène.
Recommencer, encourager avec patience et bonne humeur et garder l’attention des jeunes jusqu’au bout est un exercice difficile que Guillaume et Raphaël maîtrisent parfaitement.
Petit à petit, les enfants acquièrent de nouvelles connaissances comme les mots du théâtre (Savez-vous où se trouve le côté cour ? Eux oui !) et des habitudes (ils doivent savoir à quel groupe ils appartiennent car les classes seront mélangées). Ils apprennent comment se placer, comment entrer et sortir de scène au bon moment et en rythme.
Pendant les premiers mois de répétitions, à l’Opéra au au Centre Culturel, les solistes ne sont pas encore présents et ce sont les enseignants qui prennent parfois leur place pour travailler certaines scènes. J’ai pu échanger avec certains d’entre eux et c’est une aventure formidable pour leurs élèves. Ils les voient évoluer au cours des mois, les découvrent dans un environnement différent de l’école. Ils prennent des photos et des vidéos pour garder des souvenirs et guident au mieux les plus petits depuis les coulisses.
En mai, pour la dernière ligne droite, tous les élèves sont enfin réunis sur la scène de l’Opéra, au milieu des décors réalisés par la section menuiserie du Lycée technologique Albert Londres. Les solistes et un petit orchestre de jazz les ont rejoints. Et ça change tout d’être accompagné par de vrais musiciens et des chanteurs professionnels ! Encore quelques réglages du son et des lumières et tout sera prêt pour la générale…
Un casting professionnel pour tous les acteurs du projet
Si le but de ce projet est d’amener les jeunes vers l’opéra et ses métiers, le résultat sera bel et bien un opéra jazz, fruit du travail de toute une équipe de professionnels. Librettiste, compositeur, scénographe, metteur en scène et artistes lyriques ont été choisis pour créer de toutes pièces ce spectacle.
Pour Morgan L’Hostis, Axel Sassus Bourda, Marion Préïté et Loaï Rahman qui incarnent les personnages de cette histoire, les répétitions ont vraiment commencé en mars et ils ont rencontré leurs petits partenaires pour la première fois fin avril.
Ces artistes professionnels ont un vrai challenge vocal à relever dans Les 2 Léo, en particulier Morgan et Axel qui jouent Léonie et Léonard (qui se retrouvent dans la peau de l’autre). Des rôles exigeants pour une histoire qui leur offre aussi de beaux duos plein d’émotion. Ce projet pédagogique est nouveau pour eux. Être concentrer sur son rôle tout en répondant aux interrogations des enfants n’est pas toujours simple. Pour les scolaires, ils sont une référence, un guide pour le rythme et la gestuelle. Un rôle supplémentaire qu’ils assurent avec bienveillance et gentillesse tout au long des répétitions.
Sur le plateau, il règne une ambiance vraiment agréable et tous restent très disponibles pendant les pauses pour échanger quelques mots ou poser pour une photo.
De l’école à l’opéra
Des premiers pas un peu timides sur la scène de l’Opéra de Vichy en janvier à la répétition du final avec les solistes et l’orchestre quelques jours avant le lever de rideau, l’évolution est incroyable. La joie fait pétiller les yeux et les sourires ne trompent pas : le pari est réussi !
La générale a eu lieu vendredi après-midi devant un public de scolaires. Il devait y avoir du trac dans les loges un peu avant 14h, mais tous ont assuré leur rôle avec une belle énergie. Un grand bravo à tous les artistes et à tous ceux qui ont permis à ce projet de voir le jour.
Ne manquez surtout pas la représentation des 2 Léo. Un spectacle à voir en famille le dimanche 14 mai à 15h.
Les 2 Léo, un tour de passe-passe
L’histoire
Léonard et Léonie sont dans la même classe. Ils se détestent depuis que le papa de Léonard est parti avec la maman de Léonie. Léonard a décidé que Léonie allait en baver, et il ne cesse de demander à ses potes de l’aider à faire subir à la jeune fille toutes sortes d’humiliations. Mais le jour de la photo de classe, alors qu’ils sont placés côte-à-côte et qu’ils se disputent, le flash de l’appareil photo les projette dans le corps l’un de l’autre. Maintenant c’est Léonard (dans le corps de Léonie) qui se fait violenter par ses meilleurs potes. Et Léonie (dans le corps de Léonard) qui mène le jeu.
Par téléphone au 04 70 30 50 30 du mardi au samedi de 9h à 12h
A la billetterie – 15, rue Maréchal Foch à Vichy – Du mardi au vendredi de 13h à 18h et le samedi de 9h à 12h.
Distribution
Une centaine d’élèves sur scène, des écoles primaires de Molles, Jacques Laurent à Vichy et les collégiens de Constantin Weyer de Cusset, Jules Ferry de Vichy et Jean-Baptiste Desfilhes de Bellenaves.
Morgan L’Hostis : Léonie Axel Sassus Bourda : Léonard Marion Préïté : Madame Lenoir, Madame Tessier, Rosa Loaï Rahman : Valentin, Monsieur Tessier
Un orchestre composé de 8 de musiciens de la région (Clermont-Ferrand / Vichy…)
Équipe artistique
Raphaël Bancou : musique Nicolas Engel : livret Guillaume Nozach : mise en scène Casilda Desazars : scénographie, créatrice costumes Marie Ducatez : lumières Marie-Hélène Dubois-Forges et Clarisse Triniac : cheffes de chœur
Découvrir le magnifique écrin art nouveau de l’Opéra de Vichy de manière ludique, voilà le pari (réussi) de la visite scénarisée « Fausse note » et de l’Escape Game « Le Maître chanteur ». Deux visites très sympas à partager en famille.
« Fausse note », la visite de l’Opéra de Vichy en audio augmentée
Cette expérience immersive vous fait vivre les dernières heures avant la représentation de « Salomé », dirigée par son compositeur Richard Strauss à Vichy le 4 septembre 1935.
Dans le casque, les sons en 3D vous plongent dans l’effervescence des derniers réglages avant le lever de rideau. Vous êtes journaliste pour le Bourbonnais Républicain et en compagnie de l’attachée de presse, vous allez croiser de nombreux personnages et découvrir les métiers de la scène, les anecdotes et superstitions du monde du spectacle, et même rencontrer le compositeur Richard Strauss en personne !
Mais tout ne semble pas se passer comme prévu… Jalousies et rancœurs vont-elles compromettre la représentation ? Le suspens grandit au fil du parcours qui nous conduit de point audio en point audio jusqu’au second balcon. Une belle occasion d’admirer la salle sous différents angles. On se laisse guider par les voix, tout se déclenche automatiquement quand on approche des panneaux. Cela permet aussi de suivre la visite à son rythme, on peut faire une pause entre deux étapes, au son d’une petite musique qui vous accompagnera sans doute encore un peu après la visite.
Mais alors, qui veut saboter la représentation ? Et pourquoi ? Les principaux suspects sont au nombre de trois et vous devrez choisir à la fin qui est le coupable. Saurez-vous le démasquer ?
Sauvez la saison de l’Opéra de Vichy avec l’Escape Game « Le Maître chanteur »
Les groupes de 2 à 7 personnes peuvent se lancer dans une mission délicate : sauver l’Opéra de Vichy.
L’heure est grave ! Alors que tout était prêt, la prochaine saison est menacée ! Seule solution : retrouver un panneau peint par Louis Contessa pour le décor d’Aïda et qui y serait caché depuis plus de 120 ans.
Votre équipe n’aura qu’une heure pour résoudre des énigmes, casser des codes et trouver des indices pour progresser jusqu’à la solution finale. Vous aurez pour vous aider un sac digne de Mary Poppins contenant des objets qui vous seront très utiles, et même toutes les clés de l’Opéra !
Une tablette vous guidera et vous donnera les énigmes au fur et à mesure. Elle vous préviendra aussi quand le temps filera trop vite et pourra vous donner des indices si vous êtes bloqués. N’étant pas habitués des Escape Games, nous avons apprécié ces petits coups de pouces pour avancer. C’est une bonne idée qui permet aux joueurs de tous les niveaux de profiter pleinement de l’expérience.
On se prend vite au jeu et la pression monte au fur et à mesure que le temps passe. Si vous croisez des personnes qui semblent chercher nerveusement sous les fauteuils ou qui scrutent le plafond d’une drôle de manière, pas d’inquiétude, ils essaient juste de sauver l’Opéra de Vichy !
A la fin de la partie, toujours sur la tablette, un petit résumé des éléments importants de l’histoire de l’Opéra permet de se rappeler de tout ce qu’on a vu (et appris) dans la frénésie du jeu et d’admirer encore un peu la salle.
Prêts à tenter l’aventure ?
Avec « Fausse Note » et « Le Maître chanteur », ce sont deux manières vraiment originales de visiter ce lieu que j’aime tant ! Que vous connaissiez l’endroit par cœur ou que vous veniez pour la première fois, vous passerez un très bon moment, entre jeu et culture.
En 2022, le Musée de l’Opéra de Vichy fête à la fois ses 20 ans et le centenaire de la naissance du flûtiste Jean-Pierre Rampal avec sa nouvelle exposition à voir jusqu’au 27 novembre.
Vichy capitale d’été de la musique
Opéras, ballets, concerts ou music-hall, de mai à octobre, Vichy devient la Capitale d’été de la musique et dès l’ouverture du Casino en 1865, l’établissement accueille un orchestre constitué de grands musiciens reconnus mais aussi de jeunes solistes, venus de Paris ou d’autres régions pour la saison d’été.
Denis Verroust, le commissaire de l’exposition, et Fabien Noble, le directeur du Musée de l’Opéra de Vichy, mettent ainsi à l’honneur les instrumentistes de l’orchestre et nous plongent dans l’exceptionnelle vie musicale de Vichy de la Belle Époque aux années 60.
Jean-Pierre Rampal et les solistes à l’honneur
Le flûtiste Jean-Pierre Rampal a débuté comme soliste à Vichy et fut l’un des plus emblématiques virtuoses de l’Orchestre du Grand Casino de Vichy. Mais il ne fut pas le seul et l’exposition, qui lui est en grande partie consacrée en cette année du centenaire de sa naissance, présente également d’autres grands solistes venus jouer à Vichy au fil des années.
Vichy sera marquant pour Jean-Pierre Rampal, qui y sera soliste pendant 7 ans, tant au niveau professionnel que personnel. Les musiciens qui se retrouvent l’été et jouent ensemble nouent en effet des relations très fortes qui donnent lieu à de nombreuses collaborations artistiques. Jean-Pierre Rampal y rencontre également Françoise Bacqueyrisse, la fille de la harpiste, qu’il épousera en 1947.
Leurs séjours étaient ponctués de grands moments festifs comme le traditionnel Gala de l’Orchestre organisé chaque année à partir de 1946.
Ambiance de vacances en coulisses
J’ai appris dans cette exposition que la plupart de ces musiciens logeaient dans le Quartier de France. Dans leurs archives familiales, Vichy tient d’ailleurs une place très importante !
Quand je feuillette nos vieux albums-photos, j’ai l’impression que mon père et ses amis n’ont vécu qu’à Vichy…
Jean-Claude Tavernier mars 2022
Archives, photographies et documents inédits témoignent de l’effervescence des étés à Vichy, de la diversité des spectacles mais aussi de la vie des musiciens de l’orchestre qui passaient ensemble et avec leurs familles plusieurs mois à Vichy, entre travail et loisirs.
Exposition jusqu’au 27 novembre 2021. Du mardi au dimanche, de 14h à 18h (sauf jours fériés).
Autour de l’expo
8 juillet : concert à l’Opéra de Vichy – « L’art de la flûte » 18 juillet : concert typique de la Belle Epoque par l’Orchestre d’Harmonie de Vichy au kiosque de l’Hôpital 17 septembre : Journées Euopéennes du Patrimoine – concert du Quintet du Conservatoire dans l’expo
L’Opéra de Vichy ouvrait ses portes samedi pour l’édition 2022 de « Tous à l’Opéra ». Si cette année je n’ai pas pu y passer la journée entière, j’étais parmi les premiers visiteurs dès l’ouverture des portes pour décrocher le précieux sésame : le ticket pour la visite des cintres !
Attention au vertige !
Les cintres culminent à 22 mètres au-dessus de la scène. Nous n’étions pas tout en haut, mais la vision du groupe en visite juste en-dessous pouvait quand même donner le vertige. Heureusement, seule la magie du lieu m’a fait tourner la tête.
Guidés par Christine Gresillon, la secrétaire de régie, nous avons découvert le métier de cintrier, qui demande force et précision. Les décors et les lumières sont accrochés à des perches qui doivent être équilibrées par des contrepoids que l’on voit de chaque côté de la scène. Il faut aussi faire monter ou descendre les éléments pendant la représentation en respectant précisément les timings de la mise en scène. Et tout ça en douceur pour que le public profite du spectacle sans se douter une seconde du travail en coulisses !
Déambulation libre dans l’Opéra
Après la visite, je suis redescendue en suivant le parcours libre qui permet de voir les différents étages, la salle de répétition et les loges. J’ai la chance de connaitre ce lieu magique mais je ne me lasse pas de m’y promener. Et bien sûr, je n’ai pas manqué d’admirer la salle depuis la scène où les visites guidées sur les métiers de régisseur, de la lumière ou du son s’enchainaient toute la matinée.
Animations et spectacles
Cette année encore, la journée était ponctuée d’animations, comme l’escape game « Le Maitre Chanteur », des initiations au maquillage de scène ou des lectures musicales par la Médiathèque, et elle s’est achevée avec deux spectacles proposés par des enfants.
Dans la salle des pas perdus, les visiteurs pouvaient aussi visiter les stands de l’AOVi, du Musée de l’Opéra de Vichy et de la lutherie Boudet et échanger avec des passionnés d’opéra et de musique.
Tous à l’Opéra 2022 a rassemblé un public nombreux venu profiter de l’Opéra de Vichy. L’accueil et l’organisation était une fois encore au top !
La saison estivale de l’Opéra de Vichy nous réserve toujours des surprises avec des déambulations dans le Parc des Sources ou au bord de l’Allier. Pour le dernier spectacle en plein air de l’été, les spectateurs, installés dans des canoës, ont remonté l’Allier pour retrouver les musiciens de la « fanfare buissonnière » La Chips sur des plages forcément musicales.
Nous avions rendez-vous au Club d’Aviron où une dizaine de canoës nous attendaient et nous nous sommes installés pendant que les musiciens de La Chips commençaient à jouer. Il était bien sûr possible de les écouter depuis la terre ferme pour ceux qui n’avaient pas le pied marin.
Martin Kubich, le directeur de l’Opéra menait notre petit groupe au fil de l’eau. C’est un coin de l’Allier que je ne connaissais pas, et en quelques coups de pagaie, j’ai totalement oublié que j’étais à Vichy en train d’assister à un spectacle.
Un peu plus loin, nous avons entendu de la musique. La fanfare était là pour une nouvelle pause musicale. Les embarcations se sont tournées vers la berge pour quelques morceaux joyeux. On était bien !
Les musiciens sont repartis et nous avons repris le fil de l’eau, « jusqu’à la pleine mer » nous a dit Martin. Nous n’avons heureusement pas ramé aussi loin et avons fait une dernière escale sur une petite plage où les musiciens nous attendaient les pieds dans l’eau.
J’imagine la surprise des baigneurs qui étaient tranquillement installés au soleil et qui ont vu arriver la fanfare, puis tous ces canoës ! Ils ont apprécié le spectacle autant que nous avant de retrouver le calme de leur plage.
Il était déjà l’heure de rentrer, tranquillement, aidé par le courant, jusqu’à notre point de départ. Nous avons retrouvé la terre ferme et La Chips, toujours en musique !
Les quatre musiciens se sont installés dans des canoës, le temps d’une photo et de quelques notes de musiques bien sûr !
Merci à Bellerive Kayak, qui nous ont aidés à nous installer dans les canoës et prodigué quelques conseils bien utiles. Vous pouvez les retrouver sur leur page Facebook.
Nous l’attendions avec impatience cette Fête Napoléon III ! Après l’annulation en 2020, l’édition 2021 s’est déroulée avec un programme allégé mais sous le soleil.
On ressort les crinolines et les hauts-de-forme
C’était notre troisième participation à cet événement incontournable de la saison vichyssoise. Nous avons retrouver avec bonheur nos amis de l’association A la Cour Impériale avec qui nous apprenons à danser à la mode du Second Empire. Avec le COVID, les répétitions ont été impossibles pendant de longs mois et c’est chacun de notre côté que nous avons travaillé. Cette année, nous faisions partie des cinq groupes venus de toute la France pour animer ce week-end, en se promenant dans la ville et en dansant au kiosque de l’Hôpital et à l’Opéra. Un week-end intense que nous ne sommes pas près d’oublier.
Concert d’ouverture en présence du couple impérial
C’est à l’Opéra que se déroulait le traditionnel concert d’ouverture de Chamlumière. Nous étions là pour accueillir le public puis nous avons pu assister au spectacle.
Eugénie est venue s’installer dans l’une des loges d’avant-scène aux cris de « Vive l’Impératrice ! » Napoléon III est arrivé un peu plus tard dans l’autre loge. Quand la Valse de l’Impératrice, dédiée à Eugénie a commencé, ils se sont rejoints devant la scène pour quelques pas de danse devant le public ravi.
Chamlumière a donné un magnifique spectacle, enchainant les airs emblématiques de l’époque avec Bizet, Offenbach, Schubert, Berlioz, Brahms ou Strauss. Les spectateurs, heureux, ont ensuite quitté l’Opéra, salués à la sortie par notre groupe. Rendez-vous dès le lendemain matin pour continuer la fête.
Danses au kiosque
Cette année, les principales animations se passaient au kiosque à musique du Fer à Cheval, où les groupes se succédaient pour présenter leurs danses.
Les spectateurs ont pu applaudir tout au long de la journée de samedi et le dimanche matin les danseurs de A la Cour Impériale, Le Ballet Impérial, Carnet de Bals, Bourges XIXe et Temps de Danses. Différentes chorégraphies étaient présentées au cours de sessions d’une demi-heure. Quadrilles, polka ou valses se sont enchainées, faisant virevolter les jolies robes et dévoilant parfois les dessous des crinolines.
Spectacles équestres, balades, visites guidées et thé de l’Empereur
Si le Parc des Sources n’accueillait pas cette années les stands présentant les différents aspects de la vie au Second Empire, il était le lieu privilégié de balades avec ombrelles, et on pouvait même y croiser Napoléon III en personne.
Devant le Palais des Congrès, on assistait à des démonstrations de dressage par le Domaine Équestre des Puys et à la leçon d’équitation de Mademoiselle de Vallereuil par le maître écuyer Duplessis, proposé par la Cavalerie du Lys.
L’office du Tourisme proposait aussi de nombreuses visites guidées tout au long du week-end, et les calèches allaient bon train, mélangeant les voyageurs du XXIe siècle et du Second Empire pour une promenade insolite le long des parcs.
Les chalets ont eu beaucoup de succès pour les séances photos, tout comme les bancs sous les grands arbres, permettant de se reposer un peu à l’ombre. A l’écart des voitures et de la ville, on était vraiment au Second Empire !
Les petites filles regardaient les dames dans leurs belles robes avec des yeux tout ronds, et s’approchaient, un peu timides, pour demander une photo.
Il y avait aussi le Thé de l’Empereur sous la marquise du Palais des Congrès, mais nous n’avons pas eu le temps d’en profiter, nous avions réservé pour le grand spectacle musical et dansé à l’Opéra.
Tous en scène
Le dimanche après-midi, tous les danseurs se retrouvaient pour le spectacle de clôture. La Garde Impériale de Dijon était là aussi.
Impossible de remplir la salle de l’Opéra avec la jauge limitée, et deux séances ont été programmées, gratuites mais sur réservation. Les deux horaires affichaient très vite complets, mais nous avions nos places. Dans une loge au premier balcon, c’était parfait pour admirer le spectacle, et voir nos copains danser sur la scène. Le Quadrille Français final était impressionnant vu le nombre de danseurs !
Puis nous avons filé nous préparer car nous étions au programme de la seconde séance, avec une Romany Polka.
Nous avons découvert le stress de l’attente en coulisses (où nous avons pu voir les autres danses sous un angle différent), avant de nous lancer avec nos amis de A la Cour Impériale. Un peu plus détendus, nous avons rejoint tous les danseurs pour le Quadrille Français final que nous ne sommes pas près d’oublier.
L’édition 2021 de la Fête Napoléon III de Vichy s’est terminée dans une polka endiablée. On croise les doigts pour retrouver un programme complet en 2022. Nous serons en tout cas au rendez-vous pour notre quatrième fête !
Dans l’écrin du Petit Théâtre Impérial, les rangées de chaises aux coussins rouges n’attendent plus que les spectateurs et sur la scène on prépare la nouvelle pièce dans un décor tout neuf.
J’ai rencontré Olivier Lejeune et Sylvain Beltran Lamy à la fin de leur répétition, et savouré la chance de ce moment partagé dans les coulisses du théâtre. C’est d’ailleurs le thème de « Rideau ! » qui sera jouée mi-juin pour la première fois.
Un rêve d’auteur et de comédien
Olivier Lejeune, acteur et auteur infatigable bien connu du public, est déjà venu plusieurs fois au Petit Théâtre Impérial, comme l’été dernier pour « La p’tite cure des chansonniers » avec Philippe Chevalier, Thierry Rocher et Pierre Douglas.
Sylvain Beltran Lamy rêvait de jouer et travailler avec lui. Mais comment proposer à un comédien au planning bien rempli, qui interprète parfois plusieurs pièces en même temps dans des salles de mille places, de venir jouer dans au Petit Théâtre Impérial ?
Pourtant l’envie était là, et quand tout s’est arrêté pour cause de COVID, Sylvain Beltran Lamy s’est lancé dans l’écriture de cette pièce. Un rôle sur-mesure pour Olivier Lejeune qui a accepté d’endosser le costume de l’auteur Charles Andréas face à un directeur de théâtre totalement dépassé. Tout oppose ces deux personnages qui vont s’affronter, jusqu’à un événement majeur qui va bouleverser leur vie.
Impossible d’en savoir plus. Il faudra patienter jusqu’au 16 juin pour découvrir cette comédie qui va divertir et étonner le public.
« Le secret, c’est de s’amuser »
Depuis quelques semaines, les deux compères répètent et commencent à trouver leurs marques. Il y a une vraie complicité entre ces deux-là qui assurent ensemble la mise en scène, une admiration mutuelle aussi.
Olivier Lejeune a aimé l’histoire, la finesse des enchainements et son incroyable rebondissement (dont je n’ai vraiment rien pu savoir !) tout autant que l’écriture de Sylvain Beltran Lamy, à mi-chemin entre le classique et le très moderne. Le rythme, le ton et la musique des mots sont très important pour lui.
On sent qu’ils s’amusent ensemble, comme deux gamins à la bonne humeur communicative. Ils m’ont offert un grand moment de rire quand ils ont posé pour quelques photos et j’ai hâte de découvrir « Rideau ! », le 16 juin prochain.
Un grand merci à Sylvain Beltran Lamy et Olivier Lejeune pour m’avoir laisser soulever un coin du rideau avant qu’il ne se lève à nouveau sur la scène du Petit Théâtre Impérial de Vichy.
Pour plus d’informations
« Rideau ! » Les 16 et 17 juin à 16h et 20h30.
Petit Théâtre impérial 12 rue Source-de-l’Hôpital 03200 Vichy. Réservations au 04.70.31.31.31 ou sur le site Internet www.newspti.fr.
Même si elle doit encore patienter pour accueillir du public, la Villa Marguerite ne renonce pas pour autant à sa programmation et organise un e-concert pour la Saint-Valentin. Et à Vichy, Sylvain et Fleur Mino savent qu’ils peuvent compter sur leurs partenaires pour les suivre dans leurs aventures. Gourmands et amoureux, ils ont pensé à vous !
Un concert à suivre en direct sur internet
Le 14 février à 18h, vous pourrez assister en ligne au concert de la soprano Anne-Marine Suire, accompagnée au piano par Emmanuel Christien.
Le programme de ce récital « Mots d’Amour » fera la part belle à la musique romantique française avec des mélodies de Gabriel Fauré, Charles Gounod, Maurice Ravel ou Reynaldo Hahn…
Ces délicieux petits chocolats noirs intenses ont été imaginés spécialement pour cet événement. Sylvain Mino a proposé l’idée de ces gourmandises à Élisabeth Michaille, de la célèbre Maison Moinet. Des petits cœurs en chocolat qui devaient pouvoir être envoyés par la poste, puisqu’ils seraient glissés dans la pochette offerte avec la réservation. Défi relevé avec « les Petits Béguins de Marguerite », qui sont également disponibles dans les boutiques Moinet.
C’est un bien joli nom pour ces chocolats, qui rendent aussi hommage à la grand-mère d’Élisabeth Michaille qui s’appelait Marguerite.
Une nouvelle toile de Benoit-Basset
L’artiste Benoit-Basset suit depuis quelques temps les aventures de la Villa Marguerite, qui expose ses toiles aux thèmes différents selon les saisons (le Père-Noël en décembre, les couples pour fêter l’amour). Elle a aussi peint le portrait de Cacatois XXII pour la vidéo annonçant l’opérette « L’île de Tulipatan ».
C’est le détail d’un de ces tableaux qui illustre l’affiche du concert, et une toute nouvelle toile, qui parle d’amour et de gourmandise qui a été spécialement créée pour l’occasion.
Vous pourrez l’admirer cette semaine dans la vitrine de la boutique Moinet, rue Georges Clemenceau, avant qu’elle ne rejoigne la Villa Marguerite dimanche pour le concert.
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A Vichy, les initiatives ne manquent pas et c’est formidable de voir comment les différents acteurs de la ville sont toujours prêts à s’associer pour faire naître de beaux projets.
Et en attendant de retrouver le plaisir des spectacles « en vrai », profitez sur votre canapé d’un concert en direct de la Villa Marguerite. Une idée originale pour célébrer la Saint-Valentin !
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« Mots d’Amour » | Concert en ligne
Dimanche 14 février 2021 à 18h avec Anne-Marine Suire, soprano, et Emmanuel Christien, Piano.
Tarif : 15€ avec une pochette cadeau offerte (tarif couple: 25€).
Je vous ai déjà parlé de la Villa Marguerite et de Fleur et Sylvain Mino. Leur jolie maison accueille des artistes pour de formidables soirées. Ils ont aussi l’art et la manière de proposer des expériences originales à ceux qui les suivent. C’est ainsi que je me suis retrouvée un dimanche de septembre sur le tournage de « Viens à Tulipatan ! »
Un film pour annoncer le spectacle
Initialement programmée en mai 2020, « L’île de Tulipatan » n’a pas pu avoir lieu en raison du premier confinement. Les deux représentations de cette opérette d’Offenbach sont reportées en 2021, le samedi 15 mai à 20h et le dimanche 16 mai à 15h.
Le tournage de la vidéo annonçant l’événement, prévu en mars, a aussi été décalé et a pu se faire il y a quelques semaines.
Les figurants avaient rendez-vous à l’Aletti Palace. Le dress-code : tenue de cocktail. Des fauteuils bien alignés et des objets hétéroclites constituaient le décor de la scène qui allait être tournée ce jour-là (d’autres scènes étaient déjà enregistrées).
Une vente aux enchères exceptionnelle à l’Aletti
Dans son propre rôle, Maitre Étienne Laurent, de Vichy Enchères allait mener sous nos yeux une vente exceptionnelle, et les prix allaient s’envoler et atteindre des records, en particulier pour le portrait de Cacatois XXII, peint par Benoit-Basset.
Essais de cadrage, répétitions, les prises se sont enchainées dans la bonne humeur, sous le regard et les conseils de JB Mino qui a réalisé le film.
A la fin de la journée, nous n’en savions pas beaucoup plus sur l’histoire et nous sommes repartis encore plus impatients de voir le résultat final.
Quel plaisir de pouvoir voir les coulisses. C’était vraiment chouette de participer à cette aventure et je suis déjà volontaire pour un prochain tournage avec La Villa Marguerite.
Le film
En attendant de pouvoir assister au spectacle, voici le film qui vient juste d’être dévoilé. Un film plein d’humour dans une ambiance pétillante, que je retrouve à chacune de mes visites à la Villa Marguerite !